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Le Hezbollah promet une réponse appropriée

Par Mohamed Mehdi5 min de lecture
Le Hezbollah promet une réponse appropriée
Résumé IA

L'Iran a arrêté deux diplomates français lors d'une réunion secrète, les accusant de préparer un vaste projet de déstabilisation et d'ingérence étrangère.

Au Liban-Sud, des frappes israéliennes sur Ansar et Deir al-Zahrani ont fait onze martyrs civils, dont trois enfants et deux femmes, et dix-neuf blessés.

Le Hezbollah a promis une « réponse appropriée » et appelé le gouvernement libanais à ne pas poursuivre de négociations directes sous médiation américaine.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a confirmé que les victimes du raid sur Ansar n'étaient pas des infrastructures militaires.

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Le Quotidien d'Oran

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Téhéran a annoncé, hier, avoir arrêté «deux diplomates français à une réunion secrète», accusant Paris d’ingérence.

Au Liban, l’entité sioniste continue d’occuper des positions au du pays et d’attaquer les villes de cette région. Hier, sous prétexte de viser des «infrastructures du Hezbollah», l’armée génocidaire d’Israël a commis deux massacres dans les villes d’Ansar et Deir al-Zahrani, faisant au moins 11 martyrs, dont 3 enfants et 2 femmes, ainsi que 19 blessés. Le Hezbollah a promis une «réponse appropriée».

Le ministère iranien du Renseignement met en garde la France contre toute ingérence

«Les services de sécurité iraniens ont procédé à l’arrestation de diplomates français lors d’une réunion secrète», a rapporté, hier, l’agence Tasnim, citant un communiqué du ministère du Renseignement.

«Dans le cadre d’une enquête sur une importante affaire d’influence et d’ingérence étrangères, et en exécution d’une décision de justice, les services de sécurité ont découvert la présence illégale de deux diplomates français lors d’une réunion secrète», affirme le communiqué, précisant qu’après la «vérification de leur identité», les deux diplomates «ont ensuite été remis à l’ambassade de France à Téhéran en présence de la police diplomatique».

Selon Tasnim, «les documents saisis sur les lieux du crime» lors de l’enquête du ministère du Renseignement ont révélé un «projet d’une opération de déstabilisation» menée par la France. «Les conclusions préliminaires confirment la planification d’un vaste projet visant à exercer une influence et une ingérence étrangères, préparant le terrain pour saper l’indépendance du pays en identifiant des individus et en établissant des réseaux clandestins et des communications secrètes, tant au niveau national qu’international», affirme le communiqué du ministère, rapporté par Tasnim.

La même source a indiqué que des documents saisis portent «la signature de l’ancien ambassadeur de France en Iran». En outre, Téhéran exige du gouvernement français «d’assumer la responsabilité de ses actions illégales et interventionnistes et de fournir des éclaircissements concernant cette affaire».

Le communiqué du ministère iranien du Renseignement précise que «les investigations concernant ce dossier se poursuivent et que des informations complémentaires seront communiquées ultérieurement ».

Le gouvernement libanais interpellé

Sous prétexte de viser des «infrastructures militaires du Hezbollah», l’armée génocidaire israélienne a commis, hier matin, deux massacres contre des civils au Sud-Liban, dans les villes de Deir al-Zahrani et Ansar.

Le dernier bilan disponible, annoncé par le ministère libanais de la Santé, fait état de 11 martyrs et de 19 blessés. Parmi ces victimes, on dénombre 4 martyrs et 5 blessés à Deir al-Zahrani, ainsi que 7 martyrs et 3 blessés dans la ville d’Ansar, selon l’Agence libanaise d’information. La presse locale a fait état d’au moins 3 enfants et de 2 femmes font partie des martyrs du massacre israélien à Ansar.

«L’ennemi israélien a mené trois frappes aériennes visant les hauteurs d’Ali al-Taher et les environs de la ville d’Ansar, dans le district de Nabatieh. L’une de ces frappes a entraîné la destruction d’une maison habitée et la mort de six personnes ; ce bilan n’est pas encore définitif», ont rapporté des médias libanais.

Selon des médias libanais, les deux massacres israéliens contre des civils libanais ont été commis immédiatement après l’échec des forces sionistes de progresser vers de nouvelles positions sur les collines d’Ali Taher, à Nabatieh, repoussées par les combattants du Hezbollah. Bilan : des dizaines de blessés parmi les soldats sionistes.

«L’ennemi israélien doit comprendre que ses attaques et ses tentatives d’imposer le fait accompli ne peuvent se poursuivre et recevront une réponse adéquate», a déclaré hier le Hezbollah après les attaques sionistes.

Le Hezbollah a également appelé le gouvernement libanais à «ne pas s’obstiner à poursuivre des négociations directes» et de «miser sur les garanties et la médiation américaines, car les Américains sont complices des crimes de l’ennemi israélien».

Le président de la République, le président du Parlement, et le Premier ministre libanais ont condamné les massacres israéliens. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a confirmé que «les martyrs du raid israélien sur Ansar ne sont pas des infrastructures militaires, pas plus que les enfants et les femmes».

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