Deux bus mythiques d’Alger reprennent vie au musée de l’ETUSA

L'ETUSA a inauguré en juillet 2024 le musée Tahar-Rabia à Belouizdad, premier du genre en Algérie, qui retrace plus de 140 ans d'histoire des transports urbains à Alger.
Les pièces maîtresses sont les bus mythiques restaurés, notamment le Berliet PR 100 et le Van Hool rendu célèbre par le film Koudh maatec Allah de 1981.
L'exposition illustre l'évolution depuis les omnibus à chevaux du XIX siècle jusqu'aux bus chinois et électriques qui équipent désormais le réseau.
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TSA Algérie
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Le cliquetis caractéristique des anciens composteurs de ticket de bus, les grandes vitres coulissantes, un sol en caoutchouc sombre, le grondement assourdissant du moteur diesel : embarquement immédiat dans la machine à remonter le temps au Musée de l’ETUSA : Entreprise de transport urbain et suburbain ou l’ex-Régie syndicale des transports algérois (RSTA) .
L’ETUSA a inauguré en juillet 2024 le Musée Tahar-Rabia, (du nom du chahid et ancien employé de cette entreprise).
Un musée consacré à l’histoire des transports urbains à Alger. Situé au centre de formation de l’entreprise, dans la commune de Belouizdad, il retrace plus de 140 ans d’évolution des transports publics à Alger.
Les anciens bus mythiques restaurés
Ce qui émerveille le plus les visiteurs, c’est de revoir les anciens bus, en circulation dans les années 1980 et même avant. Aujourd’hui ces véhicules ont complètement fait peau neuve, offrant une véritable bouffée de nostalgie à tous ceux qui les ont empruntés pour leurs déplacements.
Le plus emblématique est le Berliet PR 100, un autobus urbain, avec ses fenêtres coulissantes, ses barres métalliques chromées, ses ‘receveurs’ portant un bel uniforme. Ou encore le fameux et increvable Van Hool qui a été immortalisé dans le film culte Koudh maatec Allah du réalisateur Hadj Rahim qui a été tourné en 1981, avec Hassan el hassani, Mahmoud Aziz, Mohamed Debbah.
Assis dans leur mini-cabine vitrée, ils pressaient les passagers : ‘d’avancer à l’arrière’ (une tirade devenue culte), surtout aux heures de pointe lorsque les bus étaient bondés. Il fallait alors jouer des coudes et accepter de se faire écrabouiller les orteils si on voulait rentrer chez soi, avant la tombée de la nuit.
Ce musée, le premier de ce genre en Algérie, constitue un riche patrimoine à préserver. Il remonte le temps et raconte l’évolution du transport dans la capitale depuis les omnibus à chevaux de la fin du XIX e siècle jusqu’aux bus modernes. Signe des temps qui changent : l’ETUSA qui a longtemps utilisé des bus de fabrication européenne (Berliet, Van Hool) utilise désormais des bus made in china et s’est même dotée de quelques bus électriques.
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