Centre-ville de Chlef : Les raisons de l’engorgement

Le centre-ville de Chlef subit une congestion routière permanente en raison de sa position de carrefour régional incontournable drainant un flux constant de véhicules depuis les communes voisines et les wilayas limitrophes.
Les files d’attente se forment dès l’aube sur les axes névralgiques (RN19, RN19A, RN4) tandis que la pénurie de stationnement pousse les automobilistes à stationner anarchiquement sur les trottoirs.
Le déficit d’investissements dans les voies d’évitement et les franchissements sur les deux oueds traversant la ville aggrave une saturation rendue intenable par l’afflux des bus de transport collectif.
Une refonte urbaine globale s’impose d’urgence pour décongestionner le trafic, rénover les cités périphériques post-séisme et pallier le manque criant de nouvelles infrastructures de communication.
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L’animation incessante des rues de Chlef, même sous des températures caniculaires, s’explique par plusieurs facteurs structurels et organisationnels du fait que ce carrefour majeur au centre-ouest du pays demeure un pôle d’échange et de transit régional incontournable drainant un flux constant de véhicules et de visiteurs venus des communes de la région et des wilayas limitrophes.
Des files d’attente de véhicules se forment souvent dès les premières heures de la journée, surtout sur les axes routiers névralgiques (la RN19 Chlef-Ténès et Chlef-Tissemsilt, la RN19 A Chlef –Taougrit, et la RN 4 reliant Oued Fodda, Boukadir et les grandes villes Alger et Oran). Au centre-ville, il y a beaucoup de véhicules qui occupent quotidiennement les rares points de stationnement tôt le matin et ceux arrivant après 8h qui doivent tourner en rond pour tenter de trouver une place de stationnement ou se garer de manière anarchique, empiétant parfois sur les trottoirs par manque d’alternatives. L’afflux massif d’usagers, dont les bus de transport collectif, provoque en effet une congestion routière permanente et une saturation intenable du centre-ville.
Cela s’explique notamment par le déficit d’investissements en matière de voies d’évitement et de passerelles sur les deux oueds qui traversent la ville. La saturation du centre-ville de Chlef rend ainsi indispensable une refonte de son organisation urbaine, axée sur la décongestion du trafic routier, tout en repensant la ville et son développement ainsi que les cités périphériques post-séisme connaissant un déséquilibre fonctionnel et nécessitant une rénovation urbaine globale. Dès lors, réfléchir sur l’avenir du centre-ville de Chlef et de ses quartiers environnants est devenu obligatoire et urgent face à l’étalement urbain rapide, le rétrécissement des espaces publics de stationnement, la désarticulation du tissu urbain et le manque criant de nouvelles voies de communication urbaines. Ahmed Yechkour
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