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Couteau à la main, il menaçait les femmes derrière son écran : un tiktokeur rattrapé par la GN à Saïda

Par Amina Aouadi5 min de lecture
Couteau à la main, il menaçait les femmes derrière son écran : un tiktokeur rattrapé par la GN à Saïda
Résumé IA

La Gendarmerie nationale a interpellé un tiktokeur à Saïda pour avoir diffusé une vidéo brandissant un couteau et proférant des menaces de violence contre les femmes, constituant une incitation à la haine.

Les enquêteurs de la brigade de cybercriminalité l'ont identifié malgré la suppression de la vidéo, saisissant son ordinateur et deux téléphones pour établir la chronologie de la publication.

La loi algérienne sanctionne sévèrement les discours de haine et l'exhibition d'arme blanche sans motif légitime, comme le rappellent des affaires similaires récentes à Blida et Ouargla.

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Une lame brandie face à la caméra, des menaces adressées aux femmes et une vidéo largement relayée sur TikTok : la séquence a fini par conduire son auteur entre les mains des enquêteurs.

La Gendarmerie nationale a fait savoir ce samedi qu’un individu venait d’être interpellé à Saïda, poursuivi pour diffusion d’un contenu constitutif d’incitation à la haine et de discrimination. Un second chef d’accusation pèse sur lui : le port, sans justification, d’une arme blanche de sixième catégorie.

Une vidéo d’incitation à la haine repérée par la brigade de cybercriminalité

Tout est parti d’une veille numérique. Les enquêteurs spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité ont intercepté une séquence dans laquelle un homme tenait des propos jugés provocateurs, susceptibles de troubler la sérénité et l’ordre publics tout en alimentant l’hostilité envers autrui.

Dans cet enregistrement diffusé sur son compte TikTok, l’auteur apparaissait armé d’un couteau. Il y multipliait les menaces et appelait ouvertement à la violence contre les femmes.

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Le contenu a rapidement dépassé son audience habituelle, jusqu’à être massivement relayé. Conscient de l’ampleur prise par ses images, l’intéressé les a finalement effacées de son profil, un réflexe qui n’a rien changé au déclenchement de la procédure.

Le suspect localisé et interpellé en coordination avec le parquet de Saïda

L’identification du mis en cause n’a pas traîné. Les recherches ont permis de remonter jusqu’à son identité, puis jusqu’à son lieu de résidence.

L’interpellation s’est déroulée sous la supervision du procureur de la République près le tribunal de Saïda, comme le précise le communiqué officiel.

Sur place, les gendarmes ont mis la main sur le matériel utilisé pour produire et diffuser la vidéo : un ordinateur portable et deux téléphones mobiles ont été placés sous scellés.

Ces supports devraient permettre d’établir précisément la chronologie de la publication et son audience réelle. Le suspect sera déféré devant les juridictions compétentes une fois les investigations bouclées.

Les discours de haine en ligne sous surveillance renforcée

Les services de sécurité multiplient les interventions dès qu’une publication franchit la ligne rouge. En août dernier, un créateur de contenu avait été arrêté par la Gendarmerie de Blida après avoir déversé des insultes visant une catégorie de citoyens en raison de leur apparence physique, dans le prolongement d’une polémique vestimentaire.

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La législation algérienne punit sévèrement ces dérives. Le discours de haine, la discrimination et l’atteinte à l’ordre public exposent leurs auteurs à des poursuites pénales, même lorsque le créateur efface son contenu. Les captures d’écran et les signalements des internautes suffisent généralement à constituer le dossier.

Au-delà des mots, l’exhibition de l’arme aggrave la situation de l’accusé. La loi qualifie le port d’arme blanche sans motif légitime d’infraction, tandis que son affichage dans une vidéo publique ajoute une dimension supplémentaire d’intimidation collective.

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