Exportations de Naphta en juillet : L’Algérie principal fournisseur de l’Europe

L'Algérie est devenue en juillet le premier fournisseur de naphta de l'Europe, les importations européennes ayant bondi de 39,2 % pour atteindre 1,74 million de tonnes.
Alger a expédié 397 400 tonnes, son plus haut niveau mensuel depuis 14 mois, devançant l'Italie (264 700 t), l'Espagne (212 300 t) et les États-Unis (160 800 t), tandis que les tensions en mer Rouge détournent les flux algériens vers l'Europe et le cap de Bonne-Espérance.
L'écart prix essence-naphta a atteint un record de trois ans à 341,8 $ la tonne, dopant la demande des raffineurs européens et propulsant les exportations américaines vers l'Europe à leur plus haut en 11 mois.
Les exportations européennes d'essence vers le Brésil ont culminé à 420 000 tonnes en juillet, un record depuis octobre 2022, le Brésil cherchant des alternatives après la prolongation de l'interdiction russe d'exporter de l'essence.
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L’Algérie est le principal fournisseur de l’Europe en naphta. En juillet, les importations européennes de ce produit issu d’hydrocarbures légers nécessaire au secteur pétrochimique et au raffinage, notamment pour la production de carburants et de produits plastiques et solvants, ont augmenté de 39,2% par rapport à leur niveau au mois de juin.
Les achats européens ont ainsi augmenté de 490 000 tonnes en passant de 1,25 à 1,74 million de tonnes, dont la provenance est l’Algérie, les Etats-Unis, l’Italie et l’Espagne. L’Algérie s’est hissée en tête des principaux fournisseurs du vieux continent avec 397 400 tonnes expédiés, ce qui représente l’expédition mensuelle la plus élevée depuis 14 mois, rapporte la plateforme Attaqa, basée à Washington et dédiée aux données énergétiques. L’Italie a livré au reste du continent 264 700 tonnes, suivie de l’Espagne qui a expédié 212 300 tonnes et des Etats-Unis qui ont fourni 160 800 tonnes de naphta à l’Europe.
Selon ces mêmes données, «l’escalade géopolitique au Moyen-Orient bouleversant le transport maritime et modifiant la carte des exportations a joué un rôle important dans l’augmentation des importations européennes de naphta algérien». Des données de Kpler, citées par Argus Media, indiquent qu’au mois de juillet, aucune cargaison de naphta algérien n’a transité par le détroit de Bab el-Mandeb, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden, à destination de l’Asie, contre des expéditions algériennes via cette route maritime de 132 000 tonnes en juin. Durant le mois écoulé, les exportations algériennes vers l’Asie ont emprunté la plus longue route via le cap de Bonne-Espérance pour acheminer une livraison totale de 441 000 tonnes contre 292 000 tonnes seulement en juin.
Les risques liés aux routes maritimes ont incité les fournisseurs à consacrer une part importante de leurs expéditions à l’Europe. Les exportations américaines vers l’Europe ont ainsi atteint leur plus haut niveau en 11 mois, depuis août 2025, favorisées par la dynamique des exportations en provenance du golfe du Mexique. Pour expliquer la hausse de la demande européenne sur le naphta en juillet, les mêmes données font état d’une hausse de la demande par le secteur du raffinage poussant l’écart de prix entre l’essence et le naphta à son plus haut niveau en 3 ans, soit 341,8 dollars la tonne. «Le naphta a joué un rôle essentiel pour répondre aux aspirations européennes en matière d’exportation d’essence, et l’augmentation de la demande extérieure – en provenance du Brésil, par exemple – a contribué à des marges bénéficiaires de mélange plus élevées», indique-t-on.
Ceci et de noter que les «exportations européennes d’essence (mélangé à du naphta) vers le Brésil ont atteint leur plus haut niveau depuis octobre 2022 en juillet, enregistrant 420 000 tonnes, avec comme principaux contributeurs à la majorité des expéditions les Pays-Bas et la Belgique, ainsi que l’Espagne». On précise encore que le Brésil pourrait avoir besoin de plus d’approvisionnements alternatifs en essence «après que la Russie a prolongé son interdiction d’exportation d’essence jusqu’à la fin de l’année». La Russie représentait 38% des importations d’essence du Brésil en juin. Nadjia Bouaricha
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