Guinée-Bissau : Les enfants représentent la moitié des cas suspects de mpox

La Guinée-Bissau enregistre ses premiers cas de mpox avec 46 cas suspects dont la moitié concerne des enfants de moins de 15 ans, dont 16 de moins de 5 ans.
Sept cas confirmés chez des adultes sans décès ont été recensés au 17 août, principalement dans le secteur de Bissau, sans lien apparent entre eux, ce qui suggère des chaînes de transmission non détectées.
L'Unicef alerte sur la fragilité du système de surveillance et appelle à un financement urgent pour protéger les populations vulnérables avant la rentrée scolaire de septembre.
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El Watan
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Les enfants de moins de 15 ans représentent la moitié des 46 cas suspects de mpox recensés en Guinée-Bissau, a indiqué le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). «Parmi ces 23 enfants, 16 sont âgés de moins de 5 ans», a précisé l’Unicef dans un rapport rendu public jeudi, faisant part de son inquiétude particulièrement face au risque de complications chez les jeunes enfants et de la possible augmentation de la transmission avec la rentrée scolaire prévue en septembre.
«Au 17 août, la Guinée-Bissau avait enregistré sept cas confirmés, tous chez des adultes, sans décès signalé. Six cas confirmés se trouvent dans le secteur autonome de Bissau et un dans la région de Biombo», a noté l’agence onusienne. Selon Sandra Martins, représentante adjointe de l’Unicef dans le pays, cette situation constitue un événement sanitaire majeur, même avec un nombre limité de cas, notamment en raison de la fragilité du système national de surveillance. «C’est la première fois que des cas de mpox sont signalés en Guinée-Bissau, ce qui fait que même un petit foyer constitue un événement majeur de santé publique», a déclaré Sandra Martins, citée par l’Unicef. L’Unicef indique que «les sept cas confirmés ne semblent pas être liés entre eux. Cette situation pourrait suggérer l’existence de chaînes de transmission non détectées et la possibilité que d’autres cas ne soient pas encore identifiés». Relevant notamment des lacunes dans la surveillance au niveau communautaire, l’identification des contacts, l’analyse des prélèvements et le suivi de la circulation du virus, l’Unicef a appelé «à la mobilisation urgente de financements flexibles afin de déployer les ressources nécessaires et de protéger les populations considérées comme les plus vulnérables».
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