Ségolène Royal dénonce la « spéculation » sur l’énergie en France et défend le rapprochement avec Alger

Par Rima Aissanou•4 min de lecture
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Ségolène Royal dénonce la « spéculation » sur l’énergie en France et défend le rapprochement avec Alger
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Ségolène Royal dénonce la spéculation sur les prix de l'énergie en France alors que l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne signent des contrats gaziers avec l'Algérie.

L'ancienne ministre critique les partisans d'une ligne dure contre Alger, notamment certains médias inspirés par le RN, pendant que les pays européens doublent leurs échanges avec l'Algérie.

Elle appelle à une diplomatie équilibrée avec l'Algérie et le Maroc, rejetant la politique de « diviser pour régner » au profit d'une coopération méditerranéenne commune.

Présidente de l'association France-Algérie qui a contribué au dégel diplomatique, elle ironise sur les accusations d'ingérence algérienne au Vatican et chez les partenaires européens.

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Alors que l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne consolident leurs partenariats énergétiques avec l’Algérie, Ségolène Royal monte au créneau. L’ancienne ministre fustige la « spéculation » sur les prix de l’énergie en France, pointant du doigt un décalage stratégique avec ses voisins européens.

Face aux tensions sur le marché de l’énergie, la candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle de 2027 est montée au créneau. Fustigeant le décalage entre la stratégie française et celle de ses voisins, Ségolène Royal s’est indignée : « Scandaleux cette spéculation sur le prix de l’énergie. Et pendant ce temps, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne vont signer des contrats d’approvisionnement en gaz en Algérie pendant que la France subit la spéculation mondialisée ».

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Ségolène Royal charge les anti-Algérie en France

Dans la foulée, l’ancienne ministre a critiqué les partisans d’une ligne dure face à Alger, regrettant que « nos dirigeants et certains médias inspirés par le RN […] continuent d’insulter l’Algérie », a-t-elle publié sur la plateforme X.

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L’ancienne ministre va plus loin en prenant la défense des tenants de l’apaisement avec l’Algérie, ciblant leurs détracteurs dans un contexte diplomatique fortement tendu depuis l’été 2024.

Elle a également déploré que les partisans d’une approche pacifiée — dont elle fait partie — soient « stupidement » accusés d’être des  « victimes d’ingérence », qualifiant cette posture d’incohérente, d’autant plus dans le contexte de la visite du pape Léon XIV.

Ségolène Royal prône un équilibre maghrébin

Ségolène Royal ironise sur les accusations d’ingérence en interpellant « L’Algérie fait-elle de l’ingérence au Vatican ? Et donc de l’ingérence en Italie, en Allemagne, en Espagne, et même aux États-Unis ? ». Selon elle, ces pays ne s’embarrassent pas de telles considérations, soulignant qu’ils « viennent de doubler leurs échanges » avec l’Algérie et sont aujourd’hui « trop contents tous de prendre la place des entreprises françaises ».

C’est « affligeant », a conclu la présidente de l’association France-Algérie, une structure qui s’était illustrée en contribuant au dégel des relations diplomatiques entre Paris et Alger au terme d’une grave crise de près de deux ans.

En conclusion, elle a appelé à un changement profond de doctrine diplomatique : « On doit s’entendre avec tous nos voisins, l’Algérie comme le Maroc », ainsi qu’avec « tous les pays méditerranéens pour construire un avenir commun ». Une démarche qu’elle oppose à la politique actuelle du « diviser pour régner, dans une pulsion néocoloniale toxique d’un autre âge ».

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