Enterré hier au cimetière de Garidi : Un journaliste d’exception s’en est allé…

Par Kamel Benelkadi4 min de lecture
Enterré hier au cimetière de Garidi : Un journaliste d’exception s’en est allé…
Résumé IA

Le journaliste Hamid Tahri a été inhumé hier au cimetière de Garidi à Alger en présence d'une foule nombreuse venue de tous horizons.

Des personnalités politiques, artistiques, sportives et journalistiques, dont Kamel Bouchama, les footballeurs Kouici et Assad, ainsi que Kamel Sidi Saïd et Mohamed Baghali, lui ont rendu hommage.

Tous saluent sa rigueur professionnelle, sa générosité et son rôle de passeur entre les générations, laissant une empreinte durable dans la mémoire collective algérienne.

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Sous un soleil de plomb et une chaleur étouffante, le cimetière de Garidi, à Alger, s’est transformé hier en un sanctuaire d’émotions et de nostalgie. Une foule imposante, émue et recueillie, s’est rassemblée pour accompagner le journaliste Hamid Tahri à sa dernière demeure. Homme de conviction, de talent et d’une rare générosité, il s’en est allé en laissant derrière lui le souvenir ineffaçable d’une grande figure de la presse et d’un être humain profondément estimé.

Dans les allées du cimetière, la solennité n’effaçait en rien la chaleur des retrouvailles. Toutes les générations s’y sont croisées dans un même élan de fraternité. Anciens compagnons de route, jeunes reporters guidés par ses écrits, personnalités politiques, artistes venus du monde du spectacle et figures emblématiques du sport : tous étaient là pour lui rendre un ultime hommage et témoigner de l’empreinte qu’il laisse dans les cœurs.
Entre l’ombre des arbres et la lumière vive de cette chaude journée, les souvenirs ont fusé avec une émotion vive. Les anciens collègues, la voix parfois étranglée par la peine, évoquaient avec nostalgie les bouclages fiévreux, la rigueur de son travail et la pertinence de ses analyses. On rappelait sa gentillesse innée, son élégance morale et ce sourire bienveillant qui ne le quittait jamais, même au plus fort des tempêtes de la vie. Le cortège s’est avancé pas à pas dans une atmosphère lourde de respect et de prières. La présence côte à côte d’acteurs de tous les horizons soulignait la portée de son parcours : Hamid Tahri n’était pas seulement un journaliste accompli, il était un pont entre les univers, un rassembleur que chacun considérait comme un ami sincère.

Ultime hommage

Des politiciens, des artistes, des figures du monde sportif ainsi qu’une constellation d’anciens collègues s’étaient déplacés pour un ultime hommage. On reconnaît certains visages, comme le directeur du journal El Khabar, d’anciens moudjahidine dont il a brossé le tableau, un peu comme un peintre qui pose ses touches sur une toile, Abrous Outoudert qui a occupé le poste de directeur du journal Liberté, Nadjib Stambouli, auteur et journaliste, l’ancien ambassadeur et ex-ministre de la Jeunesse et des Sports Kamel Bouchama qui qualifie le défunt «d’ami et grand frère». Les joueurs de football dont Kouici et Assad étaient aussi présents venus dire adieu à un des enfants de Kouba. Certains ont été aperçus comme Kamel Sidi Saïd, conseiller du président de la République chargé de la Direction générale de la communication, Mohamed Baghali, directeur général de la Télévision publique algérienne, et d’autres disent avoir croisé Abdelkader Cheniouni, Lakhdar Berriche et Mourad Boutadjine, figures marquantes du journalisme sportif. Alors que les dernières bénédictions s’élevaient et que la terre recouvrait le défunt, un silence empreint de grâce a traversé l’assistance. Hamid Tahri repose désormais à Garidi, mais l’éclat de ses mots, la noblesse de son engagement et la fidélité de sa mémoire resteront gravés chez tous ceux qui l’ont aimé et admiré. Alors que la terre se refermait sous le murmure des prières, la dignité de la foule répondait à la solennité de l’instant. Hamid Tahri s’en va sous l’étreinte d’un dernier hommage vibrant, entouré de l’affection unanime de ceux qu’il a inspirés, informés et aimés. Un frisson collectif a traversé les milliers d’âmes présentes, comme si la mémoire collective d’Alger la Blanche perdait l’un de ses plus loyaux gardiens. Les mains dressées vers le ciel, ils imploraient le repos pour cet homme d’exception.

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