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Université d’été des cadres de la RASD à Boumerdès : Ghali réaffirme l’attachement des Sahraouis à leur droit à l’indépendance

Par Ramdane Kebbabi8 min de lecture
Université d’été des cadres de la RASD à Boumerdès : Ghali réaffirme l’attachement des Sahraouis à leur droit à l’indépendance
Résumé IA

Brahim Ghali a réaffirmé lors de la 14e université d'été du Polisario à Boumerdès l'attachement des Sahraouis à leur droit à l'autodétermination et à l'indépendance, rejetant le plan d'autonomie marocain.

Il a exhorté le Conseil de sécurité à prendre position ferme face à l'entêtement marocain, saluant le soutien algérien et s'inspirant de l'expérience de la guerre de libération.

Ghali a dénoncé la politique expansionniste et de chantage du Maroc, citant l'afflux de migrants à Ceuta, tandis qu'un parti espagnol a saisi la CPI pour enquêter sur le rôle de Rabat.

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Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, a réaffirmé, hier à Boumerdès, l’attachement du peuple sahraoui à son droit à l’autodétermination et à l’indépendance, rejetant implicitement toute solution qui ne respecterait pas ce principe.

Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de la 14e édition de l’université d’été des cadres du Front Polisario et de la RASD, organisée à l’Université M’hamed-Bougara de Boumerdès, Brahim Ghali a exigé le respect de la «légitimité internationale» et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La cérémonie a été marquée par la participation de nombreux diplomates et amis de la cause sahraouie, à l’instar des ambassadeurs de Cuba, Venezuela, Mauritanie, Nicaragua, Namibie, Zimbabwe, etc. Plusieurs personnalités et représentants de partis politiques comme le FLN, El Mostakbel, Tadj ainsi que des responsables d’organisations de la société civile ont assisté également à l’événement. L’ambiance de la cérémonie traduisait la solidarité et les liens unissant les peuples algérien et sahraoui.

Dans un coin de la salle, un grand portrait du défunt ancien président Houari Boumediène faisait face à celui du président Abdelmadjid Tebboune, placé de l’autre côté. Au fond de la salle, plusieurs affiches et banderoles rappelaient les étapes du combat du peuple sahraoui et les sacrifices consentis au cours de son histoire.

A plusieurs reprises, les déclarations de Brahim Ghali ont été ponctuées par les applaudissements de l’assistance, notamment lorsqu’il a évoqué les martyrs de la lutte sahraouie et salué le soutien de l’Algérie. Cette 14e édition de l’université d’été des cadres de la RASD a été placée sous le slogan : «Le droit à l’autodétermination et à l’indépendance est un droit inaliénable», un titre approprié à cette étape de la lutte du peuple sahraoui, estime Brahim Ghali. Evoquant la résolution 2797 du Conseil de sécurité adoptée en octobre 2025, il affirme que le Front Polisario demeure attaché à sa propre lecture du principe d’autodétermination et rejette le projet d’autonomie marocain comme une solution définitive au conflit.

Un hommage appuyé à l’Algérie

Le président sahraoui a qualifie la proposition du régime marocain «de fait accompli», estimant que sa démarche ne ferait qu’accroître les tensions dans la région. «Le Conseil de sécurité est aujourd’hui appelé à adopter une position claire et ferme face à l’entêtement de l’Etat marocain et à sa volonté de consacrer le fait accompli», a-t-il déclaré, prévenant que cette situation pourrait conduire à «davantage de tensions et de crispations», et menacer la paix et la stabilité régionales.

Poursuivant, il a rappelé que «le peuple sahraoui a tranché et pris sa décision souveraine de poursuivre la marche de la lutte et de la résistance libératrice par tous les moyens légitimes». Il a ainsi inscrit la position actuelle du Front Polisario dans la continuité de cinq décennies de lutte. «Cette longue période de conflit n’a pas remis en cause l’objectif revendiqué par le mouvement indépendantiste qui est de parachever la souveraineté de son Etat sur l’ensemble de son territoire national», a-t-il déclaré, rappelant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes constitue l’un des fondements essentiels de la légalité internationale.

