La position algérienne : La FAF, prudente face à la crise Infantino

Par Rédaction Web El Watan3 min de lecture
La position algérienne : La FAF, prudente face à la crise Infantino
Résumé IA

La Fédération algérienne de football (FAF), dirigée par Walid Sadi, adopte une posture d'observation prudente face à la crise traversée par le président de la FIFA Gianni Infantino, sans s'associer aux déclarations de soutien publiques.

L'Algérie ne figure pas parmi les six fédérations arabes — Qatar, Maroc, Égypte, Liban, Soudan et Mauritanie — qui ont récemment affiché leur « plein soutien » à Infantino, alors que l'UEFA, la Concacaf et la Confédération asiatique lui demandent de partir.

Sur le plan continental, la FAF appartient à une CAF qui soutient officiellement Infantino via son président Patrice Motsepe, mais le vote africain ne sera pas nécessairement unifié lors de l'élection présidentielle de mars 2027.

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A ce stade, Alger observe donc plutôt qu’il ne choisit son camp. Une prudence qui pourrait devenir significative si la crise d’Infantino se transforme en véritable bataille de clans au sein de la FIFA. Alors que Gianni Infantino traverse l’une des plus graves crises de sa présidence, la Fédération algérienne de football (FAF), dirigée par Walid Sadi, adopte une posture pour le moins discrète.

Elle ne figure pas parmi les six fédérations arabes, Qatar, Maroc, Égypte, Liban, Soudan et Mauritanie, qui ont récemment affiché publiquement leur «plein soutien » au président de la FIFA. Cette absence est d’autant plus notable que le Maroc et le Qatar, deux signataires du communiqué, occupent une place importante dans l’agenda et le lobbying pour Infantino : le Qatar a accueilli le Mondial 2022 et le Maroc doit coorganiser celui de 2030. Pour autant, il serait prématuré d’y voir une rupture avec le président de la FIFA : la FAF n’a, à ce stade, formulé publiquement ni soutien ni opposition à sa candidature, ni commenté son fiasco de privatisation de la Coupe du monde.

Une position différente du bloc arabe

Le silence algérien tranche avec la démonstration d’unité de six fédérations arabes, qui ont réaffirmé leur confiance à Infantino alors que l’UEFA, la Concacaf et la Confédération asiatique de football (AFC) lui demandent désormais de partir. Cette prudence est d’autant plus intéressante que les fédérations nationales disposent chacune d’un vote lors de l’élection présidentielle de la FIFA. Le soutien officiel d’une confédération ne signifie donc pas nécessairement que ses 54 fédérations membres voteront de manière identique. Les observateurs soulignent d’ailleurs que le soutien de la CAF à Infantino ne garantit nullement l’unité du vote africain en mars 2027.

Le paradoxe africain

Sur le plan continental, la situation est plus complexe. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a confirmé son soutien à Infantino et défendu l’idée que son avenir doit être tranché par les 211 associations membres lors de l’élection de mars 2027.
La FAF se trouve donc dans une position particulière : elle appartient à une confédération qui soutient officiellement Infantino, tout en ne s’étant pas associée, jusqu’ici, aux déclarations de soutien les plus explicites venues du monde arabe. Ce décalage ne constitue pas une opposition déclarée, mais il témoigne d’une certaine prudence au moment où les rapports de force commencent à se recomposer.

S. A. H.

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