Économie

Blé : l’Algérie achète 720.000 tonnes à 289-290 $/t

Par Ali Idir4 min de lecture
Blé : l’Algérie achète 720.000 tonnes à 289-290 $/t
Résumé IA

L'Algérie a lancé un nouvel appel d'offres pour l'achat d'environ 720 000 tonnes de blé tendre à 289-290 dollars la tonne, un prix en hausse par rapport aux achats précédents.

L'OAIC prévoit une livraison en trois périodes entre mi-septembre et fin octobre, avec la Roumanie et la Bulgarie comme fournisseurs privilégiés malgré l'origine facultative autorisée.

Le blé russe, moins cher, a été écarté en raison des risques liés aux attaques contre les ports et au transport maritime en mer Noire.

Malgré une récolte record attendue de 5 millions de tonnes de céréales, l'Algérie reste dépendante des importations pour le blé tendre, sa production locale étant concentrée sur le dur et l'orge.

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Pour sécuriser ses stocks, l’Algérie, qui s’attend à une récolte record de 5 millions de tonnes de céréales cette année, multiplie les achats de blé tendre sur les marchés internationaux, alors que la production locale devrait couvrir les besoins en blé dur.

L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), l’organisme public qui gère les importations de céréales, a lancé mercredi 5 août un appel d’offres pour l’acquisition d’une importante quantité de blé meunier, estimée entre 540 000 et 720 000 tonnes.

Le volume final n’a pas été confirmé mais l’agence Reuters rapporte que la plupart des négociants l’estiment à environ 720.000 tonnes.

Citant les acteurs du marché, la même source indique que le prix du blé à acquérir dans le cadre de cette opération est “nettement supérieur” à celui de l’appel d’offres précédent. Le prix est estimé à 289-290 dollars la tonne alors que les 800.000 tonnes acquises en juin dernier ont coûté environ 264-265 dollars la tonne.

Les négociants s’attendent à ce que la Roumanie et la Bulgarie soient les principaux fournisseurs dans le cadre de ce nouvel appel d’offres algérien bien que celui-ci autorise le blé d’origine facultative, précise Reuters. Selon la même source, du blé russe a également été proposé à un prix inférieur, mais a suscité peu d’intérêt à cause des inquiétudes des acheteurs quant à l’impact des récentes attaques contre les ports russes et sur le transport maritime commercial.

Pourquoi l’Algérie importe encore du blé tendre malgré une récolte record de céréales attendue

Dans l’appel d’offres, il est indiqué que le blé doit être expédié en trois périodes de livraison entre le 15 septembre et le 31 octobre, précisant que les fournisseurs d’Amérique du Sud, d’Inde et d’Australie sont tenus d’expédier les cargaisons un mois plus tôt.

L’OAIC avait lancé un appel d’offres en juin pour l’acquisition de 800 000 tonnes de blé et un autre début mai portant sur 670 000 mai. Depuis le début de l’année 2026, le pays a importé environ 3 millions de tonnes de blé.

L’Algérie a amélioré ses performances en matière de production de blé dur mais demeure dépendante des importations pour le blé tendre. Une production record de 5 millions de tonnes de céréales est attendue à l’issue de la campagne de moisson 2026 qui est toujours en cours, selon le ministre de l’Intérieur et des Transports Saïd Sayoud, mais l’Algérie produit principalement du blé dur et de l’orge.

Le secrétaire général du Conseil national interprofessionnel de la filière des céréales (CNIFC), Abdelghani Benali, a indiqué à Echorouk que la production attendue pourrait s’élever à environ 2,4 millions de quintaux de blé dur et 9 millions de quintaux d’orge.

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