Trump annonce de nouvelles sanctions contre l’Iran

Donald Trump a annoncé sur Truth Social de nouvelles sanctions économiques «plus sévères» contre l'Iran, promettant un isolement sans précédent et avertissant les pays qui soutiendraient Téhéran de lourdes conséquences.
Le vice-ministre iranien Kazem Gharibabadi dénonce une «erreur d'appréciation» masquant des défaites, le président affirmant que l'Iran «ne cèdera ni aux intimidations ni aux menaces», tandis que Pékin juge ces pressions inutiles pour résoudre le conflit.
Le Hezbollah, visé par ces mesures, rejette toute dissuasion et accuse Washington de considérer le Liban comme son «tuteur» pour y «semer le trouble».
Selon Al Jazeera, la route omanaise dans le détroit d'Ormuz est la plus dangereuse avec 14 des 16 incidents récents, le trafic maritime ayant chuté de 90% et 79% des pétroliers empruntant des routes non classifiées.
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Le Quotidien d'Oran
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Le Hezbollah figure parmi les cibles de ces sanctions imposées par le Département du Trésor américain. Pour le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, cette approche des Américains «est le résultat d’erreurs d’appréciation et une tentative de dissimuler les défaites précédentes». De son côté, le Président iranien affirme que «la guerre doit cesser», ajoutant que le pays «ne cèdera ni aux intimidations ni aux menaces» et «résistera jusqu’au bout». Pour Pékin, une «nouvelle vague de pressions économiques américaines ne contribuera pas à résoudre le conflit au Moyen-Orient». Selon Al Jazeera, citant des données relatives aux incidents enregistrés par des navires dans le détroit d’Ormuz, le parcours passant par les eaux territoriales d’Oman «est plus dangereux».
Après 47 ans de sanctions contre l’Iran : Washington en annonce de «nouvelles»
Dans un message publié, jeudi, sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a annoncé de nouvelles « mesures économiques plus sévères » contre l’Iran, promettant un isolement d’une ampleur sans précédent. Il a également averti que tout pays qui apporterait un soutien vital à l’Iran s’exposerait à d’« énormes conséquences économiques ». De son côté, le Secrétaire au Trésor américain, Scott Bisnett, mise sur ces sanctions pour «entraîner l’effondrement du régime iranien». Commentant cette décision, le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, considère cette approche comme «le résultat d’erreurs d’appréciation et une tentative de dissimuler les défaites précédentes», a rapporté l’agence Fars. «La guerre militaire n’a rien donné, et maintenant ils qualifient leur nouvelle défaite de «guerre économique» », a-t-il ajouté. Par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, Pékin a réagit à la décision américaine estimant qu’une nouvelle vague de pressions économiques ne contribuera pas à résoudre le conflit au Moyen-Orient. « Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème », a déclaré Lin Jian lors d’un point de presse régulier vendredi à Pékin.
La Chine a rejeté à plusieurs reprises les sanctions unilatérales américaines, arguant que les mesures non autorisées par le Conseil de sécurité de l’ONU sont dépourvues de fondement en Droit international. Ciblé par ces sanctions, le Hezbollah libanais estime que Washington «considère le Liban comme son tuteur et cherche à y semer le trouble». «Ces sanctions injustes ne nous dissuaderont pas de maintenir notre choix de la résistance et de défendre le droit du peuple libanais à défendre son territoire et sa souveraineté», a déclaré le Hezbollah.
Détroit d’Ormuz : La route omanaise est la plus dangereuse
Dans une analyse se basant sur les chiffres relatifs aux passages et aux incidents enregistrés dans le détroit d’Ormuz, depuis le début de l’agression américano-israélienne, Al Jazeera indique que la route qui passe par Oman «est plus dangereuse». Ainsi, selon les données de l’organisme britannique, UKMTU, «depuis le 28 février, nous avons enregistré 18 transits en provenance du Golfe et 21 entrant dans la région, soit environ 4% des niveaux de passages d’avant le conflit», précisant que «le transit par le détroit d’Ormuz est inférieur de près de 90%» depuis l’agression contre l’Iran.
Al Jazeera rapporte également que «les données du Système d’identification automatique (AIS) indiquent que les armateurs privilégient de plus en plus la route nord (Iran, ndlr) à travers le détroit d’Ormuz en raison des attaques persistantes et des problèmes de sécurité». «La route omanaise dans le détroit d’Ormuz est le passage le plus dangereux. Il a été le théâtre de 14 des 16 incidents survenus entre le 6 juillet et le 6 août», précise-t-on, soulignant que «74 incidents ont été signalés depuis le début de l’année jusqu’au 6 août». En outre, «entre le 1er et le 19 août, 112 pétroliers et méthaniers ont traversé le détroit d’Ormuz». Selon les données de Kpler, «près de 79% d’entre eux ont emprunté des routes non confirmées, 19% la route iranienne et 2% la route omanaise», ajoute la même source. «Les 89 navires restants, qui représentent plus de 80 % du trafic total de pétrole et de gaz dans le détroit durant cette période, ont emprunté des routes non classifiées. Cela se produit lorsque les mouvements d’un navire ne peuvent être entièrement suivis ou clairement rattachés à une route déclarée», explique encore AL Jazeera. « Bien que ces transits puissent être observés une fois que les navires réapparaissent après la traversée, la nature non classifiée de ces routes rend extrêmement difficile de déterminer quelle proportion d’entre eux a également emprunté la route omanaise ou de confirmer leur itinéraire précis à partir des données disponibles », a déclaré Mohamed Rafik Halitim, un responsable chez Kpler.