Société

Barrage de Chéliff (Mostaganem) : Une structure sous l’emprise d’une végétation envahissante

Par Lakhdar Hagani•4 min de lecture
Brifa
Barrage de Chéliff (Mostaganem) : Une structure sous l’emprise d’une végétation envahissante
Résumé IA

Le barrage de l'oued Chéliff à Mostaganem, d'une capacité de 30 millions de mètres cubes, voit sa retenue progressivement colonisée par une végétation dense d'arbustes et de roseaux.

Les experts alertent que cette prolifération, signe d'un assèchement partiel durable, risque de réduire le volume utile de stockage et d'endommager les ouvrages annexes si aucun curage n'est entrepris.

Un diagnostic technique approfondi est recommandé pour planifier débroussaillage et reprofilage, afin de préserver cet ouvrage stratégique pour l'irrigation et la sécurité hydrique de la wilaya.

E

Publié par

El Watan

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

A l’est de la wilaya, un changement de paysage interpelle les riverains. Le barrage de l’oued Chéliff, situé à proximité de Hachasta, le long de la route menant à Ouled Maallah, voit une partie de sa retenue progressivement colonisée par une végétation dense composée d’arbustes, de roseaux et d’autres espèces ligneuses. Une évolution qui suscite des interrogations sur l’état de cette infrastructure hydraulique stratégique.

D’une capacité d’environ 30 millions de mètres cubes, le barrage avait atteint un taux de remplissage de 100% à la faveur des abondantes précipitations enregistrées ces dernières années. Aujourd’hui, plusieurs secteurs de la cuvette présentent un couvert végétal inhabituel, modifiant sensiblement l’aspect de la retenue et témoignant de l’évolution des conditions hydrologiques dans certaines zones. Selon plusieurs spécialistes des ouvrages hydrauliques, cette prolifération végétale peut traduire un assèchement durable de portions de la retenue, favorisant l’installation d’espèces ligneuses. Si le phénomène se poursuit, il pourrait, à terme, compliquer les opérations d’entretien et contribuer à une réduction progressive du volume utile de stockage, notamment en cas d’envasement, en l’absence de travaux de curage ou de dragage adaptés. Les mêmes experts rappellent également que les systèmes racinaires de certains arbustes sont susceptibles de s’étendre vers les protections de berges ou les ouvrages annexes. Sans constituer nécessairement une menace immédiate pour la sécurité du barrage, cette végétation justifie un suivi technique régulier.

En période de fortes crues, l’accumulation de végétaux et de débris flottants peut également perturber le bon fonctionnement des évacuateurs de crues si elle n’est pas maîtrisée. Face à cette évolution, plusieurs observateurs recommandent la réalisation d’un diagnostic technique approfondi afin d’évaluer l’état de la retenue. Si cette évaluation fait apparaître la nécessité d’intervenir, des opérations ciblées de débroussaillage, de curage ou de reprofilage de certaines zones pourraient être envisagées, lorsque les conditions techniques le permettent, afin de préserver durablement les capacités de stockage de l’ouvrage. Pour les agriculteurs et les habitants de la région, le barrage de l’oued Chéliff demeure une infrastructure essentielle. Il joue un rôle majeur dans l’irrigation des terres agricoles et dans la mobilisation des ressources en eau, deux enjeux devenus cruciaux dans un contexte marqué par une pression croissante sur les réserves hydriques. À l’heure où la sécurité hydrique figure parmi les priorités nationales, de nombreux spécialistes estiment qu’une surveillance régulière de la retenue, associée à des interventions adaptées lorsque cela s’avère nécessaire, contribuerait à préserver durablement les performances et la pérennité de cet ouvrage hydraulique stratégique pour la wilaya de Mostaganem.
Lakhdar Hagani

Posez votre question à la rédaction

Votre question…

Prénom ou pseudo *

Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.

Votre question * 0/1000

Envoyer Annuler

Voir sur le site source