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Jusqu’à 850 DA/kg : « Himayatec » réclame toute la lumière sur le marché de la banane

Par Amina Aouadi4 min de lecture
Jusqu’à 850 DA/kg : « Himayatec » réclame toute la lumière sur le marché de la banane
Résumé IA

L'organisation de défense des consommateurs Himayatec exige des prix de référence et un contrôle renforcé du marché de la banane, dont le kilo a atteint 850 DA avant de redescendre vers 650 DA.

Elle dénonce l'opacité de la chaîne de distribution et s'interroge sur l'origine des surcoûts, qu'ils proviennent de l'importation, du gros ou du détail.

Les importations s'accélèrent toutefois depuis juillet avec l'arrivée de volumes importants dans les ports algériens pour réapprovisionner le marché régulièrement.

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Face à une hausse vertigineuse des cours de la banane et à sa raréfaction sur les étals, l’Organisation algérienne de défense du consommateur « Himayatec » donne la voix.

Elle réclame l’instauration urgente de prix de référence et un contrôle renforcé du marché pour stopper la spéculation.

Devenu un produit au coût prohibitif qui « pèse lourdement sur le budget du consommateur », ce fruit s’est même volatilisé des rayons de plusieurs points de vente à travers le pays.

Dans un communiqué rendu public, l’Organisation algérienne de défense du consommateur « Himayatec » a tiré la sonnette d’alarme. L’association appelle formellement les autorités compétentes à fixer des prix de référence pour la banane.

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Une mesure jugée indispensable pour encadrer le marché et traquer les hausses injustifiées, d’autant plus que ce produit est directement adossé aux cours et mécanismes du marché international.

Opacité sur la chaîne de distribution

Au-delà du simple constat, « Himayatec » s’interroge sur les véritables mécanismes de fixation des prix et pointe du doigt l’opacité du circuit commercial : Qui contrôle le marché de la banane  ? Ces surcoûts s’opèrent-ils dès l’étape de l’importation, s’accumulent-ils au niveau des grossistes et intermédiaires, ou sont-ils appliqués au stade de la vente au détail ?

L’organisation souligne dans son communiqué que cette hausse a conduit à la disparition du produit dans de nombreux commerces, les prix pratiqués étant devenus insoutenables pour le pouvoir d’achat des citoyens.

Jusqu’à 850 DA/kg : un marché sous tension

Ces derniers temps, les étals algériens ont enregistré des sommets historiques, le kilogramme de banane ayant frôlé les 850 DA, avant de refluer légèrement pour s’établir autour de 650 DA sur certains marchés. Malgré cette baisse relative, les tarifs demeurent hors de portée pour une grande partie des ménages.

Face à cette situation, l’organisation insiste sur la nécessité absolue de renforcer la transparence dans la fixation des marges et d’intensifier les contrôles à toutes les étapes de la commercialisation, afin de protéger les consommateurs contre les abus et les pratiques spéculatives.

Toutefois, face à cette tension, les opérations d’importation connaissent désormais un coup d’accélérateur net, porté par une accélération des domiciliations bancaires suite à l’obtention des autorisations du ministère du Commerce extérieur délivrées en juillet.

Selon Echorouk, les acteurs de la logistique accélèrent le cadencement dans les ports, où d’importants volumes de bananes arrivent depuis le début du mois d’août pour réapprovisionner le marché national de façon régulière.

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