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Des parties malveillantes veulent maintenir le chaos dans la région

Par Mohamed Mehdi6 min de lecture
Des parties malveillantes veulent maintenir le chaos dans la région
Résumé IA

Trump exige la capitulation de l'Iran et affirme disposer d'un canal informel avec les Gardiens de la révolution, tout en se disant sans échéance ni pression.

Téhéran dément formellement toute discussion, qualifiant les propos américains de pures illusions et rappelant l'absence de négociations nucléaires engagées.

Les ministres des Affaires étrangères de huit pays arabes et de Turquie condamnent le rejet israélien du plan de paix en 15 points pour Gaza, accepté par le Hamas.

Le Hamas appelle les médiateurs à contraindre Israël à respecter ses engagements de la première phase et à mettre en œuvre la feuille de route pour la deuxième phase.

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Le Quotidien d'Oran

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Le président américain réclame que «l’Iran doit brandir le drapeau blanc» en signe de défaite, selon lui.

«L’Iran devrait hisser le drapeau blanc de la capitulation», a déclaré Trump, affirmant que son administration «a établi un canal de communication direct et informel avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien», tout en soulignant qu’il n’est soumis à aucune pression pour mettre fin au conflit. «Ce sont de bons joueurs de poker, mais ils sont en train de mourir», a déclaré Trump à propos du CGRI. «Je n’ai pas d’échéance. Je ne suis pas pressé», a-t-il ajouté.

 En réponse aux propos de Trump, le porte-parole des Gardiens de la révolution a qualifié, dans une déclaration à l’agence de presse Tasnim, les affirmations du président américain de «pures illusions». «Aucune discussion n’a lieu entre les responsables des Gardiens de la révolution et les Américains», (…) «ni avec le ministère des Affaires étrangères, en raison des promesses non tenues des américains et des amères déceptions engendrées par les violations répétées et continues des engagements de Washington», a souligné le porte-parole des CGRI.

De son côté, le porte-parole du MAE iranien Esmaeil Baghaei a estimé que «le délai de 60 jours mentionné dans l’accord concernait uniquement deux points : la levée des sanctions et la question nucléaire, avec une possibilité de prolongation en cas d’échec des négociations». «Mais comme les négociations sur la question nucléaire n’ont pas commencé, il n’y a donc aucun délai», a-t-il souligné.

Iran-Oman : «Trois facteurs» à l’origine du retard de l’accord

Sur un autre sujet, Esmaeil Baghaei a également expliqué que le retard dans la conclusion d’un accord entre l’Iran et Oman sur le détroit d’Ormuz est dû à «trois facteurs», citant entre autres la «complexité du sujet».

«Le premier facteur est la complexité du sujet. Il faut se rappeler que l’insécurité dans le détroit d’Ormuz nous a été imposée, à nous, à la région et au monde entier, et qu’elle est due à une action militaire américaine illégale», a déclaré M. Baghaei, soulignant que c’est «la première fois, (que) nous essayons d’établir des mécanismes qui garantissent à la fois la souveraineté des deux États côtiers et la sécurité du transit des navires commerciaux dans cette voie maritime». Le deuxième facteur, selon lui, concerne «la multiplicité des acteurs qui tentent d’exercer une influence sur ce processus», alors que le troisième, qu’il qualifie de «plus crucial», concerne «les agissements destructeurs de certaines parties malveillantes qui ont démontré leur indifférence à la paix et à la sécurité régionales et leur préférence pour le maintien du chaos dans la région».

«Ce sont ces trois facteurs qui ont considérablement ralenti le processus, mais compte tenu de tous ces aspects, les pourparlers Iran-Oman se poursuivent avec sérieux», a ajouté Baghaei, indiquant qu’un «projet de déclaration conjointe» est en cours d’élaboration.

Des MAE de plusieurs pays condamnent le rejet par Israël de l’accord de Ghaza

Les ministres des Affaires étrangères du Qatar, de Jordanie, d’Indonésie, du Pakistan, de Turquie, d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et d’Égypte ont publié, dimanche, une déclaration condamnant le rejet par Israël du document en 15 points présenté par le Conseil pour la paix du président américain Donald Trump. «Un tel rejet confirme qu’Israël porte désormais la responsabilité d’entraver les efforts visant à instaurer la paix à Ghaza et dans le reste du territoire palestinien occupé», indique leur déclaration rapportée par Al Jazeera English (AJE). Le communiqué rappelle que la feuille de route, qui a été «acceptée par les factions palestiniennes», est l’aboutissement d’«efforts considérables» de la part des médiateurs et qu’elle constitue une «étape cruciale pour le désarmement simultané au retrait des forces israéliennes, au déploiement de la Force internationale de stabilisation, au transfert de l’autorité administrative au Comité national pour l’administration et la reconstruction de Ghaza».

De son côté, le Mouvement Hamas a réaffirmé dans un communiqué, rendu public dimanche, son «acceptation de la feuille de route pour la deuxième phase du plan du président Trump». Le Hamas rappelle également que les Mouvements de la résistance palestinienne «ont pleinement respecté la première phase de l’accord de cessez-le-feu», et que c’est «Israël (qui) n’a pas respecté ses engagements dans le cadre de cette phase, intensifiant ses opérations militaires et aggravant la catastrophe humanitaire à Ghaza», avant de «rejeter la feuille de route».

Le Hamas a appelé «les médiateurs et le Conseil de paix à assumer leurs responsabilités et à contraindre l’occupant à respecter tous ses engagements de la première phase, à mettre fin à toutes les violations, à stopper les massacres et les incursions, à accepter la feuille de route pour la deuxième phase du plan du président Trump et à commencer à élaborer un calendrier pour sa mise en œuvre».

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