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Vers une hausse des prix du gaz

Par Abdelkrim Zerzouri3 min de lecture
Vers une hausse des prix du gaz
Résumé IA

Les réserves de gaz européennes sont au plus bas cet été à 57 % contre 75 % habituellement, créant un déficit de près de 20 % avant l'hiver.

La guerre en Iran, le blocage du détroit d'Ormuz et les pannes au Qatar, qui a déclaré la force majeure jusqu'à fin octobre, empêchent le remplissage estival des stocks.

L'Europe devra s'approvisionner en GNL lointain, notamment américain, ce qui fera flamber les prix et les répercutera sur les ménages cet hiver.

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Le Quotidien d'Oran

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Plusieurs facteurs se combinent pour pousser vers le haut les prix du gaz dans quelques mois, précisément durant la prochaine période hivernale où la demande en gaz augmente. 

En premier lieu, il y a lieu de relever que les réserves de gaz européennes sont au plus bas cet été, atteignant un taux de 57 %, alors quen pareille période ces réserves se situaient aux alentours de 75 %, soit un manque de près de 20 % à combler. Normalement les stocks de gaz sont renfloués en été, une période où les prix sont bas en raison de la faible demande des ménages, mais cela étant impossible à réaliser dans limmédiat, à cause de la guerre en Iran, du blocage du détroit dOrmuz et des pannes ayant paralysé certains sites de production de gaz, notamment au Qatar, qui approvisionne les Européens en gaz naturel liquéfié (GNL), et qui a envoyé à ses clients une notice de force majeure jusquà fin octobre. 

Chose qui renforce les craintes dune crise énergétique en hiver prochain dans les pays européens. Enfin, du gaz, il y en aura, mais à quel prix ? Les gouvernements vont se procurer du GNL de marchés lointains, par exemple des États-Unis, exercer une pression sur la demande en pleine période hivernale, faire flamber les prix, et les faire répercuter sur les ménages. 

Léquation est aussi simple, selon les spécialistes, qui ne manquent pas dironiser en rappelant que les gouvernements vont conseiller aux ménages de ne pas trop se chauffer en hiver pour éviter des factures lourdes. Cest ce qui sest passé durant ces dernières années à la suite de la rupture des approvisionnements en gaz russe, et cela sannonce plus dur ce prochain hiver avec des réserves au plus bas depuis 2009, selon les statistiques officielles. LEurope, qui cherche depuis trois ou quatre années à diversifier ses sources dapprovisionnement en gaz, reste très exposée aux crises énergétiques. 

Après la guerre en Ukraine, qui a causé un choc énergétique aux Européens, cest une autre guerre, la guerre en Iran et le blocage du détroit dOrmuz, qui est en train de dévoiler leur dépendance totale aux sources dapprovisionnement extérieures. Il nest pas question dune mauvaise planification des gouvernements, que certains cherchent à mettre en cause dans cet actuel faible taux des réserves de stockage du gaz, qui découlerait dune politique énergétique inadéquate, mais de foyers de tensions géopolitiques et de conflits armés qui, comme par hasard, éclatent tout près des principales sources dapprovisionnement du marché énergétique mondial.

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