Qui est Marc Servies, le nouveau consul de France à Annaba et Constantine ?

Marc Servies, diplomate de 59 ans, succède à François Pugeaut comme consul général de France à Annaba et Constantine.
Nommé par décret publié le 27 juillet, Servies a occupé divers postes à Madagascar, Slovénie, Haïti et Israël avant cette nomination.
Pugeaut quitte l'Algérie après quatre ans avec le regret de n'avoir pu faire davantage en raison des relations complexes entre les deux pays.
Il souligne que l'avenir des relations franco-algériennes se construit entre les peuples, rappelant que sa fille est née à Annaba durant son mandat.
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Fin de mission pour François Pugeaut, consul général de France à Annaba et Constantine. Il quitte l’Algérie après quatre ans de service.
C’est Marc Servies, secrétaire des affaires étrangères hors classe, qui lui succède. Il a été nommé par décret présidentiel publié au Journal officiel le 27 juillet dernier.
Avant d’être nommé à ce poste, M. Servies, 59 ans, a occupé plusieurs postes diplomatiques à l’étranger, notamment à Madagascar (chargé d’affaires de l’ambassade de France), en Slovénie, adjoint au chef de mission diplomatique à Haïti, conseiller culturel à Tel-Aviv et directeur de l’Institut français d’Israël et conseiller politique et presse à l’ambassade de France en Slovénie de mars 2006 jusqu’à sa nomination à la tête du Consulat général de France à Annaba.
Pour son prédécesseur, il quitte l’Algérie avec un regret. À l’occasion de son départ, M. Pugeaut a adressé un message émouvant à ses compatriotes.
Installé en octobre 2022 comme consul général de France à Annaba et Constantine, François Pugeaut a annoncé son départ après quatre années passées en poste en Algérie.
« Le temps est venu pour moi, consul depuis 4 ans dans cette belle circonscription du nord-est algérien, de vous dire au revoir. En effet les bonnes choses ont malheureusement une fin et je suis rappelé à Paris pour occuper de nouvelles fonctions », a-t-il écrit.
François Pugeaut confie que ses visites et ses déplacements sur le terrain durant ces quatre années lui ont « permis d’approcher une société dans toute sa diversité, de comprendre ses aspirations, ses sensibilités, ses espoirs et parfois ses interrogations ».
« Je quitte l’Algérie avec le sentiment qu’on aurait pu faire beaucoup plus »
Il rappelle que c’est à Annaba que son épouse et lui ont accueilli un heureux évènement : la venue au monde de leur fille prénommée Talia.
« Pour nous, Annaba ne sera jamais simplement le lieu où nous avons exercé une mission diplomatique. Ce sera la ville où notre fille a commencé son histoire. Cette naissance a donné à notre séjour une dimension que nous n’aurions jamais pu imaginer. Elle a inscrit l’Algérie dans notre histoire familiale ».
François Pugeaut exprime toutefois un certain regret : « Je quitte l’Algérie avec le sentiment qu’on aurait pu faire beaucoup plus de choses, mais la relation complexe entre nos deux pays ne l’a pas permis. Au-delà des relations entre États, je reste convaincu que l’avenir de cette relation se construit entre les peuples : dans les familles, les universités, les entreprises, les associations, les échanges culturels, les projets communs et toutes ces rencontres qui, progressivement, rapprochent les sociétés ».
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