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Une étude révèle un remplacement démographique dans les territoires occupés

Par R. N.3 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Une étude du chercheur El Mahfoud Abdelaziz, relayée par l'agence sahraouie SPS, révèle un remplacement démographique dans les territoires sahraouis occupés selon les données du HCP marocain.

Le recensement de septembre 2024 ne compte que 0,8 % de locuteurs hassaniya au niveau national et seulement 26 % dans les trois régions traditionnellement sahraouies, où les autochtones seraient minoritaires.

Ces chiffres alimentent la thèse d'une politique de peuplement contraire à l'article 49 de la IVe Convention de Genève, relançant la controverse juridique sur l'occupation marocaine.

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El Watan

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Dans un article publié récemment, l’agence de presse sahraouie SPS affirme que les données du Haut-Commissariat au plan (HCP) marocain mettent en évidence une profonde modification de la composition démographique des territoires contrôlés par Rabat.

S’appuyant sur une étude du chercheur El Mahfoud Abdelaziz, l’agence relève que le HCP a recensé, au 1er septembre 2024, quelque 36,8 millions d’habitants au Maroc, dont seulement 0,8% de locuteurs de hassanya (variété d’arabe parlée dans le Sahara occidental et en Mauritanie), soit environ 294 600 personnes à l’échelle des territoires administrés par Rabat. «Les chiffres officiels publiés par l’administration marocaine entrent en contradiction directe avec le discours politique de l’occupant et mettent en lumière une politique de peuplement contraire au droit international», souligne la même source. Selon la même étude, les trois régions couvrant l’espace traditionnellement hassanophone — Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed-Dahab — comptaient 1,117 million d’habitants. Les locuteurs du hassaniyya n’y représenteraient, dans l’hypothèse où ils y résideraient tous, que 26,49% de la population. L’agence de presse sahraouie affirme que la situation serait encore plus marquée dans les deux régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed-Dahab, où l’on estime à un peu plus de 177 000 le nombre d’autochtones sahraouis, sur une population totale de 668 650 habitants. La même source estime que ces données alimentent la thèse d’une «substitution des populations» et d’une politique de peuplement dans les territoires occupés. L’étude citée par SPS indique que cette évolution soulève des questions au regard du droit international, notamment de l’article 49 de la IVe Convention de Genève relatif au transfert de population civile. Ses conclusions relancent la controverse sur l’évolution démographique dans le Sahara occidental et sur les conséquences politiques, économiques et juridiques de l’occupation de ses territoires par le Maroc. R. K. 

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