La terre tangue
Les catastrophes naturelles — séismes, affaissements, inondations, incendies et canicules — s'intensifient et se multiplient à travers le monde, dépassant les simples anomalies climatiques.
La science peine à expliquer comment le dérèglement climatique perturbe aussi les entrailles de la Terre, plongeant les populations dans un stress continu face à l'imprévisible.
L'humanité, bien que désarmée face à la puissance de la nature, détient l'intelligence et la solidarité comme seules armes pour survivre à ces malheurs programmés.
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Le Quotidien d'Oran
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Des morts et des drames par centaines à travers le monde causés par la nature folle, écrasant et pillant de jour en jour la moindre velléité d’optimisme pour rassurer sur le futur.
Il semble qu’il n’est plus dorénavant question que les tremblements de terre s’en tiennent aux avertissements tempérés coutumiers avec de légers pas de danse soumis au rythme de deux à trois degrés Richter. La nouvelle mesure a presque triplé.
Le lot des catastrophes a élargi ses variétés. Aux séismes dévastateurs, se sont joints les affaissements de terrains, les inondations et les déluges des feux des incendies contredisant les sécheresses et les insoutenables canicules.
Ce ne sont pas seulement des anomalies dues à un dérèglement climatique. Auquel cas les scientifiques auront du mal à expliquer comment un déphasage du climat peut bouleverser les entrailles de la terre et soumettre les populations mondiales à un stress interminable sans se perdre dans les méandres des théories.
On aura beau s’échiner à chercher les justes raisons des terrifiants remous de la planète, on ne pourra déduire finalement que les malheurs renvoient toujours à la fatalité. En la circonstance, nourrir de l’optimisme conduit à conclure que seul quelque chose ne tourne pas rond alors que c’est la terre entière qui ne se contente pas de tanguer.
L’espèce humaine s’est habituée aux confinements. Elle serait en passe, pour une grande partie d’entre elles, à se soumettre aux grands aléas de la vie. Affronter la nature et le climat est d’avance une bataille perdue. Mais il demeure que l’homme est dépositaire d’une intelligence fabuleuse comme arme pour le protéger pour peu qu’elle soit avec sagesse guidée. Celle-là, mère de la solidarité et de la concorde humaines renforcées est seule capable de le sauver de toutes les malédictions rampantes programmées.