Les rencontres africaines–méditerranéennes de la pensée institutionnalisées : Le nouveau grand rendez-vous de l’agenda culturel national

Le décret publié au Journal officiel n° 53 pérennise les Rencontres africaines-méditerranéennes de la pensée en festival international inscrit à l'agenda culturel national.
Né d'une première édition consacrée à saint Augustin, l'événement vise à faire de l'Algérie un pivot du dialogue intellectuel entre l'Afrique et la Méditerranée.
Une formule itinérante fera escale chaque année dans une nouvelle wilaya pour démocratiser l'accès à cette réflexion collective.
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C’est désormais officiel : les Rencontres africaines-méditerranéennes de la pensée sont pérennisées. La parution du décret portant création de ce Festival international au Journal officiel (n° 53) intègre définitivement cet événement parmi les rendez-vous culturels nationaux de l’Algérie.
Cette mesure vient couronner la démarche engagée par le ministère de la Culture, qui s’est investi pour faire de la culture un véritable moteur de sens, un levier de dialogue et un pont pour faire revivre l’héritage civilisationnel partagé par les peuples, précise-t-on. Dans un communique de presse, le département de Mme Bendouda rappelle que la genèse de ce projet s’est structurée au cœur d’un premier pôle de réflexion : les Rencontres africaines-méditerranéennes de la pensée, inaugurées sous le thème explicite de «Saint Augustin… une révélation algérienne, africaine et méditerranéenne».
Cette dynamique conceptuelle est désormais pleinement officialisée par la promulgation du décret portant sa création. Le succès de ces rencontres, portées par un niveau scientifique d’excellence et des débats de fond, a légitimé le passage à un modèle institutionnel pérenne.
Cette transition garantit désormais au projet la stabilité et le rythme nécessaires à son déploiement futur. «Le Festival s’appuie sur une conviction forte : l’espace africain-méditerranéen n’est pas qu’une simple frontière sur une carte, mais une véritable communauté historique forgée par des siècles d’échanges culturels», souligne le communiqué. Et de préciser que l’Algérie, s’appuyant sur le «rôle rassembleur» inscrit dans son histoire, «possède toute la légitimité pour devenir le pivot de ce dialogue et une tribune essentielle face aux interrogations contemporaines et futures de l’humanité».
En choisissant une formule itinérante, qui fera escale chaque année dans une nouvelle wilaya, le ministère de la Culture affirme son ambition de «démocratiser» cet événement. L’objectif est clair : étendre le rayonnement et les bénéfices de cette manifestation à l’ensemble du territoire national. «Cette démarche vise à connecter directement la pensée aux réalités sociales, en la transformant en une dynamique culturelle active, enrichie par les spécificités de chaque région.
Cette initiative matérialise la feuille de route du ministère de la Culture et des Arts, résolument engagé dans le déploiement d’événements phares capables de générer un impact intellectuel profond et durable», insiste-t-on. Pour le ministère, cette orientation «positionne la culture comme la pierre angulaire de l’éveil des consciences, tout en érigeant la réflexion intellectuelle en vecteur essentiel du rayonnement de l’Algérie, tant à l’échelle africaine et méditerranéenne qu’au niveau international».
Nacima Chabani
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