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Près de 350 signalements par jour à la gendarmerie : «Le citoyen passe de témoin à un véritable acteur de la prévention routière»

Par M. F. Gaïdi5 min de lecture
Près de 350 signalements par jour à la gendarmerie : «Le citoyen passe de témoin à un véritable acteur de la prévention routière»
Résumé IA

La Gendarmerie nationale reçoit environ 350 signalements quotidiens via la plateforme Tariki et par téléphone, illustrant l'implication croissante des citoyens dans la prévention routière.

Les signalements concernent excès de vitesse, manœuvres dangereuses et usage du téléphone au volant, transmis aux unités de terrain pour intervention rapide, surtout aux heures de pointe et périodes de fêtes.

Ce dispositif s'inscrit dans un contexte alarmant : 5 537 accidents et 1 256 morts en cinq mois 2026, le facteur humain restant la cause principale selon la Gendarmerie.

Le commandement multiplie campagnes et présence sur réseaux sociaux pour ancrer le réflexe «voir, signaler, prévenir» et faire de la vigilance citoyenne un geste quotidien partagé.

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Le réflexe du signalement gagne du terrain sur les routes algériennes. Près de 350 signalements sont désormais reçus chaque jour par les services de la Gendarmerie nationale, témoignant d’une implication croissante des citoyens dans la prévention des comportements dangereux et la protection des usagers de la route. Selon ce corps constitué, «cette évolution traduit progressivement le passage d’un citoyen témoin à un véritable acteur de la prévention routière».

La cheffe du bureau de l’information et de la communication au Centre d’information et de coordination routière du commandement de la Gendarmerie nationale, le commandant Rachida Aib, a fait état d’un flux quotidien compris entre 200 et 250 signalements via la page «Tariki», auxquels s’ajoutent 100 à 150 appels téléphoniques. Cette progression repose, notamment, sur la diversification des moyens mis à la disposition du public. Le téléphone demeure un canal privilégié, tandis que l’espace numérique Tariki permet aux usagers de transmettre leurs préoccupations et de signaler directement des situations susceptibles de mettre en danger la sécurité routière. Les signalements portent principalement sur les comportements à risque observés sur les axes routiers. Manœuvres dangereuses, excès de vitesse ou encore utilisation du téléphone portable au volant figurent parmi les principales situations dénoncées. Une attention particulière est portée aux conducteurs de véhicules de transport de voyageurs et d’autobus. L’enjeu est d’autant plus important que ces comportements peuvent constituer les premiers maillons d’une chaîne accidentogène. Le signalement permet ainsi de transmettre rapidement l’information aux unités opérationnelles et, lorsque cela est nécessaire, de déclencher une intervention sur le terrain. Le commandant Rachida Aib a insisté sur cette coordination directe entre le dispositif de réception des signalements et les unités déployées sur le terrain. «L’objectif est de réduire les délais de réaction et d’assurer une intervention adaptée à la nature de chaque situation signalée», a-t-elle estimé. Le dispositif ne se limite, toutefois, pas aux seules infractions routières. Les canaux mis à la disposition des citoyens recueillent, également, des informations liées à la sécurité et à l’ordre publics, avant leur transmission aux services compétents. Le volume des alertes n’est, par ailleurs, pas constant. Il augmente mécaniquement durant les périodes de forte circulation, notamment les week-ends, les heures de pointe, la saison estivale, les vacances et les fêtes. Ces périodes concentrent davantage de déplacements et, par conséquent, davantage de situations à risque.

1256 vies perdues en cinq mois

Cette mobilisation citoyenne intervient dans un contexte particulièrement préoccupant. Selon les chiffres communiqués par la Gendarmerie nationale, 5537 accidents de la circulation ont été enregistrés durant les cinq premiers mois de 2026, faisant 1256 morts et 5731 blessés. Le bilan est en hausse par rapport à la même période de l’année précédente. Derrière ces statistiques, le facteur humain demeure, selon la même responsable, la principale cause des accidents. Excès de vitesse, comportements dangereux, imprudence et distraction au volant continuent ainsi de peser lourdement sur la sécurité des usagers. Dans ce contexte, le signalement prend une dimension qui dépasse la simple dénonciation d’une infraction. Il devient un instrument de prévention permettant, en amont, d’alerter sur des comportements susceptibles de provoquer un drame. C’est précisément cette culture que le commandement de la Gendarmerie nationale cherche à installer durablement auprès du public. Les campagnes de sensibilisation, les actions de proximité et les journées portes ouvertes sont mobilisées pour encourager les citoyens à considérer le signalement comme une responsabilité partagée et un geste de prévention. La page Tariki, présente notamment sur Facebook, Instagram et TikTok, s’inscrit dans cette stratégie de proximité. L’objectif est, désormais, de faire de la vigilance citoyenne un réflexe quotidien : «Voir, signaler et prévenir avant que l’infraction ne se transforme en accident.» 

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