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Election et construction communale

Par Djaffar Tamani5 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Les partis politiques algériens intensifient leurs préparatifs pour les élections locales du dernier trimestre 2025, tirant les leçons des rejets massifs de candidatures lors des législatives de juillet par l'ANIE.

Les directions privilégient désormais l'ancrage social des candidats plutôt que leur parcours militant, constatant que la proximité avec les réalités citoyennes détermine le succès électoral.

La transformation numérique amplifie la visibilité des défaillances locales, comme l'illustre un effondrement routier non signalé bloqué par l'opposition à un mur de soutènement.

Ces contenus citoyens révèlent que des interventions simples et une médiation locale efficace peuvent relancer le développement communal.

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El Watan

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Les partis politiques ne comptent pas attendre la fin de la saison estivale pour intensifier leurs activités en préparation des élections locales, prévues au cours du dernier trimestre de l’année. Les structures de base sont instruites pour mettre en place la meilleure stratégie de collecte des candidatures afin de réaffirmer et de renforcer la présence des formations politiques après des années d’éloignement de la gestion des affaires locales, en raison des positions de défiance adoptées par le passé vis-à-vis des rendez-vous électoraux, dont les répercussions se déclinent aujourd’hui en termes de retards de développement dans divers secteurs et dans des créneaux en lien direct avec la vie quotidienne des citoyens. Les consignes émises par les directions des organisations politiques ont essentiellement pour objectif de prévenir les péripéties vécues lors des législatives du 2 juillet dernier, où de nombreuses candidatures ont été rejetées par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), contraignant les structures concernées à une quête de nouveaux postulants à quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale. Entre l’accès à la députation et à un mandat de législateur, et le renouvellement des assemblées communales et de wilaya, la démarche politique peut s’avérer notablement différente. Le rôle des instances dirigeantes des formations respectives vient en appoint dans la détermination des contours et du contenu de l’activité électorale où le poids des organisations sociales est prépondérant. Une situation constatée déjà lors du dernier scrutin, où l’on a vu des candidats à fort ancrage social tracer sereinement leur chemin vers l’Assemblée populaire nationale, alors que des parcours militants non suffisamment connectés aux réalités vécues par la population ont récolté des scores en deçà des projections esquissées par les directions politiques. Le programme électoral s’avère encore plus simple à mettre en place, il est en fait renvoyé par les conditions de vie des habitants, lesquels apparaissent comme des candidats potentiels aux élections locales lorsqu’ils formulent en termes clairs les attentes citoyennes et identifient d’une façon tangible les opérations devant être engagées sans délai pour rehausser le destin de la cité.
A l’heure de la transformation digitale, la connexion aux réalités est assistée et augmentée grâce aux nouveaux outils de la communication. Alors que les publications des partis politiques reproduisent des formats extensibles, privilégiant l’élaboration du discours et exposant inlassablement l’intérieur des salles de réunion, des citoyens mettent en ligne des contenus multimédias qui plongent les internautes dans la vie quotidienne des habitants, illustrant des problématiques posées au niveau local et, avec plus d’acuité et de retentissement, au plan national. «Un accident, cela arrive, mais pas comme ça !» lance un automobiliste après s’être extrait de son véhicule qui s’était retrouvé plusieurs mètres en contrebas de la route. Celle-ci était à moitié effondrée suite à un glissement de terrain survenu l’hiver dernier. L’incident était fort heureusement anodin, le relief ayant pu stopper le véhicule avant de faire des tonneaux qui auraient pu être dramatiques pour la famille qui y avait pris place. «La gestion locale peut être défaillante, mais pas à ce point !» pouvait-on comprendre de la réaction de l’infortuné automobiliste, n’ayant aperçu aucun panneau de signalisation du danger imminent et permanent sur une route qu’il n’avait sans doute pas empruntée depuis de nombreux mois. Le citoyen ayant réalisé la vidéo indiquera qu’une opération de réfection du tronçon routier était prévue, mais s’était heurtée à une opposition contre la pose d’un mur en gabion. L’enseignement de cette séquence de la vie locale à haute intensité est que le développement local peut être enclenché à partir de la construction d’un mur de soutènement. Cette brève et simple intervention sur les plateformes numériques met en lumière la disponibilité des instances de médiation, des capacités managériales et des énergies citoyennes pour apporter un renouveau dans la vie de la collectivité.

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