États-Unis : les Algériens peuvent à nouveau demander des visas de résidence permanente

Une juge fédérale américaine a invalidé le gel des visas d'immigrants imposé par l'administration Trump à 75 pays, rétablissant le droit des Algériens à demander la résidence permanente aux États-Unis.
La juge Jeannette Vargas a statué vendredi que cette mesure, en vigueur depuis janvier 2026, dépassait les pouvoirs légaux du secrétaire d'État Marco Rubio et était contraire à la loi.
Les agents consulaires ne peuvent plus refuser les visas d'immigrants sur la seule base de ce gel, et les demandes précédemment rejetées pour ce motif pourront être réexaminées.
Cette décision s'ajoute à d'autres revers judiciaires pour l'administration Trump, dont l'annulation de frais de 100 000 dollars pour certains visas de travail et le rétablissement du droit du sol.
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Une juge fédérale américaine a invalidé le gel des visas de résidence permanente imposé par l'administration Trump à 75 pays. Cette décision rétablit la possibilité pour les ressortissants algériens de demander ces documents précis.
Le vendredi 21 août 2026, la juge fédérale Jeannette Vargas, siégeant au tribunal de New York, a déclaré illégale la mesure prise par l'administration Trump en janvier 2026. Cette mesure suspendait la délivrance des visas d'immigrants, qui permettent de résider de manière permanente aux États-Unis, pour les ressortissants de 75 pays. La juge a statué que la mesure était "contraire à la loi" et qu'elle avait "été prise au-delà des pouvoirs légaux conférés au secrétaire d'État" Marco Rubio.
La mesure s'appliquait depuis le 21 janvier 2026 aux visas d'immigrants, par opposition aux non-immigrants qui permettent d'entrer temporairement aux États-Unis. Selon la décision de justice, le département d'État estimait que les immigrants originaires de ces pays présentaient "un risque élevé de recourir aux prestations sociales ou de devenir une charge pour les finances publiques".
Les agents consulaires avaient reçu l'ordre de refuser les visas d'immigration, même lorsqu'ils avaient déterminé que le demandeur n'était pas susceptible de devenir une charge pour les finances publiques et qu'il remplissait par ailleurs les conditions requises.
Les pays concernés par le gel et l'annulation
Le gel des visas concernait 75 pays, parmi lesquels figuraient la Somalie, la Russie, l'Afghanistan, le Brésil, l'Iran, l'Irak, l'Égypte, le Nigeria, la Thaïlande et le Yémen. Les pays du Maghreb, notamment l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Libye, étaient également inclus dans cette mesure, selon les informations rapportées par France 24 ce samedi 22 août 2026.
La décision rendue vendredi 21 août 2026 annule tout refus de visa fondé uniquement sur cette politique. Les agents consulaires ne peuvent plus refuser une demande de visa d'immigrant sur la seule base de la mesure de l'administration Trump. Les demandeurs dont la demande a été refusée pour ce motif peuvent voir leur situation réexaminée.
Les conséquences pour les demandeurs algériens
Les ressortissants algériens peuvent donc déposer à nouveau des demandes de visas d'immigrants pour les États-Unis afin de s'y installer de manière permanente. Les demandeurs qui remplissent les conditions requises pour obtenir un visa peuvent désormais espérer une issue favorable à leur demande. La décision de la juge Jeannette Vargas rétablit le droit des Algériens à solliciter ces visas, qui avait été suspendu depuis le 21 janvier 2026.
Cette invalidation s'ajoute à d'autres revers judiciaires subis par l'administration Trump dans le domaine migratoire. Début juin 2026, un juge fédéral avait annulé les frais de 100 000 dollars exigés pour des visas de travail utilisés dans le domaine technologique. Fin juin 2026, la Cour suprême avait annulé un décret supprimant le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière.