Transferts en devises de la diaspora : où se classe l'Algérie dans la région MENA ?

L'Algérie se classe septième dans la région MENA pour les transferts de devises de sa diaspora en 2024 avec 1,94 milliard de dollars, loin derrière l'Égypte (29,7 milliards) et le Maroc (13,1 milliards).
| Rang | Pays | Transferts (milliards $) |
|---|---|---|
| 1 | Égypte | 29,7 |
| 2 | Maroc | 13,1 |
| 3 | Liban | 5,8 |
| 4 | Jordanie | 4,8 |
| 5 | Yémen | 3,8 |
| 6 | Tunisie | 2,9 |
| 7 | Algérie | 1,94 |
| 8 | Qatar | 1,5 |
| 9 | Soudan | 1,0 |
| 10 | Irak | 0,879 |
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ObservAlgérie
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Les transferts en devises des ressortissants algériens établis à l'étranger placent l'Algérie dans une position modeste au sein de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). La diaspora algérienne, estimée à 7 millions de personnes, ne figure pas parmi les premières du classement de la région.
Sur la base des données disponibles pour l'année 2024, l'Algérie se classe au septième rang des pays de la région MENA pour les transferts en devises de sa diaspora, avec un montant de 1,94 milliard de dollars. Ce chiffre place l'Algérie derrière l'Égypte, le Maroc, le Liban, la Jordanie, le Yémen et la Tunisie. Le classement, établi par la Banque mondiale et les banques centrales des pays concernés, montre des écarts significatifs entre les pays de la région.
L'Égypte arrive en tête avec 29,7 milliards de dollars, suivie du Maroc (13,1 milliards), du Liban (5,8 milliards), de la Jordanie (4,8 milliards) et du Yémen (3,8 milliards). La Tunisie totalise 2,9 milliards de dollars, devançant l'Algérie. Le Qatar, le Soudan et l'Irak ferment ce classement avec respectivement 1,5 milliard, 1 milliard et 879 millions de dollars.
La diaspora algérienne et ses transferts en devises
L'Algérie dispose d'une diaspora estimée à environ 7 millions de personnes, selon des données officielles. Parmi ces ressortissants, près de 5 millions vivent en France. Malgré l'importance numérique de sa communauté établie à l'étranger, les transferts enregistrés par les circuits officiels restent limités par rapport aux pays voisins. Les données disponibles pour l'année 2024 font état de 1,94 milliard de dollars, ce qui représente près de 0,8 % du produit intérieur brut du pays.
Au Maroc, les transferts ont atteint 13,1 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année 2025, avec une diaspora de plus de 5,7 millions de personnes. Au premier semestre 2026, ils ont atteint environ 61,48 milliards de dirhams (près de 6,6 milliards de dollars), en progression de 9,9 % par rapport à la même période de 2025. En Tunisie, les transferts se sont élevés à 2,9 milliards de dollars en 2024, avec une diaspora de plus de 1,8 million de personnes.
Le contexte mondial des transferts de la diaspora
À l'échelle mondiale, les transferts des diasporas occupent une place croissante dans le financement des économies. Selon la Banque mondiale, les transferts vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint environ 685 milliards de dollars en 2024, dépassant le montant cumulé des investissements directs étrangers et de l'aide publique au développement reçus par ces économies. L'Inde s'est classée au premier rang mondial avec près de 129 milliards de dollars, devant le Mexique (68 milliards), la Chine (48 milliards), les Philippines (40 milliards) et le Pakistan (33 milliards).
Dans plus de 60 pays, les transferts des expatriés représentent au moins 3 % du produit intérieur brut. Leur poids dépasse même 25 % du produit intérieur brut dans certaines petites économies particulièrement dépendantes de leur diaspora. Les écarts entre les pays s'expliquent notamment par l'importance des communautés expatriées, leur pouvoir d'achat et la capacité des pays d'origine à attirer leur épargne à travers les circuits financiers officiels.