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Par R. S.5 min de lecture
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Le Royaume-Uni s'achemine vers un été 2026 record de chaleur pendant que des méduses paralysent la plus grande centrale nucléaire française.

Le Met Office indique qu'une température moyenne de 16,48°C depuis juin, soit 1,88°C au-dessus des normales, suffit à battre le record 2025 si la tendance se maintient jusqu'en août.

L'Angleterre et le Pays de Galles subissent une canicule historique avec 2877 décès liés à la chaleur et 71% du territoire anglais en état de sécheresse.

À Gravelines, l'invasion de méduses a arrêté trois réacteurs et réduit un quatrième à 50%, un phénomène récurrent aggravé par le réchauffement des océans qui fragilise aussi le parc nucléaire hongrois.

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Royaume-Uni : L’été 2026 bien parti pour battre un record de chaleur

Le Royaume-Uni est en passe d’enregistrer son été le plus chaud, a indiqué hier l’agence météorologique, le Met Office, précisant qu’il suffirait que les températures restent dans la moyenne jusqu’à la fin août pour dépasser le précédent record, établi en 2025. La température moyenne au Royaume-Uni entre le 1er juin et le 10 août s’est établie à 16,48°C, soit 1,88°C au-dessus de la moyenne enregistrée entre 1991 et 2000, note le Met Office dans un communiqué. Lors de l’été 2025, elle avait atteint 16,12°C, un record depuis le début des relevés en 1884. L’année 2025 dans son ensemble avait été la plus chaude et la plus ensoleillée jamais enregistrée au Royaume-Uni. En annonçant ce record début janvier, le Met Office avait souligné qu’il s’agissait d’«une démonstration claire» de l’impact du changement climatique. Cet été, la tendance est encore plus marquée en Angleterre et au Pays de Galles que dans le reste du pays. «L’Angleterre a enregistré jusqu’à présent une température estivale moyenne de 18,19°C, soit 2,46°C au-dessus de la moyenne», explique l’agence météorologique. Au Pays de Galles, la température moyenne estivale s’élève actuellement à 16,80°C, soit 2,17°C au-dessus de la moyenne. Le mois de juin, déjà, avait été le plus chaud jamais enregistré en Angleterre, avec un record de température battu plusieurs jours de suite, durant une vague de chaleur exceptionnelle qui a provoqué la fermeture d’écoles, ou encore des perturbations dans les transports. L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a estimé à 2877 le nombre de décès liés à la chaleur lors des épisodes de canicule de mai et juin en Angleterre. Les températures élevées s’accompagnent d’une très faible pluviométrie. L’Angleterre et le Pays de Galles ont connu en juillet une sécheresse inédite. Près des trois quarts de l’Angleterre (71,3%) se trouvent en état de sécheresse, a indiqué lundi l’agence environnementale britannique. Les effets sont visibles notamment à Londres, dont les parcs habituellement verdoyants sont désormais secs, avec de grandes étendues d’herbe jaune.

France : Des méduses entraînent l’arrêt d’une centrale nucléaire

Un afflux massif de méduses dans les stations de pompage d’eau de mer de la centrale nucléaire de Gravelines, située sur la côte nord de la France, a contraint lundi l’opérateur national d’énergie EDF à arrêter trois de ses réacteurs, a annoncé hier le groupe sur son site. Dans la plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale, située au bord de la mer du Nord, les réacteurs n°2, 3 et 4 ont été arrêtés et la puissance de l’unité de production n°1 a été réduite à 50%. Seul le réacteur n°6 fonctionne actuellement à 100%, le n°5 étant en arrêt programmé pour maintenance, a précisé EDF. «Cette situation n’entraîne aucune conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou sur l’environnement», a assuré l’entreprise. L’installation de Gravelines avait déjà été confrontée au même problème il y a exactement un an. A l’époque, quatre de ses réacteurs s’étaient automatiquement arrêtés à cause de cet incident, et leur redémarrage avait été progressif : le dernier réacteur n’avait été reconnecté au réseau électrique national qu’au bout d’une dizaine de jours. La présence de méduses sur le littoral du nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, selon un expert interrogé l’an dernier par l’AFP. Différents facteurs expliquent la prolifération des méduses dans le monde. Parmi eux, l’augmentation des températures dans les océans, en lien avec le réchauffement climatique. Cet incident intervient alors que le parc nucléaire français a déjà atteint son record d’indisponibilités liées à la sécheresse et à la canicule, avec un taux de 15,6% de puissance manquante dimanche, selon des calculs de l’AFP réalisés à partir des données publiées depuis 2015 par EDF. En d’autres termes, jamais autant de puissance nucléaire électrique n’avait manqué en France à cause de la hausse des températures des cours d’eau et de la baisse de leur débit. Le 2 août, la Hongrie avait annoncé l’arrêt de son unique centrale nucléaire, pour la première fois en 44 ans, en raison de niveaux d’eau trop bas sur le Danube.

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