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Si la langue javanaise…

Par Abdou BENABBOU2 min de lecture
Si la langue javanaise…
Résumé IA

En Algérie, un énième débat stérile sur les langues détourne l'attention des vrais enjeux de développement national.

L'auteur argue que la langue doit être un outil de progrès et non un marqueur identitaire, citant le javanais ou le chinois comme exemples potentiels.

Les racines culturelles algériennes étant solidement ancrées, la priorité devrait être de renforcer le véhicule capable de mener la nation vers le bonheur.

La confrontation d'idéologies rigides nuit à l'efficacité collective, alors que la réussite des peuples repose sur la poursuite d'intérêts communs.

L

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Le Quotidien d'Oran

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Chaque groupe social avance ses vérités selon ses visions et ses 

convictions pour s’imposer. Depuis toujours, la perception du 

monde et de l’existence n’a pas souvent acquis une unanimité de 

compréhension pour que les sociétés demeurent en permanence à la 

recherche de l’entente et de la cordialité pour que chacun vive en 

paix. Cela est valable pour une famille, une cité, un quartier ou un 

pays.

Alors les débats aux puérils contours idéologiques s’introduisent 

dans de larges brèches pour que la négation des contradicteurs 

s’élargisse au détriment de l’efficacité et la rentabilité si nécessaires 

à toute la nation. 

La réussite des peuples et leur avancée dans le progrès ne sont dues 

d’abord qu’à leur faculté d’avoir su se passer de la confrontation des 

convictions rigides pour ne s’en tenir seulement qu’à fructifier leurs 

intérêts communs. 

En Algérie, un inutile débat a encore une fois ressurgi autour des 

langues, pour que chaque détenteur d’une vérité tente de l’imposer. 

Le fond du sujet a cédé de nouveau sa prépondérance à un 

accessoire déjà désuet. On en est à nouveau à qui de telle ou telle 

langue doit avoir la primeur pour redorer les profils sans 

approfondir sérieusement le débat. 

La langue tend à être un habit de séance plutôt qu’une clé pour 

forcer les portes du progrès. La langue javanaise ou chinoise, si elle 

peut s’avérer un sésame pour le développement national, elle doit 

être la bienvenue. 

Toute autre considération serait futile si les racines culturelles 

nationales sont préservées.

Le défi n’est pas tant dans la recherche de l’identité commune 

puisqu’elle est connue et ancrée mais dans l’aiguisement et le 

renforcement d’un véhicule capable de transporter une nation vers le 

bonheur et le progrès.

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