La navigation dans le détroit d’Ormuz ralentit encore

Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ralentit fortement, deux superpétroliers chinois ayant fait demi-tour face aux risques persistants, tandis qu'un député iranien évoque un contrôle militaire de ce passage stratégique.
Selon Reuters, seuls six cargos ont traversé mardi contre onze en moyenne, la plupart des armateurs évitant la zone faute de visibilité sur sa réouverture.
Un projet de plan iranien confierait la gestion du détroit à l'état-major des forces armées, avec pouvoir d'interdire l'accès aux navires jugés hostiles et de fixer les droits de transit.
Parallèlement, des frappes israéliennes à Gaza ont fait au moins neuf morts mercredi, dont un enfant, ciblant un poste de police près d'un parc bondé.
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Le Quotidien d'Oran
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Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz se ralentit davantage selon les nouvelles données de suivi des navires dans la région. Deux superpétroliers liés à la Chine ont fait demi-tour dans le détroit d’Ormuz, en raison des risques pour la navigation qui demeurent élevés, a rapporté Bloomberg. De son côté, l’Irak demande à l’Iran un traitement particulier pour ses exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz.
Toujours concernant le détroit, un député iranien affirme que le plan pour la gestion de cette voie maritime prévoit sa mise sous contrôle des forces armées.
A Ghaza, avec le soutien inconditionnel des Etats-Unis, ainsi que le silence des médiateurs arabes et de la communauté internationale, l’entité sioniste continue ses massacres faisant des dizaines de martyrs et de blessés, dont des femmes et des enfants, lors des précédentes 48 heures.
Ralentissement du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz
Shifa.

Des données de suivi des navires, citées par Reuters, font état d’un ralentissement du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. L’agence précise que la plupart des armateurs évitent cette voie maritime en raison du manque de visibilité quant à sa réouverture après le blocus imposé pendant la guerre.
Les données de Kpler, citées par Reuters, indiquent que seuls 6 cargos ont pu traverser le détroit d’Ormuz mardi, contre 9 la veille, et moins de la moyenne de onze navires durant les dix précédents jours. Parmi les navires entrant dans le détroit d’Ormuz figurait un superpétrolier vide ayant navigué du côté omanais, ainsi que deux autres pétroliers de tailles moyennes.
Par ailleurs, selon l’agence américaine Bloomberg, « deux superpétroliers liés à la Chine ont fait demi-tour dans le détroit d’Ormuz », en raison des « risques pour la navigation qui demeurent élevés » et des « perspectives de normalisation du trafic qui s’amenuisent après la position ferme adoptée par le président Donald Trump à l’égard de l’Iran».
Bloomberg note que : «le trafic visible dans l’étroit détroit d’Ormuz est devenu quasi inexistant » à mesure que « la menace d’attaques iraniennes reste élevée ». « Malgré les menaces, des navires semblent toujours tenter de traverser le détroit d’Ormuz. L’Erecter, un VLCC battant pavillon hongkongais, traverse le détroit pour rejoindre le golfe Persique et diffuse des images de son équipage chinois », ajoute Bloomberg, précisant que «le navire devait charger une cargaison en provenance d’Irak».
Le détroit d’Ormuz « sous l’autorité des forces armées » ?

Selon la chaîne de télévision d’État iranienne IRIB, Ebrahim Rezaei, député au Parlement iranien, a déclaré qu’un projet de plan de sécurité pour le détroit d’Ormuz confierait la gestion, la surveillance et l’inspection de cette voie navigable exclusivement à l’état-major des forces armées iraniennes.
Razaei précise que ce plan interdirait l’entrée aux navires jugés hostiles, impliqués dans des activités d’espionnage ou constituant une menace pour la sécurité nationale iranienne, ajoutant que l’état-major fixerait également les règles de perception des droits de transit et des frais de service auprès des navires traversant le détroit.
Par ailleurs, le président du Parlement irakien, Haibat al-Halbousi, a appelé son homologue iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à accorder à l’Irak une attention particulière concernant les exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz, selon l’agence de presse irakienne. Al-Halbousi a exhorté Téhéran à prendre en compte la nature des relations bilatérales « d’une manière qui préserve les intérêts économiques de l’Irak ».
Israël massacre encore et toujours à Ghaza
Mercredi, un bombardement d’un drone israélien dans le centre de Ghaza a fait au moins 9 martyrs, dont un enfant, et plusieurs blessés, a rapporté un correspondant d’Al Jazeera citant une source ambulancière locale.
L’attaque a visé un poste de police qui n’est plus fonctionnel depuis que le Hamas a transféré l’ensemble des activités du gouvernement de l’enclave au Comité national de gestion de Ghaza. « L’attaque a eu lieu à une heure de pointe dans le centre-ville, près de la mairie et d’un parc municipal bondé, notamment d’enfants », a ajouté le correspondant d’Al Jazeera.
«Il y a quelques heures, une autre attaque a ciblé une moto dans le camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de Ghaza. Une personne a été tuée lors de cette attaque », a ajouté la même source.
Ce massacre intervient moins de 24 heures après celui visant un café situé sur un port à l’ouest de la ville de Ghaza. Selon un bilan du ministère de la Santé, publié hier, cette attaque a fait 7 martyrs et 23 blessés admis au complexe médical d’Al-