Pourtant approuvé par le Conseil de la paix : Israël rejette le «plan de paix»de Donald Trump pour Ghaza

Netanyahu rejette le plan de paix en 15 points pour Gaza approuvé par le Conseil de la paix de Trump, refusant tout retrait israélien sans désarmement préalable du Hamas.
Le Hamas, qui avait accepté ce texte liant désarmement progressif et retrait des troupes, appelle Washington à faire pression sur Israël pour respecter la feuille de route.
Depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025, l'Unicef dénombre 300 enfants tués et le ministère de la Santé palestinien 1254 morts au total, pour 3795 violations israéliennes de la trêve.
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Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a rejeté, hier, un plan en 15 points approuvé par le Conseil de la paix pour Ghaza, accepté par le Hamas, insistant sur le fait que les forces israéliennes ne se retireraient pas du territoire palestinien tant que le Hamas n’aurait pas été désarmé.
«Israël rejette le document en 15 points» présenté fin juillet par le Conseil de la paix de Donald Trump, et son armée «n’effectuera aucun retrait (du territoire palestinien) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé», a déclaré Benyamin Netanyahu lors d’une réunion de son cabinet. Le Premier ministre, qui avait fait part de ses réticences sur ce texte ces derniers jours, a explicitement annoncé son rejet alors qu’il est confronté à une forte contestation de ses alliés d’extrême droite, à quelques mois de délicates législatives.
Il a qualifié le président américain de «plus grand ami (d’Israël) à la Maison-Blanche», tout en faisant comprendre qu’il était prêt à lui tenir tête : «Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d’autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions.» Les relations entre les deux hommes s’étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s’en prenant alors vertement à son allié israélien, accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.
Dans la foulée du refus israélien, le Hamas a appelé les Américains à faire pression sur Netanyahu et son gouvernement, «afin qu’ils respectent la feuille de route et n’entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale», a indiqué un de ses responsables. Le Hamas avait accepté ce plan, qui, dans sa version publiée par le Conseil de la paix, lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes.
1254 Palestiniens tués
Il s’était redit, avant-hier, prêt à le mettre en œuvre, appelant déjà à des pressions américaines en ce sens. Face aux inquiétudes israéliennes et à l’issue d’une rencontre, lundi dernier, avec Benyamin Netanyahu, le haut représentant du Conseil de la paix pour Ghaza, Nikolaï Mladenov, lui avait assuré qu’Israël ne se retirerait qu’après un désarmement «complet» du Hamas. Mais cela n’a pas suffi à rallier la partie israélienne. Le texte stipule aussi que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal seront assurés par le Comité national pour l’administration de Ghaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire, actuellement bloqué en Egypte par le refus israélien de le laisser entrer. Le mouvement palestinien défend depuis longtemps un désarmement progressif, plutôt qu’une reddition unilatérale de son arsenal.
Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) avait indiqué, jeudi dernier, qu’au moins 300 enfants ont été tués à Ghaza, par l’armée israélienne, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025. Elle avait précisé que ce bilan représente en moyenne un enfant tué chaque jour, malgré un cessez-le-feu à sens unique qui prévoit également l’entrée complète de l’aide humanitaire. L’organisation avait souligné que les enfants de l’ensemble de l’enclave continuent de souffrir de malnutrition aiguë, de maladies, d’un accès insuffisant à une eau potable et de systèmes d’assainissement détruits ou gravement endommagés. Elle a appelé toutes les parties à respecter la trêve afin que les enfants puissent être protégés et recevoir l’aide dont ils ont besoin. Depuis l’entrée en vigueur de l’accord, Israël a violé le cessez-le-feu à Ghaza plus de 3795 fois, tuant au moins 1254 Palestiniens lors d’attaques quasi quotidiennes depuis le 10 octobre 2025, selon les données du ministère de la Santé. Hocine Lamriben
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