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Céréales, soja, maïs, production animalière… : Un rapport de l’USDA s’intéresse à la production agricole en Algérie

Par Nadjia Bouaricha6 min de lecture
Céréales, soja, maïs, production animalière… : Un rapport de l’USDA s’intéresse à la production agricole en Algérie
Résumé IA

Le rapport de l’USDA prévoit une production céréalière algérienne de 4,65 millions de tonnes pour 2026, dont 3,2 millions de tonnes de blé tendre (+7 % sur 1,8 million d’hectares), mais les importations restent massives à 9,3 millions de tonnes.

La production d’orge progresse de 13 % à 1,35 million de tonnes, les tourteaux de soja bondissent à 1,74 million de tonnes et l’huile de soja à 401 000 tonnes, tandis que maïs, avoine et huile d’olive stagnent ou reculent.

La viande bovine augmente de 4 % à 140 000 tonnes ; l’Algérie a acheté 1,52 million de tonnes de blé meunier fin juillet‑août à 289‑290 $/t, la consommation nationale devant atteindre 12,6 millions de tonnes en 2026‑27.

Le président Tebboune vise l’autosuffisance en blé dur pour réduire la facture d’importation de 1,5 milliard de dollars, reconnaît la spéculation sur les viandes et promet un accompagnement accru des agriculteurs.

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Une hausse de l’ordre de 7% de la production de blé tendre est soulignée par le rapport, qui estime cette production à 3,2 millions de tonnes, pour une surface de culture évaluée à 1,8 million d’hectares.

En utilisant des données satellitaires, le département américain de l’Agriculture (USDA) a rendu public ses prévisions de production agricole mondiale. L’Algérie a fait partie des zones examinées en lui prévoyant un rendement global de la production céréalière de l’ordre de 4,65 millions de tonnes pour la campagne 2026. Une hausse de l’ordre de 7% de la production de blé tendre est soulignée par le rapport, qui estime cette production à 3,2 millions de tonnes, pour une surface de culture évaluée à 1,8 million d’hectares. Cette hausse ne suffit pourtant pas à couvrir les besoins nationaux en blé, puisque les importations de blé représentent, pour la campagne en cours, un niveau de 9,3 millions de tonnes, ce qui est largement supérieur aux quantités produites localement. La consommation nationale de blé ne cesse elle aussi de progresser, passant de 11,57 millions de tonnes pour la campagne 2022/2023 à 12,25 millions de tonnes pour celle de 2025/26. Le rapport prévoit que la consommation nationale passerait à 12,575 millions de tonnes durant la campagne 2026/27. L’Algérie ne cesse de faire appel au marché international afin de pouvoir couvrir les besoins nationaux en blé, ce qui représente une pression accrue sur son budget. La dernière acquisition en date remonte à il y a une semaine, lorsque l’Office interprofessionnel des céréales (OAIC) a acheté environ 720 000 tonnes métriques de blé meunier dans le cadre d’un appel d’offres international clôturé le 5 août, à des prix compris entre 289 et 290 dollars la tonne, rapportent des négociants cités par Reuters. Le 17 juin, l’Algérie avait fait l’acquisition de 800 000 tonnes de blé meunier.
Lors de son dernier entretien avec la presse, le président Abdelmadjid Tebboune est revenu sur la campagne 2024/25 qui n’a pas tenu ses promesses en terme d’autosuffisance en céréales. M. Tebboune a assuré que cette année verra la réalisation de l’autosuffisance en blé dur, en attendant d’avoir plus de résultats en matière de production de blé tendre. Le boom attendu pour la récolte de blé dur permettra de réduire la facture d’importation de plus de 1,5 milliard de dollars. Le mode de consommation devrait, quant à lui, favoriser une plus grande orientation sur le blé dur afin de réduire la dépendance vis-à-vis du blé tendre importé. «Le secteur agricole s’oriente vers l’autosuffisance dans la plupart des filières agricoles, à l’exception de celle des viandes, qui souffre encore de la spéculation», soutenait le président de la République. Tout en promettant que l’Etat continuera ses efforts pour faire face à la spéculation, M. Tebboune a rappelé son engagement pour accompagner les investisseurs et agriculteurs dans l’objectif d’atteindre des rendements exceptionnels cette année.

Hausse de la production de l’orge

La campagne moisson-battage vise, faut-il le souligner, un objectif de 50 millions de quintaux de céréales. Le rapport de l’USDA fait, par ailleurs, état d’une hausse de la production de l’orge de l’ordre de 13% pour atteindre 1,35 million de tonnes, contre 1,2 million au cours de la campagne précédente, pour une surface de culture consacrée estimée à 1 million d’hectares. Cette augmentation est favorisée par les conditions météorologiques marquées par de fortes précipitations permettant une bonne irrigation des cultures.
La même source constate une hausse importante dans la production de tourteaux de soja en passant de 1,29 million de tonnes à 1,74 million de tonnes. La production de tourteaux de soja est en constante évolution, fait remarquer le même rapport, en constatant le passage d’une moyenne décennale, 2026-2025, de 758 000 tonnes, à une production de 1,29 million en 2024-2025, puis 1,74 million en 2025-2026. L’Algérie a multiplié ces dernières années les unités de trituration de graines de soja, notamment pour assurer une production locale d’aliments de bétail. La production d’huile de soja a connu elle aussi une progression notable en passant de 297 000 tonnes en 2024 à 401 000 tonnes en 2025. Les productions de maïs et d’avoine connaissent toutefois une stagnation, puisque aucune évolution n’a été constatée par les données satellitaires. Ainsi, la production de maïs est restée au même niveau de la campagne précédente avec 12 000 tonnes métriques produits, alors que la production d’avoine est estimée à 105 000 tonnes métriques (80 000 hectares). Notons que le maïs est un produit qui est fortement importé par l’Algérie pour des quantités se comptant en millions de tonnes, alors que les surfaces de culture locale demeurent très faibles (2000 hectares seulement).
Le rapport de l’USDA s’est par ailleurs intéressé à la production d’huile d’olive et relève une diminution de l’ordre de 11% par rapport à la campagne précédente, en passant de 85 000 tonnes en 2024/25 à 76 000 tonnes en 2025/26. Concernant la production animalière, la même source constate une hausse de 4% de la production de viande de bœuf, qui est passée à 140 000 contre 135 000 tonnes. 

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