Sport

Le coin du referee – Penaltys à répétition, ratages à répétition !

Par Salim Oussaci4 min de lecture
Brifa
Résumé IA

L'éditorial dénonce une série de décisions arbitrales controversées ayant favorisé le Maroc, pays hôte de la CAN féminine 2026, avec plusieurs penaltys accordés dans des moments décisifs.

Ces coups de pied de réparation, souvent validés par la VAR, ont systématiquement été manqués par les joueuses marocaines, y compris lors de séances de tirs au but.

L'auteur y voit le symptôme d'une pression excessive sur l'équipe locale et d'une tentation de favoritisme qui fragilise la crédibilité de l'arbitrage africain.

Il rappelle que l'avantage du terrain et du public devrait suffire, sans que le sifflet ne vienne altérer l'équité sportive.

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Toute honte bue, l’histoire semble décidément se répéter. Et avec elle, un drôle de scénario qui interpelle le monde du football africain. Lors de la CAN féminine 2026 au Maroc, le pays hôte s’est encore retrouvé au centre de situations arbitrales pour le moins sujettes à discussion. Avec, à chaque fois, le même étrange épilogue : un penalty accordé dans des moments décisifs… et un ratage au bout du compte. Coïncidence ? Simple concours de circonstances ? Ou symptôme d’une pression devenue trop lourde autour de l’équipe locale l’ayant paralysée et au final complexée ? Chacun se fera son propre jugement. Mais la répétition des faits finit forcément par susciter des interrogations. Lorsque les joueuses du pays organisateur éprouvent les pires difficultés à trouver la faille par leurs propres moyens, l’intervention arbitrale, directe ou après consultation de la VAR, semble parfois devenir le dernier recours. On attend d’abord que le terrain parle. Et lorsque celui-ci ne donne pas satisfaction, voilà que le sifflet ou l’assistance vidéo entre en scène dans des circonstances qui ne manquent pas d’alimenter les débats. Pourquoi alors vouloir instaurer ce climat malsain empreint de doute et de suspicion ? Le plus surprenant reste cependant que ces fameux «coups de pouce» supposés ne produisent finalement aucun effet. Les penaltys accordés dans les derniers instants ou après intervention de la VAR n’ont pas toujours été transformés. Comme si, au bout du compte, le terrain finissait par reprendre ses droits. Et le scénario ne s’est pas arrêté là. Même dans les fatidiques séances de tirs au but, le même constat s’est imposé : la pression, la responsabilité et l’enjeu ont parfois eu raison des espoirs du pays hôte. Comme si, au-delà du sifflet, il existait une autre forme de justice : celle du football lui-même. Voilà précisément pourquoi l’arbitrage doit rester à l’abri de toute tentation de favoritisme. Le pays organisateur bénéficie déjà de l’avantage du terrain, du soutien populaire et de l’environnement qui accompagnent une compétition à domicile. Il n’a nul besoin que l’acte arbitral puisse, de près ou de loin, donner l’impression d’être mis au service d’un résultat. Voilà l’amer constat. Car à force de vouloir influer sur le destin d’une rencontre, on risque surtout de fragiliser la crédibilité de la compétition et de jeter le doute sur le corps arbitral africain. Et lorsqu’une même équipe semble régulièrement bénéficier de décisions litigieuses, la question finit inévitablement par dépasser le simple cadre d’une erreur d’appréciation. Jusqu’où peut aller cette tentation de vouloir peser sur l’acte arbitral, particulièrement dans les phases finales ? Que reste-t-il encore de crédibilité pour ces compétitions à l’échelle continentale organisées dans le même pays ? Jusqu’où peut-on accepter que le sifflet devienne, même involontairement, un acteur du scénario sportif ? Une seule règle devrait pourtant prévaloir : laisser jouer, laisser arbitrer et laisser le résultat se décider sur le terrain. Car dans le football, les trophées gagnés à la loyale restent les seuls dans les mémoires et l’histoire qui méritent véritablement de trôner dans les armoires.

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