Le président sahraoui a également consacré une partie importante de son discours à l’Algérie, saluant une nouvelle fois son soutien à la cause sahraouie. Il a remercié le Président, le gouvernement et le peuple algériens pour «leurs positions en faveur de notre peuple», présentant l’expérience de l’Algérie dans sa lutte pour l’indépendance comme une référence pour tous les mouvements de libération.

«Le peuple sahraoui s’inspire aujourd’hui de l’expérience algérienne héroïque», a-t-il encore ajouté, en faisant référence à la guerre de Libération, aux épreuves traversées par l’Algérie et à son rôle actuel sur les plans régional, continental et international. L’université d’été de Boumerdès est devenue au fil des années un rendez-vous d’échange et de formation incontournable pour les cadres sahraouis.

Boumerdès
De notre bureau Ramdane Kebbabi

«Rabat pratique une politique de chantage permanent»

Le président sahraoui à dénoncé, hier à partir de Boumerdès, le «silence de la communauté internationale face à la politique expansionniste et agressive du régime marocain», appelant à une réaction plus ferme pour préserver la paix et la stabilité régionales. «Le régime marocain constitue, par ses politiques expansionnistes et agressives, une menace imminente pour la région», a-t-il averti. Faisant allusion aux derniers flux de migrants marocains vers l’enclave espagnole de Ceuta, il a reproché à Rabat de pratiquer une politique de «chantage permanent» qui représente «une menace constante et un facteur de déstabilisation régionale». «Nous avons toujours mis en garde, et nous renouvelons aujourd’hui cette mise en garde, contre le fait que l’Etat marocain, avec son régime makhzénien, constitue, par ses politiques expansionnistes et agressives, une menace imminente pour la région en particulier, ainsi que pour l’Afrique, l’Europe et au-delà, de manière générale. Un régime qui inscrit dans sa Constitution ce qu’il appelle les ‘frontières authentiques’ et non les frontières internationales, fait de tous les pays voisins des cibles potentielles susceptibles d’être exposées à une invasion ou à une agression à tout moment. Il ne s’agit pas seulement de la volonté effrénée de ce régime de s’emparer des territoires d’autrui, mais également d’une politique de chantage permanent, de menace constante et d’attente d’une contrepartie, quels qu’en soient les conséquences et les résultats. Le régime marocain utilise tous les moyens, aussi vils et abjects soient-ils, pour atteindre ses objectifs…», a-t-il déclaré. M.Ghali s’est dit étonné de voir l’UE poursuivre ses relations avec Rabat et conclure des accords portant sur les ressources d’un territoire occupé.R. K.

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Afflux migratoire de Marocains à Ceuta : Dépôt d’une plainte à la CPI

Le parti politique espagnol Lustitia Europa a déposé une plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI), demandant une enquête sur un rôle éventuel du Makhzen et du Premier ministre, Aziz Akhannouch, dans la récente prise d’assaut de l’enclave espagnole Ceuta par des milliers de migrants marocains, a rapporté l’agence de presse espagnole Europa Press, citée par l’APS. Affirmant avoir consulté la plainte en question, Europa Press a noté que l’Lustitia Europa «a demandé notamment au parquet d’engager les poursuites nécessaires pour déterminer s’il y a eu un plan conçu préalablement par l’Etat marocain consistant à utiliser la population civile comme instrument pour pénétrer massivement sur le territoire espagnol, dans l’objectif de submerger les structures frontalières espagnoles, de générer une déstabilisation, et si ces événements peuvent être qualifiés de crimes de guerre et d’agression présumés, en violation présumée des articles 8 et 15 du Statut de Rome». Affirmant que l’inclusion des autorités marocaines susmentionnées n’implique pas l’existence, à ce jour, d’une preuve concluante d’un ordre individualisé, Lustitia Europa a souligné, rapporte encore Eurpa Press, que «sa plainte vise précisément à déterminer si, de par leur position et leurs fonctions, elles ont sciemment participé aux événements rapportés, en ont eu connaissance, les ont ordonnés, autorisés, encouragés ou tolérés». R. I.

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