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Contribution / Lutte contre le terrorisme routier : Enrichir la loi n°26-09

Par R. A.3 min de lecture
Contribution / Lutte contre le terrorisme routier : Enrichir la loi n°26-09
Résumé IA

Le chercheur en accidentologie Smail Boulbina préconise d'enrichir la loi 26-09 de mai 2026 par des recommandations issues d'assises nationales sur la sécurité routière.

Il cite 26 976 accidents, 3 838 morts et 37 020 blessés en 2023, soulignant que le bilan réel est sous-estimé car les handicapés à vie ne sont pas comptabilisés.

Parmi ses mesures figurent tribunaux spécialisés, statistiques sur 30 jours, écoles de conduite, caméras embarquées, zéro alcool, responsabilité des propriétaires, carnets de santé, second chauffeur pour longs trajets, limiteurs à 100 km/h, saisie des véhicules et stations de pesage.

Il affirme qu'une application rigoureuse de ces mesures pourrait réduire de moitié morts, blessés graves et handicapés en un an.

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El Watan

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Par Dr Smail Boulbina(*)

Pour mesurer la gravité des accidents routiers, il faudrait revenir à l’année dernière. 26 976 accidents ont été enregistrés causant le décès à 3  838 personnes et 37 020 blessés. Mais ces chiffres sont loin de refléter la terrible réalité, car les statistiques ne comptabilisent en général que les morts sur place ou exceptionnellement les blessés décédés les jours suivant l’accident. Les rescapés finissent souvent handicapés à vie.

Mais l’accident n’est pas un destin (mektoub), il a une étiologie, un diagnostic, une prévention et un traitement de fond. Il est possible de réduire de 50% en une année, le nombre de morts, de blessés graves et d’handicapés, si on applique des mesures pratiques, immédiates et non coûteuses que nous préconisons depuis 44 ans (1982).

Il faut saluer la promulgation de la Loi n° 26-09 du 12 mai 2026 (JO n°36 du 17 mai 2026), qu’il serait intéressant d’enrichir par l’apport de recommandations lors d’Assises de la sécurité routière à organiser avant la fin de l’année, qui impliquera plusieurs organismes, en émettant quelques préconisations parmi lesquelles, -la création de tribunaux spécialisés de la route.

  • Rendre obligatoire la règle des 30 jours pour établir les statistiques réels de morts et de blessés par la fiche- navette qui doit accompagner tout mort ou blessé entre les services de sécurité et l’hôpital ou le domicile de la victime.
  • Création d’écoles de formation professionnelle à la conduite avec circuit autonome.
  • L’obligation d’instaurer des caméras fixées sur le conducteur et sur la route.
  • Le stricte respect des places limitées. – Alcoolémie tolérance zéro.
  • Rendre pénalement responsable tout propriétaire d’un bus ou camion responsable d’accident dû au mauvais entretien et équipement défectueux.
  • Interdire tout emploi non déclaré de conducteur de bus ou de camion.
    – L’instauration d’un carnet de santé et des tests cliniques.
  • Rendre obligatoire un 2 e chauffeur pour les distances de plus 600 km avec l’institution d’un ordre de mission délivré par la Sogral – Le contrôle des bus par des inspecteurs des transports terrestres de façon inopinée.
  • Brider les transports à une vitesse ne dépassant pas les 100 km/heure.
  • Confiscation et destruction de tout véhicule auteur d’accident mortel.

– Généraliser les stations de pesage des camions et leur contrôle de la charge. S. B.


*Chercheur en Accidentologie routière depuis 1982. Fondateur de l’Association SOS Nejda, organisatrice de 3 séminaires nationaux sur la prévention et la sécurité routière (1987-1997-2007). Auteur du  »Rapport au président de la République sur l’accidentologie routière’’ (2007).

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