Pour ses sanctions contre la Cour pénale internationale : Trump poursuivi en justice par des ONG

Quatre organisations de défense des droits humains ont déposé plainte à New York contre Donald Trump pour contester ses sanctions contre la Cour pénale internationale, les jugeant inconstitutionnelles.
Les ONG affirment que ces mesures violent le premier amendement, constituent un abus de pouvoir illégal et entravent la poursuite des auteurs de crimes de guerre, notamment dans les enquêtes visant Israël.
La plainte vise aussi Marco Rubio, Scott Bessent et Todd Blanche, tandis que les organisations disent avoir dû limiter leurs échanges avec la CPI par crainte de représailles.
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El Watan
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Quatre organisations de défense des droits humains, Human Rights Watch, American Friends Service Committee, le Center for Constitutional Rights et l’Open Society Institute, ont déposé une plainte, hier à New York, contre Donald Trump pour contester ses sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI), en affirmant que «ces sanctions doivent être annulées car elles violent notamment le droit à la liberté d’expression protégé par le premier amendement de la Constitution américaine».
Selon ces organisations, «il s’agit d’un abus de pouvoir illégal qui constitue une attaque frontale contre l’Etat de droit, l’indépendance des juges, des procureurs et des avocats, les principes fondamentaux de l’ordre juridique international, ainsi que le principe d’un égal accès à la justice». Dans le contenu de la plainte de 101 pages, il est mentionné que «les restrictions compromettent gravement la capacité de poursuivre en justice les auteurs de génocides, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité». En outre, peut-on lire dans la plainte, «les sanctions imposées par l’administration Trump ont causé un préjudice profond et irréparable». Il faut rappeler que les Etats-Unis, qui n’adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI, ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour.
Celles-ci interdisent notamment aux juges d’entrer dans le pays et bloquent toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale. Pour les organisations précitées, ces sanctions constituent en majorité une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l’encontre d’Israël, allié des Etats-Unis. En 2024, la Cour a notamment émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Outre Donald Trump, la plainte vise notamment le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, le ministre des Finances Scott Bessent ou encore le ministre de la Justice Todd Blanche. Les quatre organisations en question affirment, enfin, qu’elles ont dû limiter leurs échanges avec la CPI, de peur de s’exposer à des sanctions.
En réalité, l’inimitié de Washington contre la CPI n’est pas l’apanage de l’administration Trump, de précédents gouvernements américains démocrates avaient eux aussi fustigé la Cour. Pour rappel, les Etats-Unis ont lancé le mois dernier une offensive diplomatique majeure contre la CPI, l’accusant de «menacer» les Américains et appelant les partenaires à s’en retirer. Trois juges de la CPI sanctionnés par l’administration Trump avaient déposé plainte en juin contre le président et plusieurs hauts responsables américains, faisant valoir que «les mesures prises à leur encontre étaient illégales…». Chahredine Berriah
Ramallah : six Palestiniens blessés dans une attaque menée par des colons
Six Palestiniens, dont trois enfants, ont été blessés hier dans une attaque menée par des colons contre le village d’Al-Mughayer, au nord-est de Ramallah, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa. Le vice-président du conseil du village d’Al-Mughayer, Marzouk Abo Naïm, a déclaré à Wafa que des dizaines de colons, protégés par les forces d’occupation, avaient attaqué des citoyens dans la plaine du village et leur avaient lancé des grenades lacrymogènes alors qu’ils labouraient leurs terres. Cette attaque a provoqué l’étouffement de six citoyens, dont trois enfants et deux femmes. Le village d’Al-Mughayer ainsi que les villages et localités environnants au nord-est de Ramallah sont régulièrement la cible d’attaques menées par des colons, parallèlement aux incursions répétées des forces d’occupation. Selon la Commission de la résistance au mur et à la colonisation, les soldats sionistes et les colons ont commis, au cours du mois de juillet, 2256 agressions contre des citoyens palestiniens, leurs terres et leurs biens. Les forces d’occupation sont responsables également de 1458 de ces agressions, tandis que les colons en ont commis 798. R. I.
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