Incendiaires du Sahel et de l’Afrique : Les Emirats arabes unis financiers d’Al Qaîda au Mali

Un rapport de l'ONU révèle que les Émirats arabes unis ont versé une rançon de 50 millions de dollars à Al-Qaïda au Mali fin 2025, finançant l'offensive du JNIM au Sahel.
Ces fonds ont financé le JNIM au Sahel, la branche yéménite d'Al-Qaïda et sa direction en Iran ou Afghanistan, le groupe comptant 7000 à 8000 combattants au Mali, Burkina Faso, Niger, Bénin et Togo.
Ce montant dépasse largement les rançons habituelles de 4 à 6 millions de dollars, et si les Émirats nient en affirmant lutter contre le terrorisme, des sources régionales les identifient comme payeurs.
En juin, l'armée malienne a libéré cinq otages chinois à la mine de Massiogo, illustrant l'instabilité persistante du Sahel face aux groupes djihadistes.
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Selon l’ONU, «la majeure partie des fonds est revenue aux combattants opérant au Sahel, mais une partie de l’argent a été versée à la branche d’Al QaÎda au Yémen, ainsi qu’à la direction de cette organisation terroriste, qui se trouve probablement en Iran ou en Afghanistan».
Ces fonds ont joué un rôle clé dans le financement de l’offensive du groupe à travers le Mali.» Il n’y a plus aucun doute, les Emirats arabes unis trempent dans le terrorisme. Embourbés jusqu’au cou dans leurs scandales répétés, leur subversion et leur esprit nihiliste, ils viennent d’être démasqués, encore une fois. «Les Emirats arabes unis ont versé une rançon d’environ 50 millions de dollars pour la libération d’un otage enlevé par des combattants liés à Al Qaîda au Mali à la fin de l’année 2025, qui a contribué à financer l’offensive du groupe en Afrique de l’Ouest ainsi que ses activités internationales», rapporte l’agence Reuters, citant un rapport d’experts de l’ONU daté du 10 août, qui a été présenté lors d’une réunion à huis clos du comité des sanctions du Conseil de sécurité. «Ces fonds ont joué un rôle clé dans le financement de l’offensive du groupe à travers le Mali», indique le même rapport. Ce document, préparé par une équipe chargée de surveiller les activités d’Al Qaîda et de l’Etat islamique pour le compte du Conseil de sécurité de l’ONU, précise que «la majeure partie des quelque 50 millions de dollars reçus en 2025 a été répartie entre les formations de la coalition JNIM opérant au Sahel (organisation militaire et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste, formée le 1er mars 2017 pendant la guerre du Mali)». Très précises, trois sources régionales de Reuters ont déclaré que «les Emirats arabes unis étaient le pays ayant versé la rançon». Selon elles, «après le versement de l’argent, un citoyen émirati ainsi que deux autres étrangers, ressortissants du Pakistan et de l’Iran, ont été libérés». Cependant, le rapport de l’ONU n’identifie pas les otages et ne précise pas quel Etat a effectué le paiement.
«Les effectifs du JNIM au Sahel sont estimés entre 7000 et 8000 combattants»
Bizarrement, un responsable émirati non identifié, interrogé sur l’enlèvement et le paiement de la rançon, n’a pas souhaité commenter les détails de l’affaire. Il a déclaré que «le pays condamnait et combattait l’extrémisme et le terrorisme (…). Les Emirats arabes unis continuent de renforcer leurs efforts de lutte contre le terrorisme en participant activement aux cadres internationaux et régionaux concernés, ainsi qu’en poursuivant leurs efforts visant à tarir les sources de financement de l’extrémisme et à lutter contre l’idéologie extrémiste». Selon l’ONU, «la majeure partie des fonds est revenue aux combattants opérant au Sahel, mais une partie de l’argent a été versée à la branche d’Al Qaîda au Yémen, ainsi qu’à la direction de cette organisation terroriste, qui se trouve probablement en Iran ou en Afghanistan». Le rapport en question indique que «les effectifs du JNIM au Sahel sont estimés entre 7000 et 8000 combattants, dont environ la moitié se trouvent au Mali. Le groupe opère également au Burkina Faso, au Niger, au Bénin et au Togo».
Quant aux experts de l’ONU, ils notent que «les 50 millions de dollars dépassent largement le montant habituel des rançons versées pour des otages étrangers, qui, selon des sources du secteur de la sécurité, se situe entre 4 et 6 millions de dollars». Pour rappel, en juin, l’armée malienne (FAMa) a libéré cinq responsables chinois retenus par un groupe armé sur le site minier de Massiogo, dans le cercle de Kadiolo. Loin d’être un secret, depuis plus de dix ans, des branches de l’Etat islamique et d’Al Qaîda opèrent dans la région du Sahel, déstabilisant la situation au Mali ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger.
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