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Retrait des bus de 30 ans d’âge et plus : Entre prime à la casse et soutien de l’Etat

Par Aziz Kharoum4 min de lecture
Retrait des bus de 30 ans d’âge et plus : Entre prime à la casse et soutien de l’Etat
Résumé IA

L'Algérie lance un programme national de retrait des autobus âgés de 30 ans et plus, piloté par la Société nationale de récupération et de valorisation (SNRV) qui mobilise ses neuf unités sept jours sur sept.

Environ 200 véhicules ont été traités en trois jours, chaque unité pouvant en démanteler une trentaine par jour, avec une procédure moyenne de 30 minutes et une valeur de rachat basée sur le poids et les métaux récupérés.

L'État accompagne les transporteurs en prenant en charge 20 % du prix d'un autobus neuf, limitant leur apport initial à 10 % et proposant un crédit bancaire sur dix ans pour le reste, tandis qu'une seconde phase ciblera les 30 000 véhicules de 25 ans et plus.

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Chargée de piloter le retrait des autobus âgés de 30 ans et plus, la Société nationale de récupération et de valorisation (SNRV) mobilise ses neuf unités à travers le pays, sept jours sur sept, pour accélérer le traitement des véhicules et accompagner les transporteurs dans le renouvellement de leur parc.

Dans le cadre du dispositif de renouvellement du parc national de transport de voyageurs, la Société nationale de récupération et de valorisation (SNRV), placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie, a précisé les modalités de retrait de la circulation des autobus âgés de 30 ans et plus. Selon son PDG, Abdelhak Bezahi, la valeur de rachat des véhicules est déterminée sur la base d’un barème arrêté par les pouvoirs publics, en tenant compte de leur poids et de la valeur des métaux récupérés. Une étape déterminante dans le dispositif, puisqu’elle doit permettre d’accélérer le retrait effectif des véhicules vétustes tout en donnant aux transporteurs accès aux mesures d’accompagnement mises en place par l’Etat, notamment le financement à crédit de nouveaux autobus. Le responsable indique, par ailleurs, qu’une instruction a été donnée afin de mobiliser les moyens humains et matériels nécessaires pour accélérer la prise en charge des véhicules, mais également pour assurer l’accueil des propriétaires et le traitement de leurs dossiers administratifs. L’objectif, selon lui, est de réduire les délais à chaque étape de l’opération, depuis la réception du véhicule jusqu’à son évaluation, son démantèlement et le versement de la valeur de rachat correspondante.

Soutien de l’État

Dans le même sillage, M. Bezahi a précisé que le dispositif mis en place est opérationnel sept jours sur sept. «Près de 200 véhicules ont été traités durant les trois premiers jours», a-t-il indiqué, ajoutant que «la démarche ne dépasse pas, en moyenne, 30 minutes». Les neuf unités de la SNRV sont en mesure de traiter, chacune d’elles, une trentaine de véhicules par jour. Une fois le véhicule démantelé, une attestation est remise à son propriétaire. Ce document lui permet d’engager les démarches nécessaires à l’acquisition d’un autobus neuf et de bénéficier des mesures de soutien prévues par l’Etat. Parmi ces mesures figure notamment une prise en charge de 20% du prix du véhicule neuf. Le montage financier repose également sur un apport initial du transporteur qui ne devrait pas dépasser 10% du prix du nouvel autobus. Le reliquat pourrait être couvert par un crédit bancaire, avec une durée de remboursement pouvant atteindre dix ans.
En plus du renouvellement du parc, le Pdg de la SNRV a mis en exergue la portée industrielle et environnementale de ce dispositif engagé.

Économie circulaire

Il précisera dans ce sillage que «le démantèlement des anciens autobus devra permettre de récupérer une part importante des matières qui les composent et de les réintroduire dans le circuit productif. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’économie circulaire. Elle confère au programme une dimension qui dépasse le seul renouvellement du parc de transport».
Lors du lancement du programme, le 9 août, le président de l’Office national des transports terrestres (ONTA), Hocine Bouraba, avait évalué à environ 4000 le nombre d’autobus âgés de plus de 30 ans recensés à l’échelle nationale, principalement dans le transport urbain. Le dispositif ne devrait toutefois pas se limiter à cette première catégorie de véhicules. Une seconde étape, déjà programmée par les autorités, devrait cibler les autobus âgés de 25 ans et plus. Le périmètre concerné serait alors nettement plus large, avec près de 30 000 véhicules susceptibles d’être concernés, selon le responsable syndical.

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