Pour mieux comprendre le Soleil ? : Des éclipses solaires artificielles en 2030

Par R. Mag4 min de lecture
Pour mieux comprendre le Soleil ? : Des éclipses solaires artificielles en 2030
Résumé IA

Une équipe internationale prépare la mission MESOM, qui utilisera un mini-satellite et l'ombre de la Lune pour créer des éclipses solaires artificielles dès les années 2030.

Le satellite s'alignerait avec l'ombre lunaire tous les 29,6 jours, offrant l'équivalent de 80 éclipses terrestres en deux ans pour étudier la couronne solaire.

Embarquant un télescope haute résolution et un spectromètre de masse coronal, la mission évitera les distorsions atmosphériques et les aléas météorologiques des observations au sol.

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Une équipe internationale de chercheurs travaille sur une mission spatiale ambitieuse visant à recréer artificiellement des éclipses solaires. Le but est de mieux comprendre les tempêtes solaires et améliorer les prévisions de la météorologie spatiale.

C’est un projet digne d’un film de science-fiction. Une équipe internationale de chercheurs travaille sur une mission spatiale qui permettrait aux scientifiques d’étudier les conditions à l’origine des tempêtes solaires, ce qui conduirait à de meilleures prévisions de la météorologie spatiale, rapporte The Conversation, un média en ligne dont les articles sont écrits par des chercheurs, en collaboration avec une équipe de journalistes. Pour ce faire, les chercheurs souhaitent recréer artificiellement une éclipse solaire. En effet, cela pourrait «aider les astronomes à décrypter les mécanismes internes de notre Soleil beaucoup plus rapidement que s’ils devaient attendre le spectacle céleste sur Terre», écrit la Royal Astronomical Society dans un communiqué. Baptisée Moon Enabled Sun Occultation Mission (MESOM), cette mission «prévoit l’utilisation d’un mini-satellite et de l’ombre de la Lune pour obtenir les vues les plus rapprochées jamais réalisées de l’atmosphère du Soleil», notent les auteurs. Portée par le Royaume-Uni, The Conversation précise que le projet a récemment été soumis à l’Agence spatiale européenne en vue d’une future mission. Selon eux, à l’heure actuelle, la mission prévoit un lancement dans les années 2030.

Étudier la couronne solaire pour anticiper les tempêtes solaires

La mission MESOM permettrait ainsi aux scientifiques d’étudier la couche la plus externe de l’atmosphère du Soleil, appelée la couronne solaire. En effet, cette zone «recèle des informations clés sur la météorologie spatiale, les tempêtes solaires et la température de la couronne solaire, mais reste mal comprise, en partie parce qu’elle ne peut être étudiée que dans des conditions d’éclipse», ajoutent les chercheurs de la Royal Astronomical Society. Pour ce faire, les chercheurs proposent de placer un petit satellite sur une orbite soigneusement calculée, qui l’alignerait avec l’ombre de la Lune environ tous les 29,6 jours. Les chercheurs estiment que cela permettrait de mesurer l’équivalent de 80 éclipses terrestres en seulement deux ans. Pour rappel, la dernière éclipse solaire totale observée remonte au 11 août 1999.

Des instruments scientifiques embarqués pour étudier le soleil

Dans son communiqué, la Royal Astronomical Society décrit les moyens scientifiques mis en place pour analyser le Soleil sous une nouvelle forme. Le satellite embarquerait notamment un télescope destiné à prendre des images à haute résolution, ainsi qu’un spectromètre de masse coronal pour analyser la composition et les propriétés du plasma coronal, le gaz stellaire. L’un des avantages de ce dispositif est de permettre une meilleure mesure des données solaires. «Les mesures d’éclipse solaire totale effectuées depuis le sol sont également soumises aux conditions météorologiques. De plus, l’atmosphère terrestre provoque des distorsions et une perte de détails dans les observations», note The Conversation. Ainsi, «pour recueillir la même quantité de données sur Terre, les chasseurs d’éclipses devraient attendre plus de 80 ans. Cela fait de MESOM une occasion unique de percer certains secrets de l’atmosphère solaire», conclut The Conversation.

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