Ville de Chlef : Afflux nocturne des famillessur les espaces existants

Par Ahmed Yechkour•5 min de lecture
Brifa
Ville de Chlef : Afflux nocturne des famillessur les espaces existants
Résumé IA

La canicule pousse les habitants de Chlef, l'une des villes les plus chaudes du nord algérien, à investir massivement les espaces verts et l'esplanade de la Solidarité dès la tombée de la nuit.

Un parc de loisirs de 25 hectares doté d'un lac et d'un théâtre de verdure, achevé depuis 2012 à Haï Nasr, reste fermé en raison d'un contentieux lié au statut forestier du terrain.

La ville ne compte que neuf piscines pour 1,4 million d'habitants, tandis que l'animation culturelle estivale demeure insuffisante malgré la multiplication des équipements culturels.

Les riverains réclament l'aménagement des berges de l'oued Cheliff pour créer un grand espace de promenade et contribuer à la dépollution du cours d'eau.

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Considérée comme l’une des villes les plus chaudes du nord du pays, Chlef s’anime jusqu’à tard le soir en été, surtout en cette période caniculaire marquée par des pics records de température.

En effet, les fortes chaleurs de la journée poussent la population, du moins de nombreux habitants, à privilégier les sorties nocturnes pour chercher un peu d’air frais. Du coup, des lieux en plein air comme l’espace vert de Bensouna, le parc de Chorfa , les trois jardins publics et l’esplanade la Solidarité, au centre-ville, sont les plus fréquemment bondés de monde.

Cependant, un autre parc de loisirs, réalisé depuis 2012 à Hai Nasr, reste fermé à cause, nous dit-on, d’un problème lié à l’aspect forestier du terrain d’implantation de ce parc, s’étendant sur 25 hectares et doté déjà de certains équipements d’accompagnement, comme un lac artificiel, un théâtre de verdure, un écomusée et des commerces. Il lui manque toutefois les installations de jeux nécessaires (manège, parcs d’attraction et acquaparc).

C’est là où ça bloque encore , apprend-on. Il faut préciser que ce parc se trouve dans une forêt périurbaine entourée d’un certain nombre d’agglomérations périphériques.

Les parcs insuffisants

Vu le climat extrêmement chaud qui caractérise la ville des Oranges, les habitants sortent beaucoup le soir pour fuir la chaleur suffocante. Les cafés, les fast-foods et les vendeurs restent ouverts très tard la nuit. Les familles accompagnées de leurs enfants passent leurs soirées dans les lieux récréatifs réunissant les conditions nécessaires, notamment sur les plans de l’accueil, de l’organisation et de la sécurité.

Néanmoins, les structures et parcs actuels demeurent insuffisants aux yeux des citoyens locaux, lesquels soulignent la nécessité de construire de véritables lieux de détente adaptés aux fortes chaleurs estivales et la multiplication des options de sorties nocturnes qui restent, selon eux, très limitées face aux besoins d’une population en constante augmentation. Le besoin de recréer de l’animation nocturne se fait également sentir en ville et en périphérie. Dire qu’avant le tremblement de terre de 1980, la ville (appelée alors El Asnam) bougeait beaucoup plus en été, portée par ses brillants animateurs de l’époque ayant fait de l’unique et célèbre centre culturel existant un lieu vivant de rayonnement culturel et artistique au centre de Chlef. Aujourd’hui, et malgré l’existence de plusieurs établissements culturels, l’animation culturelle et artistique, de manière permanente, demeure insuffisante dans et autour de la capitale du Cheliff, y compris sur les côtes, à cause notamment du manque de programmation régulière.

Les habitants et les visiteurs constatent en effet un manque d’animation culturelle estivale pour égayer les sorties en famille et des jeunes. Les piscines, à l’image du bassin de l’ex-Creps, du semi-olympique à Hai El Bassatine (ex-Les vergers) et celui de proximité à Chorfa, font face, eux aussi, à un rush quotidien depuis le début de la canicule exceptionnelle. Idem pour les six autres à travers la wilaya, ce qui met en évidence la nécessité de multiplier les projets de piscines de proximité et d’espaces de détente aquatique (aquaparcs), et ce, au titre des investissements privés.

Besoin de piscines

De l’avis de citoyens, la construction de piscines doit être plus que jamais encouragée par les pouvoirs publics pour alléger la pression sur les quelques structures publiques disponibles, s’élevant en tout et pour tout à neuf bassins à travers la wilaya dont la population s’élève pourtant à plus de 1, 4 million d’habitants. Aussi, on ne peut parler de tous ces équipements indispensables sans évoquer le projet d’aménagement des berges de l’oued Cheliff passant par la ville de Chlef.

La population insiste sur son lancement pour en faire de ses deux rives un lieu majeur de promenade et d’activités attractives, destiné aussi à contribuer à la dépollution de l’oued Cheliff et protéger la nature à travers les deux stations d’épuration des eaux usées implantées le long de ce cours d’eau. L’une d’elles, fonctionnelle depuis des années à Chlef, fait l’objet actuellement de travaux de réhabilitation, tandis que l’autre est en cours de construction à Ardh El Beida pour traiter les réseaux d’assainissement de deux autres communes environnantes .
Ahmed Yechkour

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