Visa étudiant au Canada : les nouvelles règles qui vont tout changer

Le Canada a durci les contrôles financiers pour les visas étudiants le 24 juillet 2026, exigeant désormais l'évaluation systématique de la provenance des fonds et six mois de relevés bancaires au lieu de quatre.
Les agents peuvent réclamer des documents supplémentaires, la liste des preuves acceptées intègre les revenus de pension et locatifs mais retire le chèque bancaire convertible, tandis que le montant requis reste fixé à 22 895 dollars canadiens pour un demandeur seul hors Québec.
Ces mesures s'inscrivent dans une réforme migratoire plus large après qu'un rapport du Vérificateur général a révélé 153 000 étudiants potentiellement non conformes en 2023-2024, le ministère ne pouvant enquêter que sur 2 000 dossiers par an.
Les arrivées d'étudiants internationaux ont chuté de 70 % entre janvier et mai 2026 par rapport à 2024, soit 225 335 étudiants de moins, dans la foulée du plafonnement des visas et de nouvelles vérifications sur les tests de langue.
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Le Canada a renforcé les contrôles financiers pour l'obtention du visa étudiant et modifié les documents exigés des candidats. Ces changements interviennent dans un contexte de réforme du système d'immigration et de baisse du nombre d'étudiants internationaux. Les nouvelles directives, publiées sur le site du gouvernement, précisent les conditions à remplir par les demandeurs.
Le ministère de l'Immigration canadien a mis à jour, le 24 juillet 2026, les instructions données à ses agents pour l'évaluation des demandes de permis d'études. Ce document, publié sur le site du gouvernement canadien, impose aux agents d'examiner le montant et la provenance des fonds des candidats. La nouvelle version précise que « dans tous les cas, la source des fonds doit être évaluée ». La mention précédente, qui suggérait d'approfondir les vérifications uniquement « dans certains environnements à très haut risque », a été supprimée.
Les agents peuvent désormais exiger des documents financiers et professionnels supplémentaires pour tout dossier. Le texte indique que l'examen et la vérification de ces documents « peuvent être nécessaires pour s'assurer que seuls les étudiants authentiques, capables de subvenir à leurs besoins pendant toute la durée de leur programme d'études, se voient accorder un permis d'études ». Le pouvoir discrétionnaire des agents s'exerce en fonction « des faits de la demande », et non plus « sur la base de l'incidence connue des candidats indigents et non authentiques ».
Des exigences documentaires plus strictes
Pour la preuve de fonds, les nouvelles instructions recommandent six mois de relevés bancaires, y compris le mois précédant le dépôt de la demande. La version précédente exigeait simplement les quatre derniers mois. Dans le cas des renouvellements de permis, le montant des fonds doit être évalué sur la base de la première année suivant la prolongation, rapporte Courrier International.
La liste des exemples de documents financiers a été modifiée. Deux nouveaux exemples ont été ajoutés : les revenus de pension et les revenus locatifs. L'exemple du chèque bancaire convertible en dollars canadiens, qui figurait dans la version précédente, a été retiré.
Le montant requis et le contexte des réformes
Les montants requis pour l'obtention d'un permis d'études n'ont pas été modifiés. Pour un demandeur seul, sans membres de sa famille, étudiant hors du Québec dans le cadre du programme standard, le montant exigé est de 22 895 dollars canadiens, en plus des frais de scolarité et des frais de transport. Ce montant est généralement augmenté chaque année en fonction de l'évolution du coût de la vie au Canada.
Ces nouvelles directives s'inscrivent dans un contexte de surveillance accrue du système d'immigration. Un rapport publié le 23 mars 2026 par le Vérificateur général du Canada a révélé que le ministère de l'Immigration avait identifié plus de 153 000 étudiants étrangers potentiellement non conformes pour les années 2023 et 2024, mais ne disposait des fonds nécessaires pour enquêter que sur 2 000 cas par an. Le 26 mars 2026, le gouvernement fédéral a adopté une réforme autorisant le Conseil privé à rejeter en masse les demandes et à annuler en masse des documents d'immigration.
L'impact sur les étudiants internationaux
Le nombre d'étudiants internationaux arrivant au Canada a connu une baisse significative. Sur la période de janvier à mai 2026, les arrivées ont diminué de 70 % par rapport à la même période en 2024, soit une réduction de 225 335 étudiants. Cette baisse fait suite aux restrictions imposées l'an dernier par Ottawa, notamment le plafonnement des demandes de visa pour 2026.
En juin 2026, le ministère de l'Immigration a publié de nouvelles instructions aux agents pour l'évaluation des résultats aux tests de langue, incluant des vérifications supplémentaires telles que le recoupement des photographies. Ces mesures, combinées aux nouvelles règles financières, modifient les conditions d'admission des étudiants étrangers au Canada.