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Hommage au professeur aguercif

Par Mahmoud Touhami3 min de lecture
Hommage au professeur aguercif
Résumé IA

Le professeur Méziane Aguercif, né en 1935 à Allaghan et formé en France et en Suisse, a marqué la pédiatrie algérienne par une carrière exceptionnelle.

De retour en Algérie en 1973, il a dirigé le service de pédiatrie du CHU d'Oran et fondé le centre Emir Abdelkader de Misserguine spécialisé en onco-hématologie pédiatrique.

Professeur agrégé, directeur d'institut et président de la société algérienne de pédiatrie, il a modernisé la discipline en introduisant la recherche appliquée et les sous-spécialités.

Son héritage perdure à travers un réseau hospitalier performant, de nombreuses publications et des générations de médecins formés sous sa direction.

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Le Quotidien d'Oran

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Le Pr. Aguercif né le 24 février 1935 à Allaghan (Akbou, W. de Béjaia) a étudié en France où la grève des étudiants algériens lui fait connaître les prisons de Lyon et de Fresnes ainsi que les camps de Larzac et de Vadenay. Il achèvera ses études de médecine en 1963 à l’université de Genève où il effectue sa spécialité de pédiatrie comme assistant de 1963 à 1968. Il occupera le poste de chef de clinique en pédiatrie à l’hôpital cantonal de Genève et aux hospices civil de Lyon en 1969 et celui de chercheur en hématologie et transfusion sanguine au même l’hôpital cantonal de Genève de 1970 à 1971. Il complètera sa formation par un diplôme d’études appliquées de biologie en 1971 à la faculté des sciences de Lyon et soutiendra sa thèse de privat-docent en pédiatrie et hématologie en 1972.

Lorsqu’il regagne l’Algérie en 1973, il obtient l’équivalence de professeur agrégé à l’université d’Alger et est nommé chef de service de pédiatrie au CHU d’Oran, le service Marfan. La restructuration de la pédiatrie oranaise lui permet de créer un nouveau service de pédiatrie, le centre Emir Abdelkader de Misserguine, orienté vers les maladies onco-hématologiques pédiatriques, entre autres spécialités, qu’il dote d’un laboratoire de biologie et de recherche cliniques très performant pour l’époque. Il est mis à la retraite d’office en 1991.

Pour résumer sa riche carrière oranaise on peut dire que le Pr. Aguercif aura contribué, le temps d’une génération, au passage d’une pédiatrie des années 50 à une pédiatrie moderne plus proche du modèle anglo-saxon où la pédiatrie générale et la pédiatrie sociale peuvent cohabiter avec des sous-spécialités grâce à la réforme des études et des carrières médicales de 1971 qui promeut les thèses de doctorat en sciences médicales et la recherche appliquée. Les diverses fonctions et responsabilités qu’à assumées le Pr. Aguercif dont celle de professeur chef de service, de chef de projets de recherches (1973-1991), de directeur de l’institut d’études supérieures en sciences médicales de Oran (1985-1986) et de président de la société algérienne de pédiatrie (1988-1989) lui ont permis de valoriser au mieux sa riche expérience.

L’héritage du Pr. Aguercif s’est traduit par la mise en place d’un réseau d’unités et de services hospitaliers assez bien orientés vers des activités spéciales, dont l’établissement hospitalier spécialisé pédiatrique de Canastel venu compléter ce dispositif à la fin des années 90. Sans parler de ses npmbreuses publications et de sa nombreuse descendance faite d’enseignants, de praticiens et de chercheurs qui lui doivent énormément à jamais.

Au nom de mes collègues et de ceux qui ont connu Méziane Aguercif, j’adresse mes condoléances émues à sa famille et plus particulièrement à Fatiha Méziane qui a beaucoup donné à la pédiatrie oranaise et accompagné son époux en toutes circonstances.

* Pr. émérite en pédiatrie de l’université d’Oran.

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