Il a entamé hier une visite d’inspection de trois jours à l’est du pays : Djellaoui met le chantier du corridor minier sous pression

Le ministre Abdelkader Djellaoui a lancé une inspection de trois jours dans l'est pour accélérer le corridor ferroviaire minier de 422 km entre Annaba et Bled El Hadba.
À Annaba, le port phosphatier progresse avec 680 pieux sur 1332 posés et 1,2 million de m³ de sable installés via une technique de consolidation inédite.
Il a inauguré un pont à El Hadjar supprimant un passage à niveau, puis pressé l'achèvement du tunnel n°3 à El Tarf où deux tunnels sont déjà livrés.
Sur le tronçon guelmois de 72 km, il a contrôlé cinq ponts, un viaduc de 2,9 km et un tunnel, exigeant le respect des délais contractuels.
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«Il faut intensifier la présence sur le terrain, renforcer la coordination et accélérer le rythme des travaux afin d’achever les différents ouvrages dans les délais fixés», a insisté le ministre des Travaux publics.
Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a entamé hier une tournée de trois jours dans l’est du pays, consacrée au suivi de l’un des plus importants chantiers d’infrastructures liés au projet de phosphate intégré (PPI). De l’extension du port phosphatier de Annaba aux ouvrages d’art de Guelma, en passant par El Hadjar et El Tarf, Abdelkader Djellaoui a engagé une inspection serrée du futur corridor ferroviaire minier Est. Une tournée de terrain de trois jours destinée à mesurer le rythme réel des travaux, renforcer la mobilisation des entreprises et surtout sécuriser le calendrier d’un projet de 422 km appelé à relier Annaba au gisement de Bled El Hadba, à Tébessa. Ce déplacement n’a rien d’une visite protocolaire. La succession des chantiers inspectés, la diversité des ouvrages contrôlés et la répétition des mêmes instructions traduisent une volonté claire de maintenir la pression sur les entreprises. «Il faut intensifier la présence sur le terrain, renforcer la coordination et accélérer le rythme des travaux afin d’achever les différents ouvrages dans les délais fixés», a insisté le ministre au cours de ses inspections. La tournée a commencé à Annaba par le chantier d’extension du port phosphatier qui prévoit notamment la réalisation d’un nouveau quai minéralier intégré au PPI. Sur cette infrastructure, appelée à constituer le débouché maritime de la future chaîne minière et industrielle de l’Est, les travaux progressent sur plusieurs fronts. En effet, plus de 680 pieux sur les 1332 prévus ont déjà été battus. Parallèlement, les équipes poursuivent la réalisation de la digue en enrochements ainsi que le remblaiement de la plateforme et des fonds du quai. Depuis le 15 juin, environ 1,2 million de mètres cubes de sable marin ont été mis en place au moyen d’une drague spécialisée. Les travaux portent également sur la réalisation des poutres en béton armé et la préparation des dalles préfabriquées destinées à constituer la superstructure du quai. La digue fait parallèlement l’objet d’un renforcement avec la pose de cubes en béton préfabriqué destinés à améliorer sa résistance à la houle. Le chantier se distingue aussi, selon Djellaoui, par l’introduction d’une technologie de consolidation profonde des sols par drains verticaux préfabriqués (PVD). «Utilisée pour la première fois en Algérie, cette technique vise à maîtriser les tassements du terrain et à renforcer sa capacité portante avant la réalisation de la superstructure», a-t-il détaillé. Le ministre a également suivi les opérations d’approvisionnement de la digue, avec l’ouverture d’une nouvelle zone d’intervention permettant d’acheminer les pierres et les roches par voie terrestre, directement à travers l’ancienne digue, en complément des opérations réalisées par mer. A l’issue de cette inspection, M. Djellaoui a appelé les entreprises à renforcer le suivi de proximité et la coordination entre les différents intervenants. «Tous les moyens doivent être mobilisés pour accélérer les travaux, renforcer la coordination entre les entreprises et garantir l’achèvement des différents ateliers dans les délais impartis», a-t-il insisté. A El Hadjar, le ministre, accompagné du wali de Annaba, a procédé à la mise en service du pont supérieur implanté au PK 10, au niveau de la station du quartier El Tahrir. Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre du projet de ligne minière Est Annaba–Bled El Hadba. Sa mise en service permet de supprimer le passage à niveau existant au niveau de la station d’El Hadjar. Une opération qui renforce la sécurité et améliore la fluidité de la circulation dans cette zone traversée par le futur corridor ferroviaire. A El Tarf, le chantier change de configuration. Au PK 30, dans la commune de Chihani, Abdelkader Djellaoui a inspecté les travaux du tunnel n°3, inscrit dans le projet d’évitement d’El Hadjar. Le tronçon traversant la wilaya compte 3 tunnels. Deux ont déjà été achevés et livrés, tandis que le 3e demeure en chantier dans un environnement marqué par des conditions géologiques complexes. Après avoir pris connaissance des données techniques relatives à l’ouvrage, le ministre a demandé une mobilisation accrue des moyens humains et matériels afin d’améliorer la productivité du chantier. «Nous devons renforcer les moyens engagés sur les chantiers, accélérer les travaux et veiller au strict respect des normes de qualité et de sécurité afin de livrer l’ouvrage dans les délais contractuels», a-t-il souligné.
Guelma, concentration d’ouvrages majeurs
A Guelma, l’inspection s’est concentrée sur le tronçon Aïn Senour–Bouchegouf, long de 72 km, où la réalisation de nombreux ouvrages d’art constitue l’un des principaux enjeux techniques du tracé. Le ministre a d’abord inspecté les travaux des ponts n°1 et n°2, dont il a relevé le rythme d’exécution et le niveau d’avancement. Il a appelé les entreprises à maintenir cette cadence et à mobiliser l’ensemble des moyens humains et matériels nécessaires. «Il faut préserver cette cadence et, lorsque cela est nécessaire, renforcer les moyens pour accélérer davantage l’exécution et achever les ouvrages dans les délais prévus», a-t-il recommandé. Le pont n°3 a ensuite fait l’objet d’une inspection. Le ministre a réitéré ses instructions en faveur d’une accélération des travaux et d’une mobilisation suffisante pour garantir l’achèvement de l’ouvrage conformément au calendrier contractuel. «L’objectif est de maintenir l’effort, d’accélérer les travaux et de garantir la disponibilité du tronçon dans les échéances fixées», a-t-il insisté. Le contrôle s’est poursuivi avec les ponts n°4 et n°5, où le ministre a constaté une cadence jugée satisfaisante.
Là encore, il a demandé aux entreprises de ne pas relâcher leurs efforts. «Nous devons conserver cette cadence et mobiliser tous les moyens nécessaires pour achever ces deux ouvrages et les mettre en service dans les meilleurs délais», a-t-il déclaré. La visite a ensuite porté sur le viaduc n°6, l’un des ouvrages d’art les plus importants du tronçon. D’une longueur de 2,9 km, cette infrastructure constitue un élément déterminant de la continuité du tracé. Après avoir pris connaissance de son état d’avancement, Abdelkader Djellaoui s’est félicité de la bonne dynamique enregistrée sur le chantier, tout en appelant à maintenir la cadence. «Il faut maintenir cet effort, renforcer le rythme de travail et mobiliser tous les moyens humains et matériels nécessaires pour achever les travaux dans les délais impartis et livrer cette infrastructure dans les meilleurs délais», a-t-il indiqué. La surveillance s’est enfin portée sur le tunnel n°2, situé au PK 75 et intégré au même tronçon Aïn Senour–Bouchegouf. Le ministre a inspecté les différents ateliers avant de suivre une présentation technique détaillée consacrée à l’état d’avancement du chantier et au programme restant à réaliser. Satisfait de la dynamique observée sur le terrain, Abdelkader Djellaoui a réaffirmé l’importance de maintenir le rythme jusqu’à l’achèvement de cet ouvrage stratégique. «La bonne dynamique enregistrée doit être maintenue. Tous les moyens nécessaires doivent rester mobilisés afin d’achever cet ouvrage stratégique dans les meilleurs délais», a-t-il affirmé. La multiplication des inspections à Guelma révèle la densité des contraintes auxquelles est confronté le corridor. Ponts, viaduc et tunnels constituent autant de points sensibles, dont l’avancement doit être synchronisé pour éviter qu’un retard localisé ne compromette la progression de l’ensemble du tracé. Cette logique explique aussi le choix du ministre d’intégrer à sa tournée des visites nocturnes. Il s’agit de vérifier directement le rythme des travaux durant la nuit, le niveau de mobilisation des engins et des équipes, et la capacité des entreprises à assurer la continuité des opérations. Long de 422 km, le corridor ferroviaire minier Est traverse cinq wilayas, Annaba, El Tarf, Guelma, Souk Ahras et Tébessa. Il doit relier le gisement de Bled El Hadba aux infrastructures industrielles et portuaires de l’Est, et constitue l’un des principaux maillons logistiques du PPI. A travers cette tournée, le ministère des Travaux publics entend donc soumettre chaque maillon du futur corridor au même impératif de performance. Du quai minier de Annaba aux tunnels et grands ouvrages de Guelma, l’enjeu est désormais de synchroniser les chantiers pour transformer progressivement une succession d’ouvrages en une chaîne ferroviaire continue, capable d’accompagner la montée en puissance du projet minier. La tournée de Abdelkader Djellaoui se poursuivra à Souk Ahras puis à Tébessa, où de nouveaux points du tracé seront examinés. Les prochaines étapes permettront de compléter l’état des lieux de ce corridor stratégique et de mesurer, jusqu’à Bled El Hadba, la progression d’un chantier appelé à jouer un rôle central dans la transformation industrielle de l’Est algérien.
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