Une légende, un monument, les hommages sont unanimes…

Par Omar Belhouchet4 min de lecture
Une légende, un monument, les hommages sont unanimes…
Résumé IA

Le journaliste algérien Hamid Tahri, membre fondateur d'El Watan, s'est éteint après une carrière exceptionnelle de cinq décennies marquée par la polyvalence et l'engagement.

Tout a commencé en 1974 à La République où il fit ses débuts aux côtés de Mohamed Benchicou et Omar Belhouchet avant de rejoindre l'APS puis El Moudjahid.

À El Watan, il lança l'hebdomadaire sportif Olympic et s'imposa comme un portraitiste incontournable, touchant à l'histoire, au cinéma, aux sports et à la géopolitique avec une aisance rare.

Sa discrétion, son goût du terrain et son dévouement obsessionnel au métier jusqu'à l'épuisement forcent le respect unanime de ses pairs.

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Hamid Tahri était un journaliste hors du commun.
Il est parti, en toute discrétion, sur la pointe des pieds, au bout d’une carrière qu’on peut qualifier d’exceptionnelle.
Tout a débuté en juillet 1974, lors des Jeux scolaires et universitaires maghrébins qui se sont déroulés à Alger.
La République, journal francophone édité à Oran, est à la recherche de pigistes pour son bureau d’Alger.
Abbès Medjadji, l’emblématique chef de la rubrique Sports de ce quotidien, qui sera arabisé quelques années plus tard par Taleb Ibrahimi, alors ministre de l’Information, recrute, après concours, Mohamed Benchicou, Hamid Tahri et l’auteur de ces lignes. Les trois «jeunots» se frottent aux géants de la presse sportive oranaise, Fayçal Haffaf, Adjal Lahouari…
C’est leur baptême du feu, leur première école dans le métier et quelle école, avec Bachir Rezzoug, le monstre sacré de la presse algérienne à la manœuvre comme directeur.
La carrière de Hamid s’enclenche après un passage à l’APS sous la houlette de Ahmed Bessol. Il rejoint El Moudjahid aux côtés de Merad Abderezak, Djamel Saïfi, Omar Kharoum, Mohamed Benchicou, encore lui, destins croisés, avec l’invétéré usmiste Mokhtar Chergui comme chef d’orchestre.
Octobre 1988, les révoltes populaires modifiant le destin politique du pays. La Constitution de février 1989 introduit le pluralisme dans la société algérienne.
Le décret de Mouloud Hamrouche d’avril 90 dessine les contours de la nouvelle aventure intellectuelle des journalistes algériens. C’est l’explosion médiatique.
Hamid Tahri est alors l’un des membres fondateurs d’El Watan.
Avec El Watan, le natif de Sidi Aïssa prend un nouvel élan et s’affirme progressivement grâce à son contenu éditorial comme une pièce maîtresse d’El Watan.
Chargé par ses pairs, il lance l’hebdomadaire sportif Olympic, de très bonne facture mais qui ne résiste pas à la réalité des chiffres. Avec le temps, il donne la mesure de son talent et la soif d’écriture, inextinguible… infatigable, il touche à tout : l’histoire, la quête mémorielle, le cinéma, les sports, la géopolitique, une carrière hors du commun se dessine.
L’écrivain, portraitiste, genre qu’il popularise en Algérie avec un succès éditorial incontestable, il touche à tout avec une facilité déconcertante.
Son humilité, sa simplicité, sa bienveillance, le regard apaisé qu’il pose sur l’autre l’aident à façonner une carrière riche, incomparable. Il n’aimait pas beaucoup se pointer au bureau.
Le natif de Sidi Aïssa privilégie plutôt le contact humain, le terrain, s’imprégnant au quotidien des réalités mouvantes de la société algérienne.
Ainsi va Hamid qui a chéri ce métier de manière obsessionnelle jusqu’à l’épuisement.
Il repose à présent en paix dans la tranquillité éternelle. 

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