Une guerre sur tous les fronts

Le ministère de l'Intérieur a salué le démantèlement par la DGSN d'un réseau international de trafic de stupéfiants, avec 25 interpellations et des saisies estimées à près de 1 000 milliards de centimes.
L'opération, menée le 20 août jour du Moudjahid, symbolise la continuité entre libération nationale et défense de la souveraineté, dans une stratégie multi-fronts appuyée par le SNAPO et le parti Voix du Peuple.
L'arsenal juridique s'est durci avec peines sévères, enquêtes financières parallèles, dépistages obligatoires pour certains recrutements publics et primes aux informateurs pour renforcer la prévention.
La destruction massive de 16,5 tonnes de kif, 1 tonne de drogues dures et 25 millions de comprimés psychotropes à Chlef le 26 juin illustre l'ampleur du phénomène face auquel l'État mobilise tous les leviers.
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Le Quotidien d'Oran
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Le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ainsi que plusieurs partis politiques et organisations nationales, ont salué cette opération, qualifiée d'exceptionnelle et de majeure, réaffirmant que la lutte contre les réseaux criminels constitue désormais une priorité nationale.
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le ministère de l'Intérieur a adressé ses félicitations et sa reconnaissance à la DGSN ainsi qu'à l'ensemble des cadres et agents ayant participé à cette opération. Celle-ci a permis de démanteler un réseau criminel international organisé spécialisé dans le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes et d'interpeller 25 de ses membres.
Les investigations ont également conduit à la saisie de plusieurs véhicules et motocyclettes, ainsi que d'une importante somme d'argent provenant des activités criminelles. La valeur marchande globale des produits et biens saisis est estimée à près de 1.000 milliards de centimes.
Le ministère a particulièrement mis en avant le travail de renseignement et les investigations minutieuses menées en amont, ainsi que le haut niveau de professionnalisme, de préparation et d'efficacité des différents services mobilisés. Une performance qui, selon le département de l'Intérieur, démontre la capacité des forces de sécurité à identifier, infiltrer et neutraliser les structures criminelles organisées.
La portée de cette opération a été d'autant plus soulignée qu'elle est intervenue le 20 août, date à laquelle l'Algérie commémore la Journée du Moudjahid, marquant le double anniversaire des offensives du Nord-Constantinois et du Congrès de la Soummam.
Pour le ministère de l'Intérieur, cette coïncidence symbolise une forme de continuité entre la mobilisation historique pour la libération du pays et l'engagement actuel de l'État à défendre sa sécurité, sa stabilité et sa souveraineté face aux nouvelles menaces.
La lutte contre le narcotrafic est ainsi présentée comme un combat mené sur plusieurs fronts, à la fois sécuritaire, judiciaire, financier et préventif, avec pour objectif de protéger les citoyens et particulièrement les jeunes contre les dangers liés aux drogues et aux substances psychotropes.
La réussite de cette opération a également été saluée par le Syndicat national des pharmaciens d'officine (SNAPO) et le Parti 'Voix du Peuple'. Les deux parties ont félicité la DGSN et les différents services de sécurité pour leur vigilance et leur efficacité, tout en soulignant les graves conséquences du trafic et du détournement des psychotropes sur la santé publique et la sécurité de la société.
Ils ont également insisté sur la nécessité d'une mobilisation collective, associant les institutions publiques, les professionnels concernés et les différents acteurs de la société afin de renforcer la prévention, lutter contre le mésusage des médicaments et protéger les générations futures.
Un arsenal juridique et financier de plus en plus sévère
Cette stratégie s'appuie également sur un arsenal juridique renforcé, prévoyant de lourdes sanctions contre les trafiquants et les réseaux criminels organisés. La législation algérienne prévoit notamment des peines particulièrement sévères pour les infractions aggravées liées aux stupéfiants, notamment lorsqu'elles concernent des drogues dures ou de synthèse, des réseaux organisés ou des lieux sensibles tels que les établissements scolaires, sanitaires ou de formation.
Le dispositif repose également sur des enquêtes financières parallèles, permettant d'identifier, de geler et de saisir les biens, avoirs et revenus provenant du trafic de stupéfiants et des opérations de blanchiment d'argent.
Sur le volet préventif, de nouvelles mesures ont, par ailleurs, été introduites, notamment celles relatives aux analyses de dépistage de la consommation de psychotropes dans le cadre de certains recrutements dans le secteur public. Les pouvoirs publics ont également mis en place un mécanisme d'incitation au signalement, avec des récompenses financières destinées aux personnes fournissant des informations permettant de parvenir à l'arrestation de narcotrafiquants.
Des destructions massives qui témoignent de l'ampleur du phénomène
Cette mobilisation s'inscrit dans une stratégie nationale plus large. Rappelons le, le 26 juin dernier à Chlef, les autorités avaient procédé à la destruction de 16 575,693 kg de kif traité, 1 000,322 kg de drogues dures (cocaïne et héroïne ) 25 138 473 comprimés psychotropes et 262 kg de poudre psychotrope. La valeur globale des produits détruits avait alors été estimée à 50,403 milliards de dinars.
Ces chiffres, auxquels s'ajoute aujourd'hui la saisie record de prégabaline et de cocaïne, donnent la mesure de l'ampleur du trafic auquel les services de sécurité sont confrontés.
De la lutte contre les réseaux criminels au démantèlement de leurs circuits financiers, en passant par le durcissement de la législation, la prévention et l'implication de la société, les autorités algériennes affichent ainsi leur volonté de mener la guerre contre le narcotrafic sur tous les fronts.
