Une étoile s’est éteinte

Par Yazid Ouahib4 min de lecture
Une étoile s’est éteinte
Résumé IA

Hamid Tahri, figure emblématique du journalisme algérien, s'est éteint le 21 août 2026 après un mois de lutte contre la maladie, laissant derrière lui plus d'un demi-siècle de carrière.

Entré dans le métier en 1974, il a parcouru les rédactions de l'APS, d'El Moudjahid et d'El Watan, brillant d'abord dans le sport — football, boxe, cyclisme — avant de devenir un historien reconnu de la guerre de Libération.

Reconnu pour son professionnalisme, son objectivité et sa modestie, il a continué d'écrire jusqu'à ses derniers jours, signant encore cet été des éditoriaux pour le supplément Coupe du monde 2026 d'El Watan.

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Hamid Tahri est parti comme il a vécu. C’est-à-dire sans tapage. Sans bruit. Il a lutté contre la maladie qui a fini par avoir raison de lui. Pendant un mois, il a résisté avant que la Faucheuse l’arrache à la vie, aux siens et au métier qu’il a exercé et honoré durant plus d’un demi-siècle.

Parler de Hamid au passé va être un exercice difficile. Il incarnait la vie dans tous ses aspects. Humainement, celui que la mort a ravi à l’affection de sa famille, ses proches, ses amis, ses collègues, il était sans égal. Proche des petites gens, toujours à l’écoute et disponible pour tous ceux qui venaient vers lui. Jamais avare d’un conseil, d’un éclairage, d’un geste généreux. Il a traversé la vie sans jamais avoir peur, ni craindre quiconque. Il était d’une loyauté sans égale. Cet homme bon, généreux, sociable, ouvert à toutes les questions sociétales était un journaliste très prolifique. Il s’intéressait à tous les segments de l’actualité. De plume sportive de très haute voltige, petit à petit, il s’est mué en spécialiste de l’histoire. Ses portraits de femmes et d’hommes qui ont écrit les plus belles et valeureuses pages de l’histoire de la guerre de Libération témoignent de la qualité et de la valeur de ses contributions à l’écriture de l’histoire.
Hamid Tahri s’est rapidement distingué dans le métier qu’il a embrassé en 1974.
De l’APS à El Watan en passant par El Moudjahid, il a tracé sa voie dans le métier, un véritable sacerdoce pour lui. Il a tâté à presque toutes les rubriques avec un égal bonheur. Les sports collectifs et individuels n’avaient aucun secret pour lui. Le football et la boxe se partageaient sa passion pour le sport. Sur insistance des amoureux du noble art, il a fait partie, même si c’est brièvement, du bureau fédéral.
Le cyclisme était sa 3e passion. Il a couvert beaucoup de tours et critériums, et sillonné le pays.
Les dirigeants, entraîneurs, joueurs, athlètes le respectaient beaucoup pour son professionnalisme et son objectivité jamais pris en défaut. Il était d’une modestie sans égale. Il ne se mettait jamais en avant ou parlait à la première personne du singulier. Il était un livre ouvert. Il s’est tellement donné et passionné pour le métier qu’il est resté journaliste dans l’âme même bien après sa retraite. Il est resté prolifique jusqu’à son dernier souffle. Durant l’été en cours, il a participé au supplément sportif qu’El Watan a consacré à la Coupe du monde 2026 de football. En moyenne 3 à 4 fois par semaine, il faisait des éditos sur l’actualité du Mondial et le flirt entre le sport et la politique.
Le 21 août 2026, le journalisme et le sport ont perdu un loyal serviteur. Sa disparition est un coup dur pour beaucoup de ses amis, collègues et admirateurs (dont votre serviteur). Il était un maître, Un Oustad, une école. Une étoile s’est éteinte.

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