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«El djeïch» : «La stabilité de la patrie prime sur toute autre considération»

Par M. F. Gaïdi5 min de lecture
«El djeïch» : «La stabilité de la patrie prime sur toute autre considération»
Résumé IA

L'éditorial d'El Djeïch lie la 5e Journée nationale de l'ANP à la doctrine de souveraineté algérienne, inscrivant l'armée actuelle dans la continuité historique de l'ALN face aux recompositions régionales.

La revue présente la modernisation comme nécessité stratégique pour sécuriser les frontières, lutter contre le terrorisme et maintenir la disponibilité opérationnelle, tout en soulignant la mobilisation militaire lors des récents incendies.

La cohésion entre peuple, armée et institutions est érigée en rempart, le président Tebboune réaffirmant que l'Algérie ne cède ni aux pressions ni aux menaces extérieures.

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Dans un environnement régional en recomposition et sur fond de tensions internationales persistantes, l’Algérie réaffirme sa doctrine de souveraineté et de défense nationales.

C’est le fil rouge de l’éditorial publié dans l’édition d’août 2026 d’El Djeïch, parue hier, revenant sur la 5e Journée nationale de l’Armée nationale populaire (ANP), célébrée le 4 août. La revue militaire place cette commémoration au croisement de trois impératifs : préserver la souveraineté, maintenir une capacité opérationnelle élevée et consolider la cohésion nationale. Loin de réduire cette journée à une séquence commémorative, El Djeïch l’inscrit dans une continuité historique qui relie l’Armée de libération nationale (ALN) à l’ANP d’aujourd’hui.

L’héritage des chouhada y apparaît non comme une référence figée au passé, mais comme une exigence permanente imposant à l’institution militaire de demeurer au niveau des menaces et des transformations de son environnement stratégique. Cette lecture prend une résonance particulière dans le contexte actuel. La revue souligne que «la sécurité et la stabilité dont jouit l’Algérie ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une vision fondée sur la conscience nationale, la solidité des institutions et la capacité du pays à défendre ses intérêts fondamentaux». 

Au centre de cette approche figure la souveraineté. El Djeïch revient ainsi sur les récentes déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, qui a affirmé que l’Algérie «ne se soumet ni aux pressions ni aux menaces et qu’elle n’est ni achetée ni vendue». Des propos que la revue présente comme l’expression d’une constante où la préservation de la décision nationale demeure une ligne qui ne saurait être négociée. Cette souveraineté, poursuit le commentaire, trouve son prolongement dans la stabilité intérieure.

La cohésion entre le peuple, l’armée et les institutions de l’Etat est ainsi présentée comme un rempart face aux défis auxquels le pays est confronté. Dans cette équation, l’ANP conserve une responsabilité centrale. Sécurisation des frontières, lutte contre le terrorisme et le crime organisé, maintien de la disponibilité opérationnelle et adaptation technologique constituent les principaux axes mis en avant par la revue. El Djeïch insiste particulièrement sur les efforts consentis par les militaires déployés sur l’ensemble du territoire national, notamment dans les zones frontalières. Leur engagement est présenté comme le socle humain des résultats obtenus sur le terrain. 

Modernisation, une «nécessité stratégique»

Le général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, résume cette orientation en soulignant que l’institution poursuit son développement constant, en renforçant ses capacités matérielles et humaines ainsi que ses aptitudes défensives et technologiques. Cette modernisation constitue, dans le commentaire, bien davantage qu’un processus d’équipement. Elle répond à une nécessité stratégique : permettre à l’armée de rester en mesure d’assumer ses missions constitutionnelles dans un environnement où les menaces évoluent rapidement et prennent des formes multiples. La revue élargit toutefois la notion de défense nationale à une autre dimension, celle de la solidarité face aux catastrophes.

Les incendies de forêt qui ont récemment affecté plusieurs régions du pays sont cités comme une illustration de la mobilisation collective réunissant militaires, agents de la Protection civile, services forestiers, autres institutions de l’Etat et citoyens. Pour El Djeïch, cette mobilisation révèle une dimension fondamentale du rapport à la patrie où la défense du pays ne se résume pas à la protection de ses frontières. Elle renvoie également à une conscience collective, à un sens du devoir et à une capacité de mobilisation lorsque l’intégrité, la sécurité ou les populations sont confrontées au danger. C’est ici que le commentaire rejoint son point de départ historique.

De l’ALN à l’ANP, la continuité mise en avant par la revue repose sur une même idée : la souveraineté nationale ne peut être dissociée de la volonté de la défendre. La 5e  Journée nationale de l’ANP apparaît ainsi, dans la lecture d’El Djeïch, comme un moment de mémoire mais aussi de projection. L’hommage aux générations précédentes s’accompagne d’une exigence tournée vers l’avenir : maintenir une armée préparée, technologiquement adaptée, opérationnellement disponible et profondément attachée à sa mission constitutionnelle. M.-F. Gaïdi 

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