A la base du développement local
La prochaine rentrée sociale coïncide avec les préparatifs des élections locales attendues avant fin d'année, les citoyens espérant un renouvellement des assemblées communales et de wilaya pour combler les retards dans les infrastructures vitales.
Le réseau routier communal, représentant 50 % des routes nationales, souffre d'un entretien défaillant sous la responsabilité des APC, entraînant une dégradation durable des voies secondaires et une insécurité accrue.
Une gestion locale efficace exige la concertation entre élus et société civile, permettant des solutions innovantes comme l'éclairage public piloté par de jeunes entrepreneurs pour améliorer le cadre de vie.
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El Watan
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A l’ordre du jour dans les administrations centrales, en coordination avec les instances de wilaya, la prochaine rentrée sociale, examinée notamment dans son volet scolaire et en lien avec la période automnale, coïncidera avec l’amorce des préparatifs pour la tenue des élections locales prévues avant la fin de l’année. La perspective du renouvellement des assemblées communales et de wilaya est fort attendue par les citoyens, en raison des retards qui subsistent dans des secteurs ayant un impact direct sur leurs conditions de vie. La mise à niveau de l’infrastructure routière, priorisée ces derniers jours dans le contexte douloureux de la multiplication des accidents de la circulation impliquant des bus de transport de voyageurs, est parmi les requêtes récurrentes formulées par les habitants à travers les différentes localités du pays.
Lors des interventions ministérielles devant les députés au cours de la précédente législature, il a été régulièrement souligné que 50% du réseau routier national étaient des routes communales, et leur entretien relève donc des prérogatives et des missions des Assemblées populaires communales (APC). La grande mobilisation observée présentement au sein de l’administration publique, dans le cadre du suivi de l’état du réseau routier et autoroutier et à l’effet de «faire le point sur les opérations de maintenance à l’échelle nationale», a vocation à gagner les instances locales et à susciter un même niveau d’engagement dans les assemblées élues.
Les lacunes enregistrées dans l’aménagement et la rénovation des voies de communication de base amènent de nombreux citoyens à conclure à une défaillance structurelle des instances communales, n’arrivant pas à asseoir un fonctionnement régulier et optimal des services techniques en charge de la conception et du suivi des projets destinés à l’amélioration du cadre de vie des administrés. La détérioration des chemins communaux et des voies secondaires les plus empruntés par les habitants fuyant la congestion des routes nationales s’installe dans la durée, plongeant ces derniers dans l’incompréhension, ne pouvant expliquer l’inaction des responsables locaux devant des situations qui altèrent le rythme, mais aussi la qualité de vie au sein de la collectivité.
S’agissant de l’entretien du réseau routier comme d’autres créneaux de la vie locale, le rôle des assemblées élues est cardinal. Leur atout essentiel est d’être en interaction permanente avec la société civile. Des opérations ponctuelles de réfection des routes reliant les villages et les zones d’habitations aux chefs-lieux communaux peuvent être entreprises par des collectifs citoyens, soutenus par des entrepreneurs des travaux publics, lorsque la gestion des affaires locales associe les organisations sociales traditionnelles ou relevant de l’activité associative. En l’absence d’un cadre organisationnel favorisant la collaboration et la coordination entre les responsables des services publics et les acteurs de la société civile, le spectre de l’inertie va se muer en régression, prenant à rebours toutes les ambitions de renouveau dans la vie locale. L’on peut même assister, sans voie de recours, à des détériorations répétées et non résorbées sur les routes, pour divers travaux de canalisation.
La réhabilitation d’une gestion efficiente des affaires communales est une préoccupation première chez les citoyens, convaincus que la consolidation de la dynamique de développement local s’appuie sur la modernisation des infrastructures et des équipements de base. L’ampleur du chantier, couvrant les dossiers relatifs au réseau routier, à l’environnement, aux transports et à la viabilisation des zones d’activités, requiert la conjugaison des efforts et la consécration de la démarche de concertation intégrant les potentialités présentes au sein de la société.
A l’heure où une lutte vigoureuse est engagée par les services de sécurité contre les bandes de quartier, des questions élémentaires se posent dans de nombreuses collectivités locales, dont l’état de l’éclairage public. En tenant compte des exigences liées à la consommation d’énergie, des solutions innovantes peuvent être mises en œuvre en sollicitant les compétences et les initiatives entrepreneuriales des jeunes.
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