Les perturbations dans le détroit d’Ormuz ouvrent des débouchées aux engrais africains : Livraison de 245 000 tonnes d’urée à l’Inde

Les perturbations dans le détroit d'Ormuz poussent l'Inde à diversifier ses importations d'urée vers l'Afrique, l'Égypte, l'Algérie et le Nigeria devenant ses principaux fournisseurs.
Avril–juin 2026 (trimestre)
| Pays | Volume (tonnes) | Part des importations |
|---|---|---|
| Égypte | 609 000 | ~24 % |
| Algérie | 245 000 | ~10 % |
| Nigeria | 244 000 | ~10 % |
| Géorgie | 211 000 | ~8 % |
Exercice 2025/2026 (annuel)
| Pays | Volume (tonnes) |
|---|---|
| Nigeria | 447 090 |
| Algérie | 217 059 |
| Égypte | 194 830 |
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El Watan
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Les perturbations persistantes au niveau du détroit d’Ormuz incitent l’Inde à recourir à de nouvelles sources d’approvisionnement en produits fertilisants et autres. L’Inde s’est tournée vers l’Afrique pour importer ses besoins en engrais, notamment l’urée.
L’Egypte, l’Algérie et le Nigeria ont constitué les principales sources d’approvisionnement de New Delhi, en lui fournissant 1,1 million de tonnes d’urée sur un total de 2,5 millions importés. Même si ces trois pays n’ont pas figuré sur la liste des fournisseurs de l’Inde l’année dernière, la guerre au Moyen-Orient a permis d’ouvrir une nouvelle voie aux échanges entre l’Inde et l’Afrique. Citant des données du ministère indien du Commerce, l’agence Ecofin indique que durant la période allant du mois d’avril à juin 2026, l’Egypte a livré un volume de 609 000 tonnes d’urée à l’Inde, suivie de l’Algérie qui lui en a fourni 245 000 tonnes et le Nigeria 244 000 tonnes. Avec la Géorgie qui a exporté aussi un volume de 211 000 tonnes, les pays cités ont représenté 52% des importations indiennes en urée durant le trimestre indiqué. Sur l’ensemble de l’exercice 2025/2026, les mêmes données précisent que le Nigeria a livré une quantité de 447 090 tonnes à l’Inde, l’Algérie 217 059 tonnes et l’Egypte 194 830 tonnes.
L’Inde a adopté une nouvelle stratégie visant à réduire sa dépendance vis-à-vis d’une source d’approvisionnement précise, notamment les pays du Golfe. Tout en continuant à acheter ses besoins auprès des pays du Golfe, Oman et la Malaisie, l’Inde s’approvisionne également auprès de la Russie, de la Turquie et du Vietnam.
Exigence du marché local
La provenance africaine vient ainsi renforcer la stratégie de diversification des fournisseurs dont les approvisionnements complètent les besoins de ce pays d’Asie, dont les 33 usines, avec une capacité de production de 26,9 millions de tonnes par année, ne suffisent pas à répondre aux exigences de son marché local. L’Inde importe 20% de ses besoins en urée et les pays du Golfe constituaient, avant le déclenchement de la guerre, une source importante d’approvisionnement en engrais phosphatés et en urée. Les perturbations qui ont touché le passage d’Ormuz, avec les conséquences sur le prix du fret et les délais de livraison, ont poussé l’Inde à chercher de nouveaux fournisseurs à partir du mois de mars dernier, en prenant attache avec leurs homologues égyptiens et algériens notamment, pour pouvoir constituer des stocks de sécurité avant la campagne agricole de l’été. Notons que le marché africain des produits agrochimiques a été estimé à 12,21 milliards de dollars en 2025 et pourrait atteindre 15,08 mds de dollars en 2031, dont 50,55% sont détenus par les engrais.
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