Actualités

Les vrais combats du quotidien

Par Ahmed Farrah2 min de lecture
Les vrais combats du quotidien
Résumé IA

L'auteur dénonce le détournement de l'attention publique vers le contrôle des comportements privés, notamment vestimentaires, au détriment des véritables fléaux comme la violence urbaine, le trafic de drogue et la corruption.

La dégradation du cadre de vie — déchets, absence d'espaces verts, occupation anarchique de l'espace public — reflète un laisser-aller institutionnel qui mine la confiance citoyenne et freine le développement.

Une société progresse en luttant contre l'injustice, l'incivisme et toutes les formes de violence, non en surveillant les consciences et les apparences.

L

Publié par

Le Quotidien d'Oran

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Les véritables défis sont ailleurs : dans la lutte contre la violence 

urbaine, le vol, les cambriolages, le trafic de stupéfiants qui détruit 

l’avenir de nombreux jeunes, mais aussi dans le combat contre les 

fléaux plus silencieux qui affaiblissent le pays.

La corruption, la bureaucratie paralysante, le travail bâclé, 

l’absentéisme dans les administrations, le manque de responsabilité 

et le laisser-aller quotidien sont autant de problèmes qui minent la 

confiance des citoyens et freinent le développement.

À cela s’ajoute une dégradation visible du cadre de vie : des rues et 

des espaces naturels envahis par les déchets, des canettes 

abandonnées au bord des routes et dans les forêts, des cages 

d’escaliers délaissées, des cités sans espaces verts, sans arbres ni 

trottoirs dignes de ce nom. Un environnement propre et agréable 

n’est pas un luxe : c’est un signe de respect envers soi-même et 

envers la collectivité.

Il faut également s’attaquer à l’occupation anarchique de l’espace 

public, aux marchés sauvages, aux commerces qui s’étendent sans 

contrôle sur les trottoirs et empêchent les citoyens de circuler 

librement.

Pendant ce temps, certains se donnent le rôle de gardiens 

autoproclamés de la morale, mais choisissent de focaliser leurs 

discours sur les femmes, leur tenue vestimentaire, une mèche de 

cheveux ou les habitudes personnelles de ceux qui ne fréquentent 

pas les lieux de culte. Cette obsession du contrôle des 

comportements privés détourne l’attention des vrais enjeux qui 

exigent courage, responsabilité et action collective.

Une société avance lorsqu’elle combat l’injustice, la corruption, 

l’incivisme et toutes les formes de violence. Elle ne progresse pas 

lorsqu’elle se perd dans la surveillance des consciences et des 

apparences.

Voir sur le site source