Alors que l’Iran maintient la fermeture du détroit d’Ormuz : Le pétrole vogue au rythme du risque géopolitique

Les prix du pétrole repartent à la hausse (Brent à plus de 84 $, WTI à plus de 79 $) après qu’Iran a conditionné la réouverture du détroit d’Ormuz à six exigences adressées aux États-Unis.
Téhéran réclame le retrait des forces américaines, un accord de paix permanent, une indemnisation de guerre et la levée des sanctions, tout en refusant tout dialogue tant que Washington viole l’accord intérimaire de juin.
Les Houthis ont frappé la raffinerie saoudienne de Jazan (400 000 barils/jour) par drone et ciblent les ports de la mer Rouge, dont Yanbu, principal terminal d’exportation du royaume.
La compagnie émiratie Adnoc signale par ailleurs une quinzaine de ses navires attaqués dans le détroit d’Ormuz depuis le début du conflit le 28 février 2026.
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El Watan
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Après une forte baisse enregistrée la semaine dernière, les prix du pétrole sont repartis à la hausse en ce début de semaine de cotation, bénéficiant d’une nouvelle prime géopolitique, suite à une déclaration de l’Iran formulant six conditions pour un accord de paix avec les Etats-Unis.
La déclaration de Téhéran a grandement tempéré l’optimisme concernant les négociations sur la réouverture du détroit d’Ormuz, et la perspective d’une relance de la navigation maritime via cette voie essentielle pour les flux pétroliers et gaziers mondiaux. L’Iran a déclaré qu’il ne rouvrirait le détroit d’Ormuz que si les Etats-Unis répondaient à six exigences fondamentales, notamment le retrait des forces américaines des environs de l’Iran, un accord de paix permanent, une indemnisation pour les dommages de guerre et un allégement des sanctions, y compris le déblocage des avoirs iraniens gelés.
L’Iran et les Etats-Unis ne sont pas engagés dans des pourparlers et Téhéran n’en entamera aucun, tant que Washington violera l’accord intérimaire signé en juin, a déclaré dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Dans ce contexte, le prix du Brent progressait hier en cours de cotation matinale, à plus de 84 dollars le baril, alors que le West Texas Intermediate (WTI) américain était en hausse à plus de 79 dollars le baril. Les deux indices de référence avaient enregistré une baisse de plus de 7% la semaine dernière, dans le sillage d’informations faisant état d’un possible accord entre l’Iran et Oman en vue de la réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transitait un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux avant le conflit au Moyen-Orient qui a débuté le 28 février 2026. L’Iran avait cependant exigé notamment une compensation américaine pour les attaques américaines généralisées contre l’Iran.
Pour leur part, les Houthis ont revendiqué une attaque contre la raffinerie d’Aramco de Jazan, d’une capacité de 400 000 barils par jour. Selon le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, la raffinerie a été visée par un drone. L’attaque a eu lieu deux jours après la signature par le royaume saoudien d’un pacte de défense avec la Turquie et le Pakistan, en réponse à l’instabilité régionale croissante due à la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Les Houthis ciblent également, selon Oil Price, les ports saoudiens de la mer Rouge, compromettant ainsi la sécurité des voies d’exportation alternatives du royaume pour le pétrole brut et les carburants.
La dernière attaque a visé le port de Yanbu, qui assure la majeure partie des exportations pétrolières saoudiennes, ainsi qu’un port contrôlé par l’autre gouvernement yéménite, reconnu par l’Occident et soutenu par l’Arabie Saoudite.
Par ailleurs, la compagnie pétrolière des Emirats arabes unis Adnoc a déclaré vendredi dernier, qu’une quinzaine de ses navires avaient été attaqués alors qu’ils traversaient le détroit d’Ormuz depuis le début du conflit.
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