Echos…

Le journaliste Hamid Tahri, cofondateur du quotidien El Watan, est décédé à 76 ans à l'hôpital Mustapha-Pacha d'Alger après plus de cinquante ans de carrière.
Ancien responsable de la rubrique sportive et auteur de la chronique «Portrait», il était reconnu pour son travail de mémoire mettant en lumière des figures algériennes oubliées.
Ses collègues et anciens collaborateurs, de Mounir Ouassel à Asia Baz, saluent un mentor généreux, un homme de culture et d'humour qui a formé plusieurs générations de journalistes.
La rédaction de Beur FM résume son héritage comme celui d'un «passeur infatigable de récits» ayant raconté l'Algérie «à hauteur d'homme» pendant plus d'un demi-siècle.
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Achour Aït Ali, journaliste
«[…] Sociologue de formation, Hamid Tahri avait choisi le journalisme comme terrain d’expression et d’observation de la société. Au fil des années, il s’était forgé une réputation de travailleur infatigable, attentif aux hommes, à leurs parcours et aux petites histoires qui racontent les grandes époques. Avec sa disparition, la presse algérienne perd un frère et un collègue, mais aussi un homme dont la carrière aura accompagné plusieurs décennies de l’histoire du pays et de son paysage médiatique. Hamid Tahri s’en va, laissant derrière lui des articles, des portraits, des souvenirs et surtout le témoignage d’une vie entièrement consacrée au journalisme. Une plume s’éteint, mais son encre demeure.»
Mounir Ouassel, journaliste
«C’est avec une grande tristesse que j’ai appris hier la disparition de Hamid Tahri qui fut mon premier directeur lorsque j’ai débuté ma carrière dans le journalisme au sein de la rédaction du journal sportif Olympic, en 1999. J’ai eu aujourd’hui la douleur d’assister à son enterrement. Je garde de lui le souvenir d’un homme exceptionnel, d’une grande culture et doté d’un sens de l’humour légendaire. Un véritable journaliste de la vieille école auprès duquel j’ai énormément appris et qui n’a jamais cessé de m’encourager. Je lui dois beaucoup. Il a accompagné mes premiers pas dans ce métier et contribué, à sa manière, à faire de moi le journaliste que je suis devenu.»
Rachid Lourdjane, journaliste
«Hamid Tahri nous a quittés pour un monde meilleur. Journaliste de l’équipe sportive d’El Moudjahid puis cofondateur d’El Watan, Hamid était un fin connaisseur du monde sportif, un homme modéré, animé d’une force irrésistible en faveur de la mémoire, mettant en lumière des figures nationales menacées d’oubli. Hamid était d’une infinie bonté. Il était l’ami, le frère et le collègue qu’on aimait tant rencontrer. Un professionnel ressource. Une prodigieuse mémoire. C’était un homme d’une immense bonté que la mort nous prive dans la plénitude de sa force intellectuelle. Frère, que la terre te soit légère ! Condoléances attristées à ta famille. A tes très nombreux amis et collègues bouleversés par ta disparition.»
Hassan Moali, journaliste
« […] Hamid qui a fait du sport son pain quotidien durant plus d’un quart de siècle et dont il est l’un des grands connaisseurs, a brillamment réussi à sculpter des portraits hauts en couleur des Algériennes et des Algériens d’exception qu’il exhibait sur les colonnes d’El Watan comme autant de trophées et de médailles décernés à ces femmes et ces hommes méritants. Parce qu’au delà de l’exercice de style dans lequel chaque mot est ciselé, Hamid concevait ses œuvres d’art comme un travail de mémoire et de reconnaissance à ses compatriotes inspirants. […]
Ali Boukhlef, journaliste
«Un autre journaliste s’en va. Hamid Tahri, journaliste et un des fondateurs d’El Watan, est décédé hier soir à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger. J’ai travaillé avec lui et j’ai surtout connu un homme de coeur. Paix à ton âme Hamid !»
Rédaction de Beur FM
«[…] Il avait choisi les mots pour empêcher les visages de disparaître. Pendant plus de cinquante ans, Hamid Tahri a raconté l’Algérie à hauteur d’homme, avec une attention particulière pour celles et ceux que l’histoire finit parfois par reléguer dans ses marges. Sa disparition, à 76 ans, emporte une plume exigeante, un témoin de plusieurs époques de la presse nationale et un passeur infatigable de récits.»
Asia Baz, ex-éditrice
«C’est avec le cœur lourd que j’apprends le décès de Hamid Tahri. Un homme exceptionnel qui aura marqué des dizaines de jeunes auxquels il a ouvert les portes du journalisme. J’en fais partie. J’ai bossé à ses côtés des années durant. Même après avoir quitté les locaux d’El Watan, j’ai édité son beau-livre sur Sid-Ahmed Serri. Puis, il fut mon invité dans différents événements… On continuait à s’appeler pour les grandes occasions, et toujours un mot pour m’encourager. Je revois son élégante graphie lorsqu’il écrivait un article sportif à paraître sur l’hebdo sportif Olympic ou plus tard sur une personnalité dans sa rubrique «Portrait». Hamid, c’est plus de 30 ans d’amitié. Un repère, un grand frère, un cœur gros comme ça… Je redoutais ce moment depuis son hospitalisation. Adieu l’ami ! Une pensée à ses filles Yasmine et Sabrine et sa chère épouse.»
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