Commentaire – Pyromanes
Une campagne orchestrée vise à perturber le choix du prochain sélectionneur national en relançant artificiellement le débat sur un entraîneur local, selon le chroniqueur Yazid Ouahib.
Les promoteurs de cette piste sont accusés d'hypocrisie pour avoir précédemment dénigré les techniciens algériens comme Nabil Neghiz et le staff technique national.
Cette manœuvre de déstabilisation, prolongée depuis la CAN 2025, a conduit au départ de Vladimir Petkovic malgré ses résultats positifs, laissant l'équipe sans staff depuis la défaite contre la Suisse.
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El Watan
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Depuis quelques jours on assiste à une campagne savamment orchestrée par des parties qui cherchent coûte que coûte à parasiter le débat sur l’identité du prochain sélectionneur et par la même entraver l’action de l’équipe fédérale. Alors que ce débat sur l’identité de l’entraîneur national a été évacué depuis longtemps, voilà qu’il a resurgi avec force depuis la fin de la Coupe du monde 2026. Comme par enchantement, le sujet alimente les débats qui précédent l’annonce du nom du nouveau sélectionneur. Subitement, l’option d’un technicien local pour diriger l’équipe nationale est devenue, pour certains, un passage obligé. C’est bien si derrière cette sortie ne se cachaient pas des dessins inavoués. Pour rafraîchir les mémoires il faut rappeler les positions qu’ont toujours eu les partisans de ce choix vis-à-vis des compétences algériennes qu’ils ont de tout temps décrié. Le dernier en date est Nabil Neghiz. Il a été inlassablement la cible de critiques de ces voix qui aujourd’hui se font passer pour les (bons) avocats des entraîneurs algériens. Pas un seul de ces individus n’a jamais pris la défense de Nabil Neghiz lorsque toutes sortes de critiques se concentraient sur lui. Pis encore. Les membres de la direction technique nationale, du collège technique des entraîneurs (tous des nationaux) ont été vilipendé par ceux-là mêmes qui se sont achetés une nouvelle conduite.
Finalement, cette frange de donneurs de leçons sont une façade dressée pour faire diversion. Pour être en phase avec l›actualité «brûlante» de l’été, le qualificatif qui leur sied le mieux à ce segment qui cherche à intoxiquer l’opinion, est celui de pyromanes. Ils provoquent le sinistre et crient au feu.
Cet épisode n’est que le prolongement de la campagne de déstabilisation de l’équipe nationale enclenchée à la fin de la CAN 2025 et prolongée avec férocité après la Coupe du monde 2026. Conséquences, le staff technique dirigé par Vladimir Petkovic a évacué les lieux, malgré un bilan positif en matière de résultats et d’objectifs remplis.
La déstabilisation a eu pour conséquences, depuis le dernier match contre la Suisse (0-2) au 2e tour de la Coupe du monde 2026, il faut le rappeler, l’équipe nationale n’a pas de staff technique. C’est le moment choisi par des pyromanes pour dévier le débat sur la compétence de l’entraîneur algérien et sa capacité à relever les défis qui lui sont proposés. Malheureusement, cette position n’a jamais été ouvertement exprimée, défendue par les nouveaux avocats, de la 25e heure, des entraîneurs locaux. Ils évoquent cette piste juste pour perturber la fédération dans son choix final. Et pourquoi pas un entraîneur local à la tête de l’équipe nationale ? A condition que les promoteurs de cette idée eux aussi changent radicalement leurs codes. Une idée pas saugrenue du tout … si elle n’émanait pas de ceux qui restent fermement accrochés au messie et au déni. Leurs deux caractéristiques.
Difficile de les croire et encore moins les suivre.
Leur objectif est de rebondir après le fumeux épisode du «match à rejouer» de l’an 2022.
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