Un pic historique de 21 727 mégawatts enregistré hier : Hausse continue de la demande en énergie électrique

L'Algérie a enregistré hier un quatrième pic historique de consommation d'électricité à 21 727 MW, en hausse de 30 % depuis 2022, sous l'effet d'une canicule exceptionnelle.
Le ministre Mourad Adjal multiplie les réunions pour renforcer la gestion du secteur, finaliser le stock stratégique d'énergie et préparer l'été 2027 de manière anticipée.
Il a aussi ordonné l'achèvement du raccordement des établissements scolaires et universitaires aux réseaux d'électricité et de gaz avant la rentrée 2026/27.
Parallèlement, la coopération énergétique avec le Niger et la Côte d'Ivoire doit être accélérée pour consolider les partenariats bilatéraux.
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Face à cette nouvelle réalité appelant à plus de maîtrise de la consommation énergétique, le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a multiplié les réunions ces derniers jours afin de donner des instructions en vue de renforcer l’efficacité de la gestion du secteur.
L’Algérie connaît cette année un été extrêmement chaud, poussant à une hausse historique le niveau de consommation de l’électricité.
La consommation d’énergie électrique a enregistré, hier, un quatrième pic record à 21 727 mégawatts (MW), dans un contexte marqué par une vague de chaleur exceptionnelle, accompagnée d’un taux d’humidité élevé dans plusieurs wilayas côtières, a indiqué le ministère de l’Energie et des Energies renouvelables. Ce pic a été enregistré à 14h30, avec une hausse de 77 MW par rapport au troisième pic enregistré lundi à la même heure (21 650 MW), précise le communiqué. Il dépasse de 349 MW celui du 13 juillet dernier (21.378 MW) et de 551 MW celui du 12 juillet (21 176 MW).
Les données enregistrées ces dernières années reflètent une hausse continue de la consommation d’énergie électrique, le pic de consommation étant passé de 16 666 MW en 2022 à 18 476 MW en 2023, puis à 19 543 MW en 2024 et à 20 628 MW en 2025, avant de dépasser le seuil des 21 000 MW en 2026.
Le pic enregistré hier est supérieur de 5000 MW à celui de 2022, soit une augmentation de plus de 30% en l’espace de quatre ans, dépassant également le pic enregistré en 2025 de 1099 MW. Le ministère attribue ces hausses historiques de la consommation d’énergie électrique à l’utilisation intensive des appareils énergivores, dont les climatiseurs, par les abonnés domestiques et les établissements publics et privés, notamment durant les heures de pointe, entre 13h et 16h.
Ces données expliquent ainsi que le réchauffement du climat n’est pas une vue de l’esprit mais bel et bien une réalité qui met de plus en plus de pression sur les besoins en énergie électrique dans un espace géographique de plus en plus chaud. Mais elles indiquent en outre une tendance à une utilisation accrue des appareils de refroidissement de l’air. Le ministère de l’Energie et des Energies renouvelables attribue d’ailleurs les hausses historiques de consommation d’énergie électrique à «l’utilisation intensive des appareils énergivores, dont les climatiseurs, par les abonnés domestiques et les établissements publics et privés, notamment durant les heures de pointe, entre 13h et 16h».
Face à cette nouvelle réalité appelant à plus de maîtrise de la consommation énergétique, le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a multiplié les réunions ces derniers jours afin de donner des instructions en vue de renforcer l’efficacité de la gestion du secteur.
Finaliser la feuille de route relative au stock stratégique d’énergie
Hier, le ministre a présidé une réunion regroupant la commission de coordination sectorielle, durant laquelle il a insisté sur «la finalisation de la feuille de route relative au stock stratégique d’énergie, suivant une approche anticipative et intégrée», indique un autre communiqué du ministère. La réunion, qui a vu la participation de plusieurs cadres du secteur, dont des responsables du groupe Sonelgaz, a permis d’examiner les moyens de «renforcer la sécurité énergétique nationale et garantir la capacité du secteur à répondre aux besoins énergétiques dans différentes circonstances».
A noter que dans le cadre de cette approche préventive et anticipative, Mourad Adjal avait présidé une réunion de coordination, mercredi 12 août, consacrée à «l’examen et au suivi des préparatifs anticipés pour l’été 2027». La rencontre a porté sur «le niveau de préparation des infrastructures et installations énergétiques, ainsi que sur le renforcement des capacités de production, de transport et de distribution, outre l’examen des mesures et dispositions proactives pour répondre aux niveaux de demande attendus en période de pics de consommation».
M. Adjal, rapporte le communiqué du ministère, a donné une série d’orientations au cours de cette réunion, soulignant «la nécessité de respecter scrupuleusement les délais fixés, d’accélérer le rythme d’exécution des différentes mesures et programmes établis, de mobiliser pleinement et à l’avance les différentes structures et établissements du secteur en prévision de l’été 2027, ainsi que de veiller à assurer la disponibilité du système énergétique et la pérennité du service public dans les meilleures conditions».
Dans la même démarche d’anticipation, et dans la perspective de la rentrée sociale, Mourad Adjal a de nouveau regroupé les cadres de son secteur lundi 17 août, afin de discuter du niveau de raccordement des établissements éducatifs et universitaires et des instituts de formation et d’enseignement professionnels aux réseaux d’électricité et de gaz. Dans l’objectif d’assurer le bond déroulement de la rentrée scolaire et universitaire 2026/27 sans difficulté, M. Adjal a donné instruction pour «garantir la disponibilité opérationnelle des structures et des réseaux concernés». Selon le communiqué sanctionnant cette réunion, le ministère assure que «les opérations de raccordement s’achèveront intégralement le 31 août pour que les établissements soient prêts pour la prochaine rentrée scolaire». Nadjia Bouaricha
Coopération avec le Niger et la Côte d’Ivoire : Adjal appelle à accélérer le traitement des dossiers de partenariat
Lors d’une réunion de la commission de coordination sectorielle consacrée au suivi des projets de partenariat avec le Niger et la Côte d’Ivoire, le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a appelé à l’accélération du rythme de traitement des dossiers en cours liés au partenariat avec ces deux pays. Le ministre a demandé «aux différentes structures concernées de renforcer la coordination et la concertation afin de faire avancer les dossiers actuellement à l’étude», indique un communiqué du ministère. M. Adjal a également «insisté sur la nécessité d’assurer un suivi régulier des engagements pris dans le cadre de ces coopérations», note la même source. Ceci et de préciser que l’objectif de cette démarche «est de consolider les relations bilatérales dans le secteur de l’énergie et des énergies renouvelables et d’identifier de nouvelles opportunités de partenariat répondant aux intérêts communs de l’Algérie, du Niger et de la Côte d’Ivoire». La réunion a par ailleurs «permis de faire le point sur les échanges et consultations en cours entre les différentes parties, ainsi que sur l’avancement des dossiers concernés», précise la même source.
